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16/04/2014

La causse rouge entre le Tarn et la vallée de la Muse

causse rouge at sunset

causse rouge,aveyron,orchidée,avril 2014

Les orchidées sur la causse rouge ont 3 semaines d'avance cette année

orchidées, causse rouge, aveyron

 

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18/03/2014

Survol d'une tentative d'un dialogue avec l'état (de droit) II

J'ai coupé le premier billet en deux en espérant ça augmente la lisibilité

 

Premier parti:

I. Cherchant une dialogue informel avec l'état (de droit)

Premier lettre envoyer au premier ministre Néerlandais à l'époque M. J.P. Balkenende 2 mai 2006 dans laquelle je m'exprime mon refus de calculer l'intérêt d'une entreprise à l'autre. Le premier-ministre a eu la courtoisie de me répondre, mais il n'a rien compris ou voulais rien comprendre de ma démarche, que je peux psychologiquement comprendre. ;-)

Alors j'ai essaie de lui expliquer dans une deuxième lettre de 9 juin 2006, que nous avons mis en place une système de corruption bureaucratique institutionnalisé.

A la même temps je cherche une dialogue informel avec le cour suprème Néerlandais. Une tentative de dialogue dans laquelle je perçois qu'un homme/femme juridique n'ose pas trop de réfléchir lui même. Si je exprime bien mes sentiments de l'époque un juriste est tenu par le loi (qui me semble logique) mais si on doit rendre vivant le loi un juriste se met derrière le loi sans donner une germe de vie, quand c'est trop confrontant ou trop complexe. Et c'est là ou la potentielle de l'esprit du loi est mis à mort par nous même par peur de cette esprit vivante et potentiellement bouleversant et dans les cas extrême même dévastatrice. Alors ça demande prudence pour évoluer constructivement.

Alors j'ai demandé la cour suprême qui s'occupe juridiquement de la constitution Néerlandais? (A ce moment là, il y a encore 1 à 2 ans avant que je comprends qu'en réalité il n'y a personne qui s'en occupe, une véritable no-man's land juridique, politique et économique. Au Pays-Bas il n'y a pas de séparation entre qui fait la loi et qui contrôle la loi concernant la constitution)

A l'époque (septembre 2006) j'ai essayé de montrer la différence entre système juridique et l'état de droit (dans laquelle l'esprit des lois est invité de s'exprimer)

Aujourd'hui avec un peut de recul, je perçois, comment c'est difficile que l'esprit de loi s'exprime plus librement. L'esprit de loi s’attaque à nos acquis et aussi la position privilège des juristes/politiciens etc. L'esprit des lois est à sa base anarchiste, il s'en fou des privilèges des uns et les autres. Si cette esprit des lois n'est pas bien encadré, il peut devenir très destructive. Sans une certaine cohésion sociale ressenti dans l'individu, c'est difficile de faire évoluer l'esprit du loi dans notre société locale, nationale et mondiale.

Aujourd'hui l'esprit des lois est quasi absent dans la société, considère par notre inconscience comme trop dangereux ou anarchique. Cette absence on compense avec une production sans fin des nouveaux règles, procédures et lois sans à la base qu'il change quelque chose.

Chers terroristes informatiques 15 février 2005

De la concurrence à la co-opération troisième lettre au premier-ministre néerlandais 11 juillet 2006

Nous les Croyants 6 novembre 2006

 

 

Parti II: La demarche juridique

 

a) avec les impôts

Est ce que nous vivons encore dans un état de droit? 11 février 2007

Deuxième lettre concernant l'opposition contre l'avis d'imposition 6 avril 2007
(La caverne bureaucratique de Platon.)

 

b) au Tribunaux Néerlandais

Appel contre le jugement de l'administration fiscale 4 juillet 2007

    1. À quel degré de démocratie la législation est-elle adoptée ?

