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31/12/2013

L'essence de la démocratie (X, XI et XII) par Peter Pappenheim

 

 

 Billet I L'introduction

 Billet IX Une combinaison désastreuse, les partis politiques et melanger les faits et les intérêts.

 

10 - ARGUMENTATION DÉMOCRATIQUE

Elle nécessite qu’établir les faits et réaliser la balance entre les intérêts soient deux processus séparés. Toute décision implique un but, un objectif, ainsi que les moyens pour l’atteindre ; il faut tenir compte à la fois des intérêts personnels et des faits. Dans une démocratie, un accord sur ces sujets doit être réalisé par une discussion qui satisfasse le principe démocratique. Balancer les intérêts (individuels ou de groupe), les uns par rapport aux autres, se fait par des négociations ; en cas de sujets publics, par la politique. Pour mériter la qualification de ‘démocratique et équitable', tous les citoyens doivent avoir la possibilité d’évaluer correctement les arguments quant aux moyens, en termes de leurs propres valeurs et intérêts. Ils ne le peuvent que si les faits évoqués dans la discussion sont aussi “véridiques” que possible, qu’ils ne soient pas biaisés par des intérêts ou valeurs privés, que ils soient aussi objectifs que possible. De toutes façons, l’objectivité dans l’établissement des faits pour aboutir à une décision est un préalable pour maximiser la probabilité d’atteindre son, être efficace.

En pratique, s’efforcer d’être objectif dans l’établissement des faits implique d’éliminer dans toute l’étendue possible tous les éléments subjectifs, y compris les appels aux sentiments. Ce qui reste d’éléments subjectifs doit être déclaré de façon explicite. Pour réaliser cette condition, les relations de déduction entre les faits doivent suivre les règles formelles de logique et de mathématiques. L’exigence d’une objectivité maximale ne peut être satisfaite que si et seulement si l’établissement des faits est dissocié de l’évaluation des intérêts, de la politique, une condition qui n’est pas reconnue, encore moins réalisée dans la pratique quotidienne. A qui incomberait la responsabilité d’établir les faits qui ne sont pas à la protée de chacun ?

 

11- LA RESPONSABILITÉ SOCIALE DE LA SCIENCE.

Tout citoyen constatant un mensonge ou une erreur involontaire dans des affirmations se doit de le déclarer et d’essayer de rétablir la vérité. La plupart des faits nécessaires à une décision sociale dans nos sociétés modernes échappent à toute observation directe.

En conséquence, nous devons mettre en jeu des théories scientifiques et en certains cas philosophiques, et des faits scientifiquement établis. Comme nous l’avons dit, aujourd’hui un homme politique peut presque toujours trouver un scientifique accrédité et souvent éminent pour lui fournir des faits qui fortifient la politique qu’il a choisi.

En physique et chimie, la plupart des lois scientifiques sont généralement acceptées parce qu’elles ont survécues avec succès la confrontation avec les faits. Même là, leur application dans des situations spécifiques laisse souvent suffisamment de latitude pour biaiser la conclusion. La discussion sur le climat en est un bon exemple. Dans les sciences sociales, il n ‘y a peu, ou peut-être aucune, théorie ou fait allégué qui ne soient incontestés, et encore moins de théories qui puissent être définitivement jugée par une confrontation avec les faits. Pour beaucoup d’entre elles, l’analyse de leurs axiomes et déductions peut révéler leur invalidité. La même analyse, combinée avec les faits valables qui sont disponible, nous autorise souvent à classer celles qui survivent en termes de probabilité, au minimum en une des trois classes ‘improbable’, ‘probable’ ou indécidable. La responsabilité de cette fonction de sélection n’est pas même reconnue par la science, encore moins recherchée. Pour remplir cette tâche, les scientifiques et les philosophes doivent s’entendre sur la méthodologie, connaître et comprendre le savoir d’aujourd’hui, et finalement être entraînés à l’évaluation de leurs propositions et à leur traduction en déclarations qui puissent être comprises par un public raisonnablement éduqué. Pour rester objectifs et être reconnus comme tels, ils doivent constituer des groupes indépendants et formuler des conclusions contenant de quoi vérifier leur fiabilité, confirmée par tous les autres membres.

