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25/09/2015

Éoliennes: du vent et surtout plein de fric par Fabrice Nicolino (Charlie Hebdo)

Mot avant: Et le rôle du "pouvoir public", réduit à devenir "l'idiot utile" au système!!!???

Et qui va payer le pain béni pour le propriétaire et les communes, les subventions aux industrielles etc. au finale?? Le simple con-sommateur au "futur", l'autre idiot utile au système!!!!????

Le libre marché, il y a rien mais rien de libre dans ce marché basé sur les rapport de forces entièrement libérer d'un éventuelle bien commun.

On a besoin que trois cellules (pas deux, trois!!!!) de notre cerveau pour comprendre qu'on sème ici locale la fuite à l'avant, et c'est pas Paris ou Bruxelles mais ici nous les gens encore un peu avec les pieds sur terre à Montjaux, Aveyron.  C'est un mystère pour moi, même ici aveuglé par nos propres moulins à vent, vidé du bon sens et la raison ????!!!!

 

Charlie Hebdo – 23/09/2015 – Fabrice Nicolino –
On est très loin des rêves de Reiser, il y a quarante ans. Au lieu de l’autonomie énergétique pour tous, Areva, EDF, Total Alstom ont fait main basse sur le pactole du vent. Ça rapporte et ça ment Beaucoup.
Ce n’est pas tout à fait du vent, mais ça rafraîchit. Selon un audacieux communiqué du Syndicat des énergies renouvelables (SER), « la France vient de franchir le cap des 10 000 mégawatts éoliens raccordés au réseau. […] Le parc éolien français permet d’alimenter en électricité un peu plus de 6 millions de foyers, soit plus que […] la population d’Ile-de-France ». Les communicants du SER sont d’habiles filous, car tout est vrai, bien que tout soit faux. Le premier mouvement est simpliste, mais permet de tromper le journaliste feignasse : 10 000 mégawatts, mazette, c’est du lourd ! Le deuxième est là pour achever le gogo : 6 millions de foyers, c’est au moins 13 millions de personnes !
Sans titreRien à dire, sauf que c’est bidon. Sans parler des problèmes complexes liés au stockage, donc à la distribution, etc., les problèmes techniques dus aux facéties du vent interdisent une production en continu. Ainsi, dans l’état actuel, aucun foyer n’est directement alimenté par les éoliennes, et l’électricité produite par l’énergie du vent n’est qu’un tout petit complément, soit 3,1 % du total. Car, si en 2014, la production électrique nette en France, a atteint 540,6 térawattheures (TWh), celle des éoliennes ne compte que pour 17 TWh. Alors, pourquoi ce grand bluff du SER ? Parce qu’il lui faut épater le monde, et chaque jour un peu plus. Tu vas voir, ami lecteur, ça vaut le dérangement. Les éoliennes, même si ça n’y ressemble pas, c’est comme des vaches à lait. Le marché atteint environ 3 milliards d’euros par an, et le parc installé dépasse les 5 000 grosses éoliennes, chiffre qui pourrait doubler d’ici quelques années seulement. A la tête du SER ? Jean-Louis Bal, qui a fait ses nobles classe dans le public – il dirigeait le service des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) – avant de mettre son carnet d’adresses au service d’industriels privés.
Du pain béni pour les élus
Et quel industriels ! On trouve au conseil d’administration du SER une magnifique bande de philanthropes EDf et Areva, mais aussi Alstom – les turbines du délirant barrage des Trois-Gorges (en Chine), c’est elle -, la Compagnie nationale du Rhône – les gros barrages dégueus de chez nous –  Total et Sofiprotéol-Avril pour les nécrocarburants. Ce très puissant lobby a, comme on se doute, de nombreux amis dans les ministères de gauche comme de droite. Et il a réussi un tour de force qui n’est pas à portée d’un débutant. Via une obscure « contribution au service public de l’électricité » (CPSE) ponctionnée sur les factures d’électricité, EDF achète sur ordre la production éolienne à un prix deux fois supérieur à celui du marché ! Qui paie donc pour le grande industrie ?
no-corruptionNous, patate. Compter 5 ou 6 milliards d’euros chaque année, selon les grands teigneux de la Fédération environnement durable (FED). Celle-ci (environnementdurable.net) est peut-être bien de droite et soutenu par l’ex-président Giscard, mais ses 1 057 associations ont souvent des histoires hallucinantes à raconter. Notamment à propos de ces armées de commerciaux déchaînés par l’appât du gain, qui font le tour de France en toutes saisons pour attirer de nouveaux candidats. Et il s’en trouve aisément, car les mieux organisés parmi ceux qui louent leurs terrains peuvent empocher jusqu’à 100 000 euros par an.
On reviendra sur ce dossier démentiel, mais il faut encore parler de la corruption qui accompagne gentiment les installations de mâts, pouvant atteindre 130 mètres de haut. Dans son rapport de 2013 publié à l’été 2014, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) notait sans emphase : « Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant les élus locaux. » La combine est simple : un maire rural fait voter le principe d’un parc éolien et, comme par extraordinaire, on le retrouve ensuite sur des terrains lui appartenant ou appartenant à ses proches. Depuis dix ans, les condamnations d’élus pleuvent, mais tout le monde s’en fiche. C’est si bon, le fric.
Je t’entends mal, lecteur. L’écologie dans tout ça ? Avec Alstom, Areva et Total ? Je vois que tu es blagueur.