    2. Aux Pays-Bas, le pouvoir législatif n’est pas distinct du pouvoir de contrôle

    3. Manque de clarté chronique sur l’intérêt général et l’intérêt personnel

    4. La non-conformité avec le Traité européen pour les droits de l’homme

    5. Les incohérences entre la lettre et l’esprit de la loi

 

Pourvoi en appèl 26 Mai 2008

Deuxième lettre concernant pourvoi en appel 21 décembre 2008

Pourvoi en cassation envoyé à la cour suprême Néerlandais de 5 septembre 2009

Deuxième lettre Pourvoi en cassation 30 mars 2010

annexe:

Quelques questions visant à approfondir le débat économico,- juridico-démocratique

La porte close de pouvoir

 

Jugement du cour surprème Néerlandais 17 septembre 2010

(inclus le pourvoi en cassation de 5 septembre de 2009)

Communiqué de Presse de 27 septembre 2010

 

c) Troisième parti: Le Cour des droits de l'homme à Strasbourg

 

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La requête devant le Cour des Droits de l'Homme à Strasbourg mars 2011

Deuxième lettre vers Cour de Droit l'homme à Strasbourg mars 2012

Troisième lettre vers Cour de Droit de l'homme (pas encore traduit en français) mars/avril 2013

« Jugement » de la machine des Droits de l'homme Un mur de lamentation en Europe de 13 mai 2013

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Freedom de Zenos Frudakis

 

Si vous avez des questions et/ou des commentaires ou des améliorations n'hésitez pas de réagir sur ce billet.

 

Bien à vous tous,

 

Peter Hoopman

Chambres d'Hôtes Château de Roquetaillade en Aveyron dans la vallée de la Muse

 

ps Pour le moment nous sommes pas encore sortie de l'auberge bureaucratique ;-)

10/03/2014

La chemin de Croix de Jérôme Kerviel


Comment fonctionnent la justice, la politique, la science, la média et nous-même dans une ploutocratie?

et

Comment fonctionnent la justice, la politique, la science, la média et nous-même dans un économie et démocratie intégré dans un étât de droit?


Jérôme Kerviel marche entre Rome et Paris pour... par S-O-K

 

 

En bref on doit se reveiller!

 

Mais peut être nous n'avons pas fait un loi pour cela!? ;-)

"L'homme doit se reveiller quand il fait que dormir" :P :-)

 

ps Peut être, on croit que nous vivons dans une démocratie, quand il y a des bulletins de votes de temps en temps?!!! ;-)

 

21 mars 2014:

La justice a retrouvé un peut de sa crédibilité avec son dernier jugement dans l'affair Jerome Kerviel en esperant que la justice s'endorme pas à nouveau!?

Paul Jorion le temps qu'il fait de 21 mars 2014 avec un intervention sur l"affaire Kervel très bien!!!

 

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17/02/2014

La Démocratie au coeur d'un Ploutocratie

L'état de droit on parle même ou surtout pas!

Les politiciens, la cour constitutionel et nous même sont encore dans une profonde sommeil hivernale.

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29/01/2014

Club of Rome (arte) 40 années après


Dernière Alerte par 007ovni

 

Dernière alerte

40 ans après les limites à la croissance

mercredi 29 janvier à 0h15 (55 min)

Rediffusé vendredi 07.02 à 9h50
Rediffusé lundi 17.02 à 3h20

Il y a quarante ans, les chercheurs du Club de Rome dénonçaient l'illusion d'une croissance exponentielle sur une planète aux ressources limitées. L'avertissement eut peu d'effets à l'époque. Qu'en est-il aujourd'hui ?

En 1972, le Club de Rome, cercle de réflexion international regroupant scientifiques, économistes ou industriels, chargeait quatre jeunes chercheurs du Massachusetts Institute of Technology de se pencher sur l’avenir de la croissance. Leur rapport, intitulé Les limites à la croissance, aura un impact médiatique retentissant. Pour la première fois, on prend la mesure des conséquences dramatiques pour la planète et l’humanité d’une croissance exponentielle dans un monde aux ressources limitées. Leurs conclusions, jugées catastrophistes – voire communistes ! – scandalisent pourtant les économistes libéraux, et ne débouchent sur aucune mesure politique volontariste. Quarante ans plus tard, on commence à peine à prendre au sérieux cette question, qui appelle désormais d'autres réponses. Si, dans les années 1970, il était envisageable de ralentir le cours des choses, cette situation est révolue, vu les niveaux atteints par la croissance démographique, la production énergétique et la consommation. Les acteurs centraux de cette réflexion, notamment Jay Forrester, Dennis Meadows ou Jørgen Randers, reviennent dans ce documentaire sur la genèse de ce rapport, sa réception controversée, et sur ses thèses, plus actuelles que jamais.