Un beau rêve ? Rappelez vous que la ne cherche pas la perfection, mais est l’art du possible et repose sur l’espoir que cela sera suffisant pour une décision valable. Cet espoir s’appuie sur deux hypothèses :

1) Qu’il existe un nombre suffisant de scientifiques volontaires et capables de s’atteler à cette tâche parce qu’ils ont le souci de la démocratie. Sinon, toute démocratie en tant qu’expression de la volonté de ses membres est condamnée, une éventualité que seuls les optimistes avec oeillères pourraient exclure.

2) Qu’ils soient capables de conclure un accord. Tout montre que, la physique mise à part, il n’existe guère de sujets sur lequel tous les scientifiques s’accordent. Le manque d’accord peut avoir seulement deux causes : l’objet de l’accord est de nature non décidable, même en termes de vraisemblance (‘verisimilitude’), étant donné notre connaissance actuelle à son sujet. Dans ce cas, faut donc reconnaître cette indécidabilité.

L’autre possibilité est le manque de volonté d’un participant de parvenir à un accord. La preuve de sa mauvaise volonté évidente justifie son exclusion. Il y aura toujours des décisions qu’il faut prendre sans connaissance adéquate des conséquences probables des politiques disponibles. L’accord sur le fait que le sujet est indécidable est aussi une forme de connaissance, car la décision devra en tenir compte et se tourner vers ces théories règles et usances adaptées à cette situation, par exemple organiser un référendum. Même jeter un dé est préférable à tout argument qui promet une fausse sécurité et réduit la probabilité de choisir une alternative susceptible de produire un meilleur résultat.

La raison principale qui fait que cette possibilité de s’accorder sur les faits n’est pas irréaliste, est qu’un accord sur les faits concernant toutes les décisions n’est pas nécessaire : il s’agit seulement des cas ou il n’y a pas d’accord au sujet des faits, ou quand l’accord sur les faits est à l’évidence ‘politique’, biaisé. Même alors, l’existence d’un contrôle effectif de l’exactitude des déclarations de faits augmente leur coût de manipulation, surtout si un dossier est maintenu des coupables. On peut souvent exposer facilement un manque de réalisme. Un exemple est l’euro : on s’attend à ce qu’un seul pourcentage maximal de déficit autorisé - et donc indépendent de l’état de la conjoncture et sanctionné par la menace d’une amende à payer par un pays déjà trop endetté - pourra suffire à garantir la stabilité de l’euro. Un autre exemple est cité au paragraphe 13 “économie”. Et ce n’est pas irréaliste parce que on ne vise pas la perfection, on ne cherche pas l’optimisation, on ne promet pas la vérité, mais seulement l’élimination des théories et des faits erronés. Son principal but est d’éviter les désastres issus d’une fausse présentation des faits. Il faut le concevoir comme un procès évolutif ou un succès augmentera la probabilité d’autres succès. Ainsi il y a beaucoup de possibilités d’obtenir des accords avec relativement peu de coût. Il est donc possible de réaliser cette fonction, pourvu qu’on trouve assez de personnalités capables qui soientdisposées à sacrifier une part de leur temps à un tel projet, sans perspectives d’argent ou de renommée, et sans préjugés, uniquement en faveur d’une société en bonne santé et de préférence démocratique (Julien Benda’s clercs intègres qu’il a déclarés éteints ; a t’il raison ?)

 

 

 

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30/12/2013

L'essence de la démocratie (IX) par Peter Pappenheim

 

 

Billet I  L'introduction

Billet VIII La démocratie n'est pas une produit d'exportation

 

9- UNE COMBINAISON DESASTREUSE : LES PARTIS POLITIQUES, ET MELANGER LES FAITS AVEC LES INTÉRÊTS.

 

Les partis politiques sont le talon d’Achille de la Démocratie. Nous voulons une société prospère, mais la prospérité est un concept subjectif ; cela doit donc être une sorte de synthèse des choix individuels. La prospérité d’une société est souvent définie, comme le revenu national, ce qui exclut beaucoup de ses composants. C’est la tache de la politique de mettre en balance par des négociations la diversité des préférences individuelles qui peuvent s’opposer, de manière compatible avec la démocratie et dans l’esprit d’une aventure en commun. Des négociations directes, tout comme une démocratie directe, tout cela est impossible, étant donné la complexité et dynamique des sociétés actuelles. De là, l’insertion d’institutions - les partis politiques - entre le gouvernement et le peuple. Cela créé un problème que nous avons pas encore résolue, car les instincts sociaux des individus sont d’abord dirigés vers le groupe immédiat de leur appartenance, aux dépens de la société totale. Insérer une institution avec ses intérêts propres entre citoyens et gouvernement, voilà la recette infaillible pour la bureaucratisation avec le risque d’accorder la priorité aux intérêts de ce parti aux dépens de l’ensemble des citoyens.

