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27/12/2014

La rémunération de l'esprit d'entreprise par Paul Jorion

Un des articles (pour moi) le plus importants sur le blog de Paul Jorion!!!

 Un texte que j'espère est une bonne base de départ pour nettoyer la science (politico-)économique de son côté réligieux aujourd'hui. J'ai pris une autre chemin que Paul Jorion, mais cette texte est intéressant comme base pour mieux comprendre l'économie (politique).

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La rémunération de l’esprit d’entreprise

(sur le bog de Paul Jorion vous trouverai en plus un débat, analyse, discussion et/ou dialogue sur ce billet!)

1 novembre 2014 par Paul Jorion |

Je publie cet extrait du manuscrit du livre que je consacrerai à la pensée de Keynes comme un élément au débat ouvert par la publication du « billet invité » d’Édouard intitulé Réflexion sur la taxation des dividendes et plus-values.

On dit que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de production. C’est une bonne approximation, si ce n’est que l’on est alors immédiatement confronté à la difficulté de définir ce que l’on inclut dans les coûts de production. Il est classique aujourd’hui d’y inclure les salaires, et c’est ce que les règles comptables enjoignent de faire, mais est-ce légitime : les salaires ne sont-ils pas la récompense des avances faites en travail dans le processus de production, au même titre que les avances faites en terre par le propriétaire foncier, en fonds par le capitaliste et les avances en supervision/coordination de l’entrepreneur ? Et le paiement des intérêts ? Les intérêts ne sont-ils pas une part du surplus au même titre que le profit de l’entrepreneur ?
 

Si l’on repart de la structure prototypique du capitalisme qu’est le contrat de métayage tel que pratiqué aujourd’hui encore dans l’agriculture et dans la petite pêche, plutôt que de s’intéresser aux coûts de production, il vaut mieux concentrer son attention sur les coûts de la perpétuation de l’unité de production : du renouvellement du dispositif de production, et considérer que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de renouvellement. Sur le prix de vente il y aurait aussi beaucoup à dire mais je le traiterai séparément.

Je reprends mon exemple très simple du métayer qui cultive du blé, qui est lié au propriétaire de la terre par un contrat stipulant la part de sa moisson qu’il lui doit, et qui emploie des journaliers. Je simplifie à outrance mais c’est pour augmenter la clarté de l’exposé. Le surplus, c’est la différence entre les 20 grains sur l’épi et le grain unique qui a germé, a crû et s’est transformé en l’épi. Mais trois parties sont en présence : propriétaire, métayer et journaliers, qui se considèrent (légitimement ou non) comme les catalyseurs du processus qui a transformé un grain en vingt grains, en raison des avances qu’ils ont consenties pour rendre le processus possible. 

Qui reçoit exactement quoi est alors le produit d’un rapport de force entre ces trois parties en présence : propriétaire, métayer et journaliers. Et ce rapport de force est lui-même déterminé par la concurrence de chacun à l’intérieur de sa catégorie, c’est-à-dire de sa rareté ou de son abondance relatives au sein de la catégorie à laquelle il appartient, face à une autre catégorie économique avec laquelle la première combinera ses efforts : beaucoup ou peu de métayers en puissance par rapport au nombre de propriétaires présents, beaucoup ou peu de journaliers en puissance par rapport au nombre existant de métayers, etc. Quant au prix de vente, il est le produit du rapport de force entre vendeurs et acheteurs potentiels pour la marchandise ou le service, mais comme je l’ai dit, j’y reviendrai.

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25/12/2014

Ahead by a century

 

 

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16/12/2014

Economie: l'heure des bonnes résolutions!? Ce soir ou jamais

11/12/2014

Ne vivons plus comme des esclaves, film de Yannis Youlountas

08/12/2014

Keynes : Le « profit comptable » nous empêche de voir grand (Blog de Paul Jorion)

 

Ouvert aux commentaires.

Le 19 avril 1933, John Maynard Keynes est invité à donner la première des « Finlay Lectures » à University College à Dublin. Dans cette conférence, il évoque spécifiquement la situation irlandaise. Il en réécrira le texte, en le décontextualisant et en en généralisant le propos. L’article paraît sous le titre de « National Self-Sufficiency », l’autosuffisance nationale, dans deux numéros successifs du New Statesman : le 8 et le 15 juillet ; il paraît également aux États-Unis, dans la Yale Review dont le numéro est daté de juin 1933.