What did the book Limits of grow try to say in 1972:

http://www.clubofrome.org/?p=326

13/01/2014

Confortably Numb

(Il y a encore deux dernier billets textes (un constat/evaluation et quoi et/ou comment faire maintenant?) à venir un jour ou l'autre, je ne sais pas quand)

 

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07/01/2014

Ordinary love

04/01/2014

Survol d'une tentative d'un dialogue avec l'état (de droit) I

Aujourd'hui l'économie n'est pas intégrée, ni dans la démocratie, ni dans une état de droit.

Une avant, avant dernier billet éternellement en plein travaux ( janvier 2014) ;-)

Il y a encore beaucoup à améliorer. Si vous ne comprenez pas ou il y a des liens qui ne marchent pas ou si il y a des fautes grammaire/orthographes trop graves etc. n'hésitez pas de laissé votre commentaire.

Aussi une sorte d'introduction si vous visitez pour le premier fois ce blog.

 

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Je suis né au Pays-Bas dans un petit hameau trois cent mètres de la frontière Allemand dans les années soixantes. Mon père a une entreprise qui fabrique des machines agricole. J'étais dans une collège, une lycée agricole, je fait une bachelor en commerce agriculture international et après j'ai acheté un diplôme MBA en Anvers Belgique. J'étais vendeur, fait des peintures, fait une voyage d'une année au moitier du monde, je fait du volontariat avec les réfugées pour une association au Pays-Bas.  Et depuis décembre 1999 je suis venu vivre en France (Aveyron) avec comme activité des Chambres d'hôtes.

Depuis ma plus jeune age je me demandé pourquoi il y a tellement de la pauvreté et des guerres dans le Monde ? Sans comprendre ma intuition m’a amené toujours vers l'économie et la phénomène de la rente sur l'argent, qui a donné une valeur à la monnaie lui-même. A l'époque je me disiez, mais un banquier a aussi besoin se nourir et habiter quelque part, comme nous tous et je crois encore aujourd'hui.

Mais la fonctionnement de la finance (et nous même comme acteurs) a besoin d'être mis en cause profondement!!! ICe monde fonctionne aujourd'hui comme une ordinateur pré-programmé sans conscience, sans essayer de reveiller l'esprit des lois dans l'individu et la société. Nous créons aujourd'hui des citoyens phantomisés, des morts vivants, prisonniers d'un matrise bureaucratisé dans une société dans laquelle la raison a très peut d'espace de s'exprimer pour devenir un raison d'être vivant et profondement raciné au coeur de l'humanité et la terre sur laquelle nous vivons.

Au cours de 2002 et 2003 je me rends compte de la simplicité abstrait de ce qu'on pouvais décrire comme l'origine de la bureaucratie déraillé ou le fascisme bureaucratique institutionnalisé.  C'est une simple calcul de tous les jours qui est à la base de cette bureaucratie déraillé:

Revenue

-      coût

= profit (et perte)

C'est tellement normale ce calcul, qu'on se pose même plus, qu'est qu'il signifié ?

C'est dans tout sa simplicité un levier comptable !!! 

Ce levier (inconscient?) est aujourd'hui la base de notre science d'économie ou plutôt de  la réligion politico-économique de notre vie quotidienne. Elle produit du progès mais qui fonctionne aussi pour une très grand parti inconscient contre l'humanité et la vie en générale hors tout contrôle de la démocratie et l'état de droit.

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Source: Le LEURRE politico-économique

Inconsient « le privé » et « le public » (et en bref nous mêmes comme indvidu) ne sont pas sufficament aligner pour aussi servir l'intérêt générale!!! Mais c'est très, très important de comprendre, que « juger » est beaucoup plus facile que de « voir » ce qu'on fait en comment faire en suite?