 

 

12/09/2015

Paul Jorion licencie au VU Bruxelles, mais avec quelle motive!!!????

 

 

 

11/09/2015

Ceux qui sèment (Pierre Fromentin)

 

 

 

10/09/2015

Dans le sud de l’Aveyron, un projet de transformateur fait monter la tension (Le Monde)

LE MONDE | 02.09.2015 à 11h02 • Mis à jour le 02.09.2015 à 12h48 | Par Rémi Barroux

lle monde,rémi barroux,les marchées tout sauf libre,tristesse globalisé localement partout

 

Du haut du plateau, le regard découvre les pentes herbues et boisées, les toits du petit village de Saint-Victor-et-Melvieu, dans le sud de l’Aveyron. Une palette de verts et de jaune paille des prairies, là où paissent les brebis qui fournissent le lait de l’appellation d’origine contrôlée Roquefort. A quelques kilomètres, les gorges enserrent le large Tarn. Seules ombres au tableau, les silhouettes des nombreuses lignes électriques, très haute tension (THT), haute tension (HT), basse tension (BT) et, surtout, l’encombrant poste électrique qui occupe un hectare et demi, au pied de Saint-Victor.

 

C’est ici, sur ce plateau paisible, que Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, veut implanter un nouveau transformateur électrique (400 000 volts/225 000 volts) sur 5 hectares de terres agricoles. Le projet est rejeté par une partie de la population de ce village de 380 habitants dont le maire, Jean Capel, élu en mars 2014, s’oppose au projet. Contre ce mégaposte électrique, prévu à l’origine en 2009 sur 10 hectares, et l’invasion redoutée de centaines d’éoliennes dans le paysage, affirment les opposants, ceux-ci ont créé, en avril 2010, l’association Le plateau survolté.

 

Privilégier le dialogue

 

Plus récemment, en janvier, des militants ont bâti, sur le terrain pressenti pour accueillir le transformateur, une maison en bois, robuste. Baptisée L’Amassada, elle est destinée à accueillir les réunions et, si le besoin s’en faisait sentir, de futurs occupants du terrain. La filiation est revendiquée avec la lutte historique, au début des années 1970, du Larzac, voisin d’à peine 20 km, contre le projet d’extension du camp militaire, et le combat plus récent, dans le Tarn voisin, contre la construction d’un barrage à Sivens, près de Gaillac, à l’automne 2014. Seul le mot d’ordre change. Ici, c’est : « Le transfo ne se fera pas ! »

 

 

Vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 août, plusieurs centaines de personnes sont venues apporter leur soutien aux « jeunes » de L’Amassada, que le préfet de l’Aveyron, Jean-Luc Combe, appelle les « pré-zadistes » (de ZAD, zone d’aménagement différé devenue zone à défendre), qui seraient tout droit venus de Sivens, théâtre en octobre 2014 d’affrontements violents. La Fête du vent s’est pourtant déroulée dans une ambiance bon enfant, produits locaux, bons vins et débats fructueux avec des invités d’autres luttes, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le tunnel ferroviaire du Lyon-Turin…

 

« Au début, quand on a construit la cabane, les gens ne parlaient que de cela, de la ZAD, d’un Sivens 2, ils avaient peur, et l’arrivée des gendarmes a renforcé cette crainte », raconte Victor Vernhet, 22 ans, initiateur de L’Amassada, travaillant avec son père sur la ferme qui exploite le terrain convoité par RTE, un élevage de 350 brebis dont le lait sert à confectionner le roquefort.