Alors qu’un gouvernement est supposé agir au nom de la société totale, les partis politiques qui le contrôlent représentent avant tout leurs membres et, aux mieux, leurs électeurs. La compétition, souvent vilaine, entre partis pour des votes est en elle-même incompatible avec le but d’obtenir un accord pour la meilleure politique. Étant donne que seuls les politiciens élus ont part aux négociations, il leur faut d’abord gagner la compétition avec les autres candidats, faire des promesses. Inévitablement, ces promesses fonctionnent comme une première offre dans les futures négociations ; afin d’obtenir le meilleur résultat cela ne peut jamais être la proposition la plus désavantageuse que le politique voudra accepter : il doit donc toujours promettre plus qu’il ne s’attend à obtenir. Pour limiter le dommage résultant des inévitables concessions à ses rivaux, ils doivent exploiter au maximum toute occasion de tourner les faits à leur avantage. Cela leur est facilité amplement par des hommes de science qui sont prêts à leur fournir des faits ‘scientifiques’ qui soutiennent leur proposition où peuvent saper celle d’un concurrent.

En outre, toute décision réelle avantage l’un plus que l’autre. D’habitude, le peuple a une vue biaisée concernant les gains ou les pertes. Les citoyens qui gagnent considèrent que c’est un dû naturel au lieu d’un résultat chèrement obtenu par les hommes politiques tandis que les perdants en accusent les politiques, quelle que soit la justesse de la décision. La conséquence en sont des pseudo décisions poussent les besoins de l’intérêt général sous le tapis, ou relègues les vraies décisions au prochain gouvernement, à la génération suivante, ou à d’autres pays ou organisations. La même malléabilité des faits permet aux politiques de dissimuler toute incompétence ou corruption éventuelle. Dans la compétition électorale, toutes les défauts, réels ou fictive, sont largement diffusés. Tout ceci favorise la compétition, non la coopération. C’est un retour au gouvernement par le pouvoir de nos ancêtres, cela disqualifie les hommes politiques et n’éveille pas le sentiment de participer à une entreprise commune : impossible de convaincre ainsi les citoyens que - lorsque les décisions politiques ne vont pas au devant de leurs désirs - elles ne sont au moins pas injustes, elles sont ce qu’ils peuvent espérer de mieux dans un monde qui n’a pas été créé pour leur satisfaction personnelle.


Le défaut de base du système politique actuel fondé sur les partis est qu’il réintroduit le pouvoir en tant que moyen de coordination. Tant qu’une simple majorité est suffisante pour gouverner et que le spectre politique est divisé en deux camps, gouvernement et opposition, la victoire passe avant l’efficacité, justice et consentement. À moins qu’une décision soit le fruit du principe démocratique ou au moins compatible avec lui, nous ne pouvons nous attendre à ce qu’une minorité qui n’est pas d’accord accepte de plein gré le contrat qui en résulte. Si la minorité reprend le pouvoir, elle va souvent s’acharner à renverser la décision. La théorie des systèmes nous dit que le gouvernement par majorités alternatives conduit à des pseudo solutions à court terme, impraticables, remplissant un trou en en creusant un autre souvent plus profond, que le prochain gouvernement pourra remplir. Aussi longtemps que la victoire sera la priorité première, la démagogie, par l’utilisation de moyens non illégaux comme la diffamation ou la calomnie évidente (voir le “Parti du Thé” aux États-Unis) sera au premier plan : les mass media ont accru immensément leurs portées et leurs pouvoirs. Les partisans de la démocratie directe montrent un manque total de réalisme et de connaissance historique.

 

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29/12/2013

L'économie: jeu (guerre) de pouvoir dans laquelle tout est vrai et son contraire

Emission L'économie en questions sur France Culture 28 décembre 2013

 

La montée en puissance de l'économie dans le débat public

Invité(s) :
Paul Jorion, economiste
Benjamin Coriat, professeur de sciences économiques à l'Université Paris 13 et co-président du collectif des Économistes Atterrés
Elise Huillery, professeur d'économie à Sciences Po
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII
Xavier Timbeau, directeur du Département Analyse et Prévision OFCE

 

Émission intéressant qui montre entre autre la complexité de la quantification de l'économie. Quelle "valeur" et quelle "prix". Je ne comprends toujours pas la grande découverte de Paul Jorion d'éliminer "la valeur" en se focalisant sur "le prix". Peut un simplification très utile, mais quelle prix dans quelle contexte? Le "prix" pour moi est relative, alors c'est difficile de mettre en dehors "le valeur" comme ça n'existe pas.

On a besoin une sorte de théorie relative de valeur de l'argent et peut être c'est ça que Paul Jorion dit aussi. Mais en créant une sorte de théorie de relativité de l'argent on donne si on veut ou pas "des valeurs" au théorie relative de valeur de l'argent. Si il y a cette clin d’œil dans l'observation de Paul Jorion on peut se trouver sur le même chemin!

 

Un petit phrase clé au début de l’émission: La politique est subordonné à l'économie et en conséquence on demande l'avis aux économistes.....

 

Un petit phrase clé au début de l’émission: "La politique est subordonné à l'économie et en conséquence on demande l'avis aux économistes....."

Innocent remarque peut être, mais quelle objectivité on peut aujourd'hui donner aux économistes????

Est-ce que l'économie est aujourd'hui basé sur une intérêt générale quel conque?

Il y a aujourd'hui pas cette fondement économique unifiant! Aussi dans la théorie économique on se comporte comme des concurrents pour mettre se propre idées à l'avant. Mais la priorités, des priorités dans la science économique est de (ré)trouver une base scientifique commun. On ne va pas trouver cela dans les chiffrages comparants. Comparer quoi avec quoi, c'est çà labyrinthe économique dans laquelle nous se sommes complètement perdues. En conséquence nous avons besoin de formuler "des valeurs" de base dans laquelle tous le monde plus au moins peut se retrouver. Si il y a cette accord on peut se mettre en travail et développer des théories au service de cette constitution de l'économie.

La plus grand challenge direct est de réévaluer la rôle dominant de l'argent dans notre société. Nous avons donné trop de valeur à l'argent. En conséquence nous avons besoin de libérer nous même de cette attachement en acceptant et réalisant que notre propre rôle est plus important que le valeur que nous avons donné à l'argent. L'argent n'a aucune valeur en elle même!!!! L'argent est à la même temps un de plus grand inventions de l'homme, mais la question est, c'est pour nous servir ou pour nous dominer? Si elle domine la politique, pourquoi on vote des hommes/femmes politiques qui sont dominé eux mêmes!?

C'est aussi libérer nous même de l'idée du progrès aujourd'hui toujours situé dans une futur intenable, comme une fausse promesse éternelle. Nous avons besoin « une progrès ici et maintenant » petit à petit en réalisant que tout est déjà là  et on doit/peut essayer d'améliorer aujourd'hui notre sort et pas « demain ». Par exemple, faire les dettes aujourd'hui, pour avoir peut être du profit demain. Cette mécanisme comptable va jamais résoudre quoi se soi aujourd'hui, c'est une chantage bureaucratique/technocrate dans notre vie quotidienne dans laquelle nous ne sommes jamais capable de résoudre les challenges social entre nous et avec nous-mêmes. Est ce que la concurrence mutuelle est vraiment efficace ? Peut être pour l'hiérarchie de pouvoir en divisant plus facile de « gérer » !? Mais au bout du compte avec quelle cohérence, pour quelle sort de société, quelle sort de république et quelle sort d'état de droit ?

La démocratie on parle même pas on a le droit de choisir les managers dans notre ploutocratie ! ;-)


La nécessité de l'intégration de l'économie dans la démocratie et la démocratie dans l'état de droit.

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L'essence de la démocratie (VIII) par Peter Pappenheim

 

Billet I L'introduction

Billet VII Les tâches d'un état dans la démocratie

 

8- LA DÉMOCRATIE N’EST PAS UN PRODUIT D’EXPORTATION...

Certainement pas à la mode occidentale, ni à court terme. Les justifications de cette déclaration se situent en différents moments des chapitres précédents. La démocratisation des pays sans tradition démocratique dans lesquels les conditions pour une démocratie n’existent pas encore (une culture et une morale élémentaires, un revenu de subsistance pour tous et la possibilité pour chacun de participer selon une part égale à la vie politique et économique) doit être un processus évolutif qui demande du temps. Identifier la démocratie avec notre façon de faire et avec l’économie de marché, et l’imposer à de telles sociétés, est une recette parfaite pour aboutir à un désastre, surtout si, comme en Russie, ce n’est pas accompagné par une compréhension claire de la nature et des conditions juridico-morales de la démocratie. Le spectacle du désarroi quotidien, de l’inefficacité et de la perte de légitimité de nos institutions politiques ne pousse pas à en promouvoir l’imitation.

 

Pratiquement, l’exportation de la démocratie prend la forme d’un appel aux droits humains. La “Déclaration universelle des Droits de l’Homme” fut le produit de la prépondérance politique des occidentaux dans l’ONU d’après guerre et peut être résumé ainsi : “Chacun a le droit à une démocratie à l’occidentale”. Voir l’évaluation de la “Déclaration universelles des Droits de l’Homme” dans le site (*).

 

 Billet IX Une combinaisson désastreuse: les partis politiques et mélanger les faits et les intérêts

28/12/2013

L'essence de la démocratie (VII) par Peter Pappenheim

 

Peter Pappenheim, les taches de l'état dans un démocratie,un revenue des subsistance,

 

 

 

Billet I:  L'introduction

Billet VI Les procedures ne sont que des moyens pour le fonctionnement d'une démocratie.

 

7- LES TÂCHES DE L’ÉTAT DANS LA DÉMOCRATIE

L’État doit assumer toutes les tâches imposées par les citoyens aussi longtemps qu’elle satisfont les conditions du chapitre 4 et, pour le faire, il doit être efficace. Certaines dérivent directement du choix pour la démocratie ; ces tâches passent avant toutes les autres. Elles sont :

- Un revenu de subsistance pour tous, faute de quoi on ne peut pas s’attendre à une acceptation volontaire.

- Assurer la coexistence, la protection de ses membres et de leurs société, la tâche classique de l’État. Elle doit être prioritaire car, sans coexistence, il ne peut exister de coopération effective. L’État doit créer et maintenir les institutions nécessaires, politiques, judiciaires, policières et militaires. La protection de ses membres concerne non seulement les personnes mais aussi leurs ressources dans la mesure où elles sont produites entièrement par les individus concernés : les deux doivent être protégés contre toute attaque par d’autres individus. Mais tous les biens acquis d’une manière légitime peuvent être soumis aux impôts nécessaires pour financer les tâches se l’état.

- La base des impôts doit être un sacrifice d’utilité net égal tous, ce qui implique une taxation progressive du revenu qui surpasse le niveau de subsistance et tenant comte du fait qu’un euro entraîne un sacrifice plus important pour un salaire minimum que pour un millionnaire.

- L’État doit assurer que tous aient part égale de, et accès aux, ressources de la société qui ne sont pas propriété individuelle, aujourd’hui surtout la culture en son sens le plus large. Cela comporte par exemple les bibliothèques publiques et la redistribution des profits dérivant de l’usage des biens communs de la culture publique, tels que les mathématiques et la plupart des sciences (difficile en pratique, mais utile pour rejeter la conflation de la taxation avec un vol, voir ci-dessous), mais surtout l’éducation pour tous, gratuite jusqu'au baccaleauriat, et après au moins patiellement par un emprunt à repayer par une surcharge sur l'impots des revenus.

 

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27/12/2013

What money can't buy by Michael Sandel

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26/12/2013

Monnaie, du pouvoir d'achat au pouvoir d'être par Philippe Derudder

 

A more healthy choice inside and accountable profit from outside

It is not easy to be a stand-up and coherent business enterprise these days which can face itself in the social mirror!!!

And if one thinks about this dilemma, it can help us to find the schizophrenic basis on which we try to build the economic science today!!!

 

Accountable profit can only come from "outside" it never can come from within. *

The biggest psychological challenge of this all is to accept that all this time we made ourselves something up, wich was based on nothing, a bureaucratic illusion to fool us all, especially ourselves!

 

 

* You always need someone/something on the "outside" to believe it. Profit by accounting is a conceptual construction that needs a context in wich people believe it is true but in reality there is no scientific basis.

25/12/2013

L'essence de la démocratie (VI) par Peter Pappenheim

Premier Billet: L'introduction

 Billet V La démocratie peut elle functionner

 

6. LES PROCÉDURES NE SONT QUE DES MOYENS POUR LE FONCTIONNEMENT D’UNE DÉMOCRATIE.

Une fois accepté le principe d’une démocratie, aussi bien que ses principes de justice, les principes moraux et les devoirs de l’État qui en procèdent directement, il faut établir les moyens, les procédures, nécessaires pour atteindre des accords sur toutes décisions à prendre, tout en assurant le respect des principes démocratiques. Le plus courant, c’est le vote, mais parfois d’autres moyens peuvent être plus appropriés, par exemple un tirage au sort. Pour respecter le critère de l’égalité subjective, les procédures doivent être indépendantes de tout intérêt propre et donc être fermement en clairement présentes dans un document de base, la Constitution. Une constitution ne doit comporter que le principe démocratique, les procédures de décision et quelques droits de base directement déduits de ce principe. Pas de référence à une identité christiano-juive, islamique ou autre, droit des animaux, etc. Renoncer à ces éléments additionnels est le premier sacrifice à faire pour permettre le minimum d’accord nécessaire à une démocratie en tant qu’association volontaire. Étant donné les ravages que l’introduction de ces éléments peut générer, un démocrate considérera leur suppression comme une bénédiction plutôt qu’un sacrifice. Les procédures peuvent être, et sont souvent, abusées. Pour prévenir les abus ou au moins les contenir dans des limites raisonnables, l’objectif des procédures doivent être suffisamment clair pour pouvoir servir de standard d’évaluation ; leur application doit être organisée et surveillée correctement, et objectif comme application doivent respecter, et être compatible avec, le principe démocratique.

 

Définir la démocratie par ses procédés est une erreur qui génère le paradoxe bien connu de la démocratie : si vous acceptez comme démocratiques toutes les décisions prises en accord avec ces procédures, vous ne disposerez d’aucune base d’argumentation à opposer à des lois basées sur la race, la religion, etc., si elles sont acceptées par une majorité légale. Les démocraties occidentales ont tendance à utiliser leurs propres procédures en tant que test limite pour une société démocratique et comme base pour les droits universels. De ce fait, ils imposent aux pays en développement des systèmes que ceux-ci ne sont pas encore prêts à appliquer. Cela sert aussi d’excuse pour éviter la responsabilité qui consisterait à aider effectivement ceux qui ont la volonté d’essayer (voir chapitre 7). Et c’est un prétexte pour déclarer qu’un libre marché capitaliste est un préalable nécessaire à toute démocratie, lui donnant ainsi une priorité imméritée par rapport à tous les autres droits et considérations dérivant du principe démocratique.


Billet VII: Les taches de l'état dans un démocratie

23/12/2013

La violence des riches

Malheureusement une observation trop vrai, les riches, que je fait parti sont trop isolée dans une fuite à l'avant qui montre tout simplement que nous sommes peur de vivre ici et maintenant. La richesse matérielle/financier est tout simplement une sécurité de ne pas être pauvre. Et dans le temps ça devient une habitude, une fuite à l'avant en permanence sans se plus rendre compte. Cela créé une système de caste qui fragilisé la base et la stabilité (étâr de droit) d'une société.

L'argent et la propriété sont en profondeur psychologiquement devenue des signifiants d'un abus de pouvoir qui empêche des relations saine entre humains. Créé les relations saine est un devoir négliger, mais la vrai sécurité d'un société.

J'ai entendue Monique Pinçon-Charlot dans un colloque entre richesse et pauvreté organisé par CESE dans le cadre Vivre Ensemble. Elle est très pointue dans l'analyse!!!!!!

A la même temps la stigmatisation des riches ne va pas résoudre le problème. On a besoin de dépasser nos frontières et nos peurs et nos frustrations pour retrouver un terrain commun.

 

 

Tôt ou tard que nous avons besoin d'intégrer une altruïsme dans nos actions. Si nous continuons "de prendre" ("riche' et "pauvre") on nourit le spirale destructive dans laquelle nous sommes et on va couler tous ensemble!

Entreprendre et Gouverner pas dans le but de gagner (de qui?) mais de Vivre en société!!!!  

 

C'est une monde différent, que celle d'aujourd'hui!!!!!

 

L'altruïsme un défis de notre temps. (Matthieu Ricard chez CESE J.P. Delevoye)