Et si nous réfléchissons un petit peut nous pouvons assez facilement voir l'origine de la bureaucratie déraillé qui a créé la confusion des confusions sociale ou si vous voulez le leurre socialo-libérale. Nous avons sans être vraiment conscient créé une plus value comptable! Ce plus value existe biensur, tout simplement par l'effort et conaissance humain à  « l'intérieur » du produit ou service. Mais l'actuel plus value nous avons mit « en dehors du produit ou service réelle ». C'est exactement ici ou on va trouver l'orgine de la schizophrénie politico-économique. Un économie réelle (des vrais produits et services) et l'économie virtuelle basé sur un plus value comptable en dehors de la vrai richesse du produit ou service même. Dans le monde politique  « professionnelle » nous sommes plutôt focalisé sur ce plus value comptable, parce que c'est cella qui nous permets de payer les impôts. Cette création de deux courants de l'argent dans l'économie ont comme résultat que nous parlons jamais à partir d'une même base et qui a crée une confusion des confusions politico-économique chronique. Si nous parlons pas à partir d'un même base, le debat publique va dans tout les sens et nulle part comme nous pouvons voir aujourd'hui. Parcqu'il n'y a pas de fondement ni le cadre dans laquelle tout le monde peut se retrouver au moins un petit peut!!!!!!

(en cours de réflection à cette endroit, qui port l'essentiel en essayant d'exprimer le mieux possible ce qui se passe. Si vous avez des sugestions ou incompréhension n'hésitez pas de réagir)

Tout en haut de l'hiérarchie de cette réligion politico-économique il y a l'assertion que l'argent vaut l'argent dans une forme de rente. Mais posez vous même la question suivante:

Quelle est la base scientifique que l'argent vaut l'argent par lui même ?

Pour le moment c'est quelle que chose qu'on croit vrai, sans poser la question si c'est réellement vrai ? Retour au levier comptable! Si vous êtes entrepreneur qu'est que vous produissez en plus que les produits au services de votre entreprise?

La reponse est très confrontant: en plus des produits et services réelle nous avons  produit une bureaucratisation hors tout contrôle humaine qui demande chaque année plus de procédures, règles et lois qui font rien changer en profondeur. Le profit comptable est tout simplement l'origine de la bureaucratie institutionalisé.

Si l'humanité est un et indivisible et on prends les droits de de l'homme comme vraie base juridique et pour notre vie au quotidienne on doit se poser la question sur qui et quoi on fait du profit comptable ?

Est ce que dans une observation abstraite le profit comptable égale la perte sociale et environnementale?

Faire de profit bureaucratique est une mécanisme comptable pour gagner du temps et fuire à l'avant constament pour ne pas prendre la responsabilité dans le ici et maintenant. Ce sont les comptes qui compte et pas la réalité que nous créons à chaque instant!!!

Qui signifié que nous courrons derière une levier comptable comme objectif politico-économique et à la même temps nous produissons des milliers des règles, procedures et lois pour rectifier cette cours comptable indomptable, sans quoi se soi peut vraiment aller dans une bonne sens au moins un petit peu?. Parce que nous touchons pas au fondement de la fonctionnement de notre système politico-économique. Nous somme devenue prisonnier d'un matrise bureaucratique.

Si nous croyons le profit comptable existe vraiment, en conséquence c'est  peut être logique que le système juridique aussi devient  comme un machine plus au moins pré-programmé?

Cette machine peut faire quelque chose dans la marge mais pas en profondeur! Et je doit reconnaître on doit être prudent et prêt à voir ce qui ne va pas!!! Avant de faire une grande réforme qui vient d'en haut!!!! C'est la dilemme que j'ai commencé à voir de plus en plus pendant la procédure juridique.

Un sujet aujourd'hui quasi absent dans l'opinion publique, la science de l'économie, la politique, notre démocratie et notre fonctionnement propre au quotidienne dans notre vie quotidienne.

J'ai essayé de mettre ce problématique en avant à ma modeste façon dans le média, la politique et finalement dans un procédure juridique.

A l'époque (2004 - 2012) j'ai voyé ce problématique plutôt comme une problème technique (comme une vraie technocrate ou ENA'iste) et moins psychologique. C'était un peut trop facile. C'est plutôt une problématique sociale et de la conscience individuel et commun et l'envie de retrouver une fondement et cadre pour l'intérêt générale. Aujourd'hui nous sommes prisonniers d'un conditionnement politico-économique avec nous même comme acteurs.

