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03/12/2010

La porte close du pouvoir

 

Annexe II relative au pourvoi en cassation : F 09/3608 30 mars 2010


La porte close du pouvoir…

 

Le fait que nous buttons souvent contre un mur de pouvoir et que nous ressentons fréquemment notre impuissance personnelle à le briser de manière constructive, est vécu et exprimé sous différentes optiques :

 

Hans van Mierlo, ministre d’État néerlandais, décédé le 11 mars dernier, s’est exprimé de la manière suivante lors d’un débat parlementaire :

 

C’est le débat de la majorité silencieuse, contre laquelle on ne peut rien. C’est le silence du pouvoir. Mais le pouvoir, c’est autre chose que l’autorité.

 

Et plus tard, dans le documentaire de la chaîne néerlandaise VPRO, Ce que je rêve toujours d’écrire :

 

        Ce n’est pas la liberté d'expression qui est ici en jeu, mais la civilisation. La liberté d'expression est une condition préalable à la démocratie. Un droit essentiel et fondamental. C’est une question d’intérêt personnel éclairé, dans l’utilisation de ce droit, que de l’appliquer avec précaution. C’est la restriction volontaire de liberté, mais c’est l’essence de la civilisation, la reconnaissance que les libertés personnelles sont limitées par les libertés de l’autre.

Et Marnix van Rij, ancien président du parti néerlandais CDA, le 16 mars 2010 dans le journal NRC :

 

Dans le pouvoir, il semble qu’il ne soit question que de conserver le pouvoir. Les électeurs en ont assez.

 

Le fait que le monde financier sait ce qu’il en est, est démontré selon moi par deux propos d’André Szasz, ancien (co)directeur de la banque de Hollande dans son livre L’euro :

 

Les questions monétaires internationales sont le plus souvent considérées comme des questions plutôt ésotériques. Elles le sont effectivement, en ce qui concerne leur côté technique.

 

Les questions monétaires sont des questions de pouvoir.

 


Le fait que le monde financier se situe aujourd’hui au-dessus des lois est exprimé sans détours par la citation classique de A.M. Rothschild :

 

Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de celui qui édicte ses lois.

 

Le fait que l’État est ainsi devenu le garçon de courses de ce monde financier est dévoilé de manière poignante par cette phrase d’Adam Smith :

 

La seule raison d’être de l’État est de protéger les riches contre les pauvres.

 

Le fait que le vent tourne effectivement, également dans le monde juridique, est peut-être prouvé par les propos suivants d’Eric de Montgolfier, procureur à Nice, le 11 mars dernier dans l’hebdomadaire Le Point :

 

Je ne connais pas d’exemple dans l’histoire d’un pouvoir financier ou économique qui souhaite un pouvoir judiciaire indépendant.

 

....que nous devons ouvrir avec intime conviction et détermination.

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