Keynes se prononce en faveur de l’autosuffisance. Il s’enflamme à son habitude contre la libre circulation des capitaux à vocation spéculative et déclare que

« Je me range […] aux côtés de ceux qui voudraient restreindre l’intrication des nations, plutôt que de ceux qui voudraient la voir s’étendre. Les idées, le savoir, la science, l’hospitalité, les voyages – telles sont les choses qui de par leur nature devraient être internationales. Mais faisons en sorte que ce qui peut être fait chez soi le soit autant qu’il est raisonnable et pratique de le faire, et, surtout, faisons en sorte que la finance soit essentiellement nationale » (Keynes [1933] 1982 : 236).

Les propos sont convenus et ne reflètent guère l’enthousiasme qui caractérise généralement les interventions orales de Keynes. On ne peut manquer de se demander si le thème de l’autosuffisance ne lui a pas été imposé par le cadre ou par ses hôtes et qu’il se contente là de les obliger.

Autre sujet dont il se débarrasse rapidement : le capitalisme, haïssable sans aucun doute mais difficilement remplaçable et qu’il vaut mieux, du moins pour l’instant, réparer plutôt qu’éliminer purement et simplement :

« Le capitalisme international, décadent mais individualiste, dans les mains duquel nous nous sommes retrouvés après la guerre, n’est pas une réussite. Il n’est ni intelligent, ni beau, ni juste, ni vertueux – ni ne remplit ses promesses. Bref, nous ne l’aimons pas, et nous nous mettons même à le haïr. Mais lorsque nous nous demandons ce qu’il faudrait mettre à la place, nous sommes aussitôt plongés dans la perplexité » (ibid. 239).

Les mots les plus durs de cette intervention viseront d’ailleurs un tout autre adversaire : le communisme soviétique,

« … la Russie aujourd’hui présente le pire exemple que le monde ait, peut-être, jamais connu, d’incompétence administrative et du sacrifice à des esprits ossifiés de pratiquement tout ce qui fait que la vie vaut d’être vécue » (ibid. 243-244),

… et son chef de file, à la pensée duquel Keynes devient lyrique :

« Staline s’est débarrassé de tout esprit indépendant ou critique, y compris de ceux qui lui étaient favorables sur un plan général. Il a créé un environnement au sein duquel le fonctionnement de l’esprit est atrophié. Les circonvolutions flexibles du cerveau s’y sont figées en bois. Le braillement démultiplié des haut-parleurs remplace les inflexions nuancées de la voix humaine. La rengaine de la propagande ennuie les oiseaux et les animaux des champs eux-mêmes, jusqu’à la paralysie » (ibid. 246).

Hitler s’en sort presque à meilleur compte :

« L’Allemagne est à la merci d’irresponsables déchaînés – même s’il est trop tôt pour juger sa capacité à réussir » (ibid. 244).

… tandis que Mussolini bénéficie d’un quasi-satisfecit :

« Mussolini, peut-être, est en train de gagner ses dents de sagesse » (ibid. 243).

 

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06/12/2014

La machine contre l'humain .........

informations complémentaires,requête no. 1797111,cour européenne des droits de l'homme,revenues de l'économie réelle,revenu non encore produit,transposition de l'économié réelle en un univers de chiffres et,comptabilité,rouages insignifiants,gigantesque machine,chaine de ponzi,lettre en chaine,die gazette,presseurop,80% du fonds d'aide à la grèce,banques,contribution réelle,système illusoire,terreur de classement,religion économique

Une autre manière de voir le danger réelle que la machine (fait par l'homme!!!!!!) est capable de détruire l'homme et la vie en générale par Stephen Hawkins sur le BBC:

Comme j'ai essayé de demontrer aussi en machine contre l'homme, comme milliers des personnes hiers et des millions autres aujourd'hui. Mais est ce que ça rentre aux consciences des pouvoirs public et privé!?

ça n'a pas l'air gagné pour le moment!

01/12/2014

Une monde invisible existant à nos portées !?

 

Je ne connais pas Yann Lipnick, mais j'étais très touché en regardent cette interview avec lui. Intuitivement ça me parle fort, mais rationnellement je n'en comprends rien! Mais c'est un plaisir d'écouter Yann Lipnick dans ce vidéo, que j'ai envie de partager avec vous sur ce blog (visité par plus ou moins un mille visiteurs uniques par mois)

Site de Yann Lipnick