 

« NOUS REFUSONS QUE LE SUD DE L’AVEYRON SOIT UNE ZONE INDUSTRIELLE DE L’ÉLECTRICITÉ », RÉSUME CAROLE JOLY, PRÉSIDENTE DE PLATEAU SURVOLTÉ

Le préfet affiche sa volonté de privilégier le dialogue. « Il n’y a pas de phénomène de radicalisation et je ne veux pas en arriver là, confie Jean-Luc Combe. Mais j’ai fait remonter au ministère la possibilité que se développe une ZAD ; c’est un thème qui peut fédérer une large mouvance. »

 

Derrière la question de la construction du transformateur se profile celle des futurs champs éoliens régionaux. Le nouveau poste permettra le raccordement de réseaux de 225 000 volts à 400 000 volts. Le transformateur existant permet déjà la conversion entre les lignes 69 000 volts et les 225 000 volts. « Le rôle de RTE, c’est d’optimiser le réseau, d’assurer la sécurité électrique du territoire. A Saint-Victor-et-Melvieu, il s’agit de raccorder les réseaux existants à la ligne 400 000 volts, ces grandes lignes de transport de l’électricité d’une région à une autre, d’un pays à l’autre, et d’assurer le développement des énergies renouvelables », avance Jean-Marc Perrin, chef du projet à RTE. Ne pas installer le transformateur équivaut selon lui à ne pas relier des routes nationales à une autoroute.

 

« Fantasme »

 

Dans le projet, il est question d’accueillir 2 100 mégawatts (MW) supplémentaires, provenant des énergies renouvelables. L’hydroélectrique étant déjà très développé, le photovoltaïque l’étant peu, les opposants ont calculé qu’à raison de quelque 2 MW produits par une éolienne, cela représenterait « 800 à 1 000 nouvelles éoliennes »« RTE a annoncé qu’ils allaient doubler la ligne THT de 400 000 volts, une électricité qui n’alimentera pas les réseaux locaux et qui est là pour faire du business, résume Carole Joly, présidente de Plateau survolté. Nous refusons que le sud de l’Aveyron soit une zone industrielle de l’électricité. » Selon Anne-Marie Citton, oppposante et ex-enseignante à la retraite, 117 permis seraient en attente. « On se précipite sur l’éolien, avec des parcs non connectés, et on invoque ensuite la nécessité de construire un nouveau transformateur », avance-t-elle, en précisant que le Parc naturel régional des Grands Causses (auquel appartient Saint-Victor-et-Melvieu), compterait déjà 54 éoliennes.

 

A la mairie de Saint-Victor, le discours est identique. Jean Capel met aussi en avant les problèmes de santé publique qui découleraient des champs magnétiques dus à la quinzaine de lignes qui parcourent la commune et au transformateur déjà construit. A l’appui de leurs dires, les opposants exhibent une instruction aux préfets de Delphine Batho, alors ministre de l’écologie, en octobre 2013, leur demandant de recommander aux collectivités « d’éviter de décider ou d’autoriser l’implantation de nouveaux établissements sensibles », crèches, hôpitaux, maternités, écoles…, « à proximité d’ouvrages THT, HT (…), postes de transformation ».

 

Autant d’arguments rejetés par RTE. « Aucune étude scientifique n’indique de conséquences néfastes pour la santé liées à nos équipements, nous sommes bien en deçà des normes européennes, précise M. Perrin. Le nouveau projet implique l’enterrement de toutes les lignes, à l’exception de la 400 000 volts. Le transformateur sera, lui, encastré dans le sol. » Le directeur de projet revendique même le soutien de José Bové, figure historique du Larzac.

 

« C’est un fantasme, il n’y aura jamais 1 000 éoliennes dans ce secteur. En bloquant le transformateur, les opposants stoppent l’éolien, argumente le député écologiste européen. Il faut voir comment améliorer la situation, développer le renouvelable. »

Le préfet de l’Aveyron veut, lui, souligner les concessions faites par RTE. L’enquête d’utilité publique devrait être ouverte à la fin de l’année. Les opposants s’y préparent. « Mes parents tenaient à cette terre et je ne vendrai pas mon terrain à RTE ; alors, ils parlent de m’exproprier », s’indigne Marie-Claire Connes, propriétaire des hectares convoités, laissés en fermage à son neveu. La confrontation ne fait que commencer.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/02/dans-le-...
 

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