Aujourd'hui (Janvier 2014)  l'observation de l'origine de la bureaucratie déraillé permet pour le moment que le constat que nous  trouvons nous même devant l'origine de la confusion des confusions politico-économique. C'est l'origine de notre langage Babelonique politico-économique dans laquelle on protège plutôt nos acquis et dans laquelle il y a même une côté « suïcidaire » d'essayer de voir l'intérêt générale. ;-) 

Mais ces sont que nos habitudes politique-économiques qui ont besoin de mourir pour transformer vers une société dans laquelle l'intérêt générale n'est pas une abstraction ou idéale lointaine mais present dans notre conscience et actions au quotidien.

Deuxième parti du billet

01/01/2014

Fourteen black paintings

 

 

From the pain come the dream
From the dream come the vision
From the vision come the people
From the people come the power
From this power come the change

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31/12/2013

L'essence de la démocratie (X, XI et XII) par Peter Pappenheim

 

 

 Billet I L'introduction

 Billet IX Une combinaison désastreuse, les partis politiques et melanger les faits et les intérêts.

 

10 - ARGUMENTATION DÉMOCRATIQUE

Elle nécessite qu’établir les faits et réaliser la balance entre les intérêts soient deux processus séparés. Toute décision implique un but, un objectif, ainsi que les moyens pour l’atteindre ; il faut tenir compte à la fois des intérêts personnels et des faits. Dans une démocratie, un accord sur ces sujets doit être réalisé par une discussion qui satisfasse le principe démocratique. Balancer les intérêts (individuels ou de groupe), les uns par rapport aux autres, se fait par des négociations ; en cas de sujets publics, par la politique. Pour mériter la qualification de ‘démocratique et équitable', tous les citoyens doivent avoir la possibilité d’évaluer correctement les arguments quant aux moyens, en termes de leurs propres valeurs et intérêts. Ils ne le peuvent que si les faits évoqués dans la discussion sont aussi “véridiques” que possible, qu’ils ne soient pas biaisés par des intérêts ou valeurs privés, que ils soient aussi objectifs que possible. De toutes façons, l’objectivité dans l’établissement des faits pour aboutir à une décision est un préalable pour maximiser la probabilité d’atteindre son, être efficace.

En pratique, s’efforcer d’être objectif dans l’établissement des faits implique d’éliminer dans toute l’étendue possible tous les éléments subjectifs, y compris les appels aux sentiments. Ce qui reste d’éléments subjectifs doit être déclaré de façon explicite. Pour réaliser cette condition, les relations de déduction entre les faits doivent suivre les règles formelles de logique et de mathématiques. L’exigence d’une objectivité maximale ne peut être satisfaite que si et seulement si l’établissement des faits est dissocié de l’évaluation des intérêts, de la politique, une condition qui n’est pas reconnue, encore moins réalisée dans la pratique quotidienne. A qui incomberait la responsabilité d’établir les faits qui ne sont pas à la protée de chacun ?

 

11- LA RESPONSABILITÉ SOCIALE DE LA SCIENCE.

Tout citoyen constatant un mensonge ou une erreur involontaire dans des affirmations se doit de le déclarer et d’essayer de rétablir la vérité. La plupart des faits nécessaires à une décision sociale dans nos sociétés modernes échappent à toute observation directe.

En conséquence, nous devons mettre en jeu des théories scientifiques et en certains cas philosophiques, et des faits scientifiquement établis. Comme nous l’avons dit, aujourd’hui un homme politique peut presque toujours trouver un scientifique accrédité et souvent éminent pour lui fournir des faits qui fortifient la politique qu’il a choisi.

En physique et chimie, la plupart des lois scientifiques sont généralement acceptées parce qu’elles ont survécues avec succès la confrontation avec les faits. Même là, leur application dans des situations spécifiques laisse souvent suffisamment de latitude pour biaiser la conclusion. La discussion sur le climat en est un bon exemple. Dans les sciences sociales, il n ‘y a peu, ou peut-être aucune, théorie ou fait allégué qui ne soient incontestés, et encore moins de théories qui puissent être définitivement jugée par une confrontation avec les faits. Pour beaucoup d’entre elles, l’analyse de leurs axiomes et déductions peut révéler leur invalidité. La même analyse, combinée avec les faits valables qui sont disponible, nous autorise souvent à classer celles qui survivent en termes de probabilité, au minimum en une des trois classes ‘improbable’, ‘probable’ ou indécidable. La responsabilité de cette fonction de sélection n’est pas même reconnue par la science, encore moins recherchée. Pour remplir cette tâche, les scientifiques et les philosophes doivent s’entendre sur la méthodologie, connaître et comprendre le savoir d’aujourd’hui, et finalement être entraînés à l’évaluation de leurs propositions et à leur traduction en déclarations qui puissent être comprises par un public raisonnablement éduqué. Pour rester objectifs et être reconnus comme tels, ils doivent constituer des groupes indépendants et formuler des conclusions contenant de quoi vérifier leur fiabilité, confirmée par tous les autres membres.

Un beau rêve ? Rappelez vous que la ne cherche pas la perfection, mais est l’art du possible et repose sur l’espoir que cela sera suffisant pour une décision valable. Cet espoir s’appuie sur deux hypothèses :

1) Qu’il existe un nombre suffisant de scientifiques volontaires et capables de s’atteler à cette tâche parce qu’ils ont le souci de la démocratie. Sinon, toute démocratie en tant qu’expression de la volonté de ses membres est condamnée, une éventualité que seuls les optimistes avec oeillères pourraient exclure.

2) Qu’ils soient capables de conclure un accord. Tout montre que, la physique mise à part, il n’existe guère de sujets sur lequel tous les scientifiques s’accordent. Le manque d’accord peut avoir seulement deux causes : l’objet de l’accord est de nature non décidable, même en termes de vraisemblance (‘verisimilitude’), étant donné notre connaissance actuelle à son sujet. Dans ce cas, faut donc reconnaître cette indécidabilité.

L’autre possibilité est le manque de volonté d’un participant de parvenir à un accord. La preuve de sa mauvaise volonté évidente justifie son exclusion. Il y aura toujours des décisions qu’il faut prendre sans connaissance adéquate des conséquences probables des politiques disponibles. L’accord sur le fait que le sujet est indécidable est aussi une forme de connaissance, car la décision devra en tenir compte et se tourner vers ces théories règles et usances adaptées à cette situation, par exemple organiser un référendum. Même jeter un dé est préférable à tout argument qui promet une fausse sécurité et réduit la probabilité de choisir une alternative susceptible de produire un meilleur résultat.

La raison principale qui fait que cette possibilité de s’accorder sur les faits n’est pas irréaliste, est qu’un accord sur les faits concernant toutes les décisions n’est pas nécessaire : il s’agit seulement des cas ou il n’y a pas d’accord au sujet des faits, ou quand l’accord sur les faits est à l’évidence ‘politique’, biaisé. Même alors, l’existence d’un contrôle effectif de l’exactitude des déclarations de faits augmente leur coût de manipulation, surtout si un dossier est maintenu des coupables. On peut souvent exposer facilement un manque de réalisme. Un exemple est l’euro : on s’attend à ce qu’un seul pourcentage maximal de déficit autorisé - et donc indépendent de l’état de la conjoncture et sanctionné par la menace d’une amende à payer par un pays déjà trop endetté - pourra suffire à garantir la stabilité de l’euro. Un autre exemple est cité au paragraphe 13 “économie”. Et ce n’est pas irréaliste parce que on ne vise pas la perfection, on ne cherche pas l’optimisation, on ne promet pas la vérité, mais seulement l’élimination des théories et des faits erronés. Son principal but est d’éviter les désastres issus d’une fausse présentation des faits. Il faut le concevoir comme un procès évolutif ou un succès augmentera la probabilité d’autres succès. Ainsi il y a beaucoup de possibilités d’obtenir des accords avec relativement peu de coût. Il est donc possible de réaliser cette fonction, pourvu qu’on trouve assez de personnalités capables qui soientdisposées à sacrifier une part de leur temps à un tel projet, sans perspectives d’argent ou de renommée, et sans préjugés, uniquement en faveur d’une société en bonne santé et de préférence démocratique (Julien Benda’s clercs intègres qu’il a déclarés éteints ; a t’il raison ?)

 

 

 

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10:06 Publié dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |