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13/12/2013

L'essence de la démocratie (IV) par Peter Pappenheim

 

« Les états n'ont pas d'éthique »

phrase donné entre nez et lièvre* par Alain Renaut pendant le colloque vivre ensemble organisé par CESE le 5 décembre 2013. En bref ça veut dire nous (la société aujourd'hui n'a pas un boussole intérieur et en conséquense on fait de n'importe quoi)

 

Premier billet  L'introduction

Troisième billet  Le principe démocratique

 

4- LA DÉMOCRATIE EST UNE CULTURE, INCLUS UNE ÉTHIQUE ET MORALE

Ce que nous faisons le mieux, c’est ce qui nous vient naturellement, sans y réfléchir, que ce soit par instinct ou à la suite d’apprentissages ou d’entraînements à tel ou tel comportement. Voilà ce qui dirige presque toutes nos activités. C’est seulement quand s’élève un doute sur ce qu’il faut faire, ou si la décision est suffisamment importante, que nous engageons l‘effort et le temps requis par un examen rationnel et qui rend un tel examen sans intérêt pour la routine quotidienne : marcher, se verser un verre d’eau ou dire bonjour, etc. Si nous devions penser et justifier tous nos comportements, notre vie sociale deviendrait impossible.

Et dan le cas ou nous y pensions, la société arriverait au mieux en seconde place. C’est la raison qui nous fait a fait choisir la démocratie et ses lois, mais pourtant les individus rationnels dans leur décisions quotidiennes sont ont tendance à choisir l’alternative qui promeut leur meilleur bénéfice net au lieu de ce qui serait rationnel pour l’ensemble de la communauté. Nous connaissons tous le phénomène du « free rider » (libre cavalier?) : s’il est possible de bénéficier d’un service public sans en payer les coûts ou de poursuivre une action profitable mais illégale sans risque de sanction, il semblerait rationnel de le faire si l’on peut s’en tirer à bon compte. Mais, si beaucoup s’en tirent impunément avec par exemple une évasion d’impôt, les autres devront affronter un impôt accru ou ne pourront financer autant de bénéfices sociaux. Pire, les violations fréquentes diminuent la perception de la légitimité et du risque de sanctions. Les deux phénomènes concourent à diminuer l’incitation à se conformer aux règles. Par conséquent, des sanctions sont nécessaires pour que le coût de la fraude excède les bénéfices du comportement déviant, tel qu’une évasion fiscale. Exposer et punir les coupables suppose sanctions, législateurs, police et prisons etc., toutes dispositions coûteuses pour la communauté. Si les citoyens fondent seulement leurs choix sur des calculs rationnels, le coût nécessaire à assurer l’application d’une seule norme sera assez élevé ; pour toute nos normes il sera tout à fait prohibitif. Une telle communauté serait difficile à vivre car fondée sur la peur.

L’expérience montre que dans toutes les sociétés saines, le peuple dans l’ensemble accepte les règles qu’il juge raisonnables. Une personne agissant uniquement pour son avantage personnel est un personnage fictif, amputé de tous les motifs de règle et de conduite innées ou acquises qui en font un être social et qui gouvernent toutes les interactions sociales : décence, morale et vertus. Ces règles doivent être intégrées dans notre processus d’information quotidien, devenir habitudes, une part de nous-mêmes (surtout par interactions sociales), bref, être ‘internalisées’, réduisant ainsi le besoin de sanctions. Une part essentielle de la culture qui rend ainsi viable notre vie sociale et, ce qui est important également, rend la démocratie enviable. La nécessité de cette intégration et de sa compatibilité avec d’autres aspects de l’organisation sociale, par exemple son économie, est un élément aussi majeur que négligé de nos sociétés capitalistes de l’Ouest.

 

 

* Expression Néerlandais littéralement traduit en Français. Parfois ça marche, parfois pas, mais en bref ça veut dire dans ce contexte que tout le monde sait que les états n'ont pas d'éthique, mais c'est comme ça, qu'est qu'on peut faire ? Qui montre bien quelque part notre impuissance face au réalité quotidienne. Et si nous étions conscience de cette réalité, les politiciens et juristes croient peut être une nouvelle loi pouvais changer tout cela! C'est qui montre bien notre écart chronique face à la réalité........... pour gagner du temps qui favorise nos acquis actuelles ? (PH) La fuite à l'avant chronique!

 

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12/10/2013

Nous sommes en train de derouler une tapis brune pour les extrémistes

Ce si est un fragment d'un documentaire de Konstantinos Georgousis sur l'aube doré parti politique d’extrême droit en Grèce. L'absence des politiques actuelles donne de plus en plus de l'espace aux extrémistes en Pays-Bas et en France en particulier. Même si je ne crois pas que Geert Wilders (au Pays-Bas) et Marine Le Pen ont un telle vulgarité que L’aube Doré en Grèce. Mais demandez-vous qu'est-il qui font faire quand ils auront le pouvoir et les attentes énormes parmi les peuples?

Ca va créé une chaos potentielle énorme et comment réagir sur cette chaos? Mettre l'ordre!!??? Ca va être encore pire que aujourd'hui!

 

Le philosophe Marcel Gauchet a dit récemment en Marianne:

« Hollande sait ou il va, mais ne veut pas nous le dire ».

 

Pour moi ce n'est pas nécessairement Wilders ou le Pen qui sont à l'origine de nos difficultés en société. Ils sont une symptôme potentiellement dévastatrice. L'observation de Marcel Gauchet montre subtilement l’absence d'un vraie projet commun, un projet dans laquelle nous pouvons se retrouver et contribuer. Mais nous sommes prisonnier d'une machine technocrate dans laquelle la marge de manœuvre est tellement petit. Un moindre changement donne déjà une cacophonie dans la soi-disant débat national. Dans ce contexte c'est peut être logique Hollande dit le moins possible pour ne pas alerter les chiens. Mais cette non-projet derrière le rideau est aussi un potentielle tapis brune pour une chaos de colère et frustration augmentant chaque jour. François Hollande si tu a confiance au Français fait un pas en avance en partager ton projet avec les français en libérée nous petit à petit du monde financier. C'est eux qui tire toujours au ficelles ploutocratique et pas toi en nous les français de toutes horizons : La démocratie intégré dans un état de droit, la vraie économie !

 

 

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04/10/2013

Cri d'alarme d'un ancien banquier


Crise financière : le cri d'alarme d'un ancien... par LeNouvelObservateur

 

Et ce matin sur France Culture:


les matins - Europe et Etats-Unis secoués par... par franceculture

Ajouté 7-10-2013

 

La nécessaire intégration de l'économie dans la démocratie et la démocratie dans l'état de droit 

27/09/2013

L'argent le « nouveau » commerce/religion/espoir d'un vie éternelle???

Ou comment nier la mort pour pas vraiment vivre !?

(c'est pas du tout la conclusion du colloque mais un peut la mienne)

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Colloque très réussi le 21 & 22 septembre 2013 dans le centre Rabelais à Montpellier et organiser par le Collège des Humanités.

 

L'approche psychanalytique de l'argent je connaissais pas ou très peut et pour moi c'était une découverte rafraîchissante.

Marc Levi

Aborder la question de l’argent à l’aune du malaise de la civilisation impose de délimiter un champ. Pour des psychanalystes, l’approche ne peut être ni financière malgré la main invisible des marchés, ni économique malgré les lois complexes et les aléas du commerce.

Il ne s’agit pas davantage de considérer l’histoire de la monnaie et moins encore les avatars des spéculations boursières…
Dès lors, que reste t-il ? Il reste l’essentiel. Nous devrons méditer sur la valeur d’usage et son usure, sur la valeur d’échange et sa subjectivité ainsi que sur l’impérieuse et vaine tentative de combler notre manque à être.
De main en main, de compte à compte, d’employeur à salarié, d’état à état, les coupures se donnent, s’échangent, enflent ou dépérissent, empruntent des trajets insoupçonnés, répartissent les places, les fonctions, les rôles, définissent des circuits clairs ou obscurs, réjouissent les uns, affligent les autres selon qu’ils sont bénéficiaires ou victimes de la plus-value.
Signe d’un travail, l’argent est  signifiant d’un manque radical. S’affranchir de ce manque serait prétendre solder une dette impayable, une dette qui s’accroit à mesure qu’on s’échine à  vouloir la combler. Refoulée, forclose ou déniée, cette dette a pourtant creusé le trou depuis lequel nous désirons.
Dans les voyages divers et variés que l’argent effectue dans nos échanges désormais mondialisés, c’est cette dette qui circule, toujours la même, celle qui nous fonde…

 

Quelques observations:

Rome riche période de commerce mais Il depense plus qu'il travaille et en conséquence il n'arrivérait pas à redresser la situation. Pendant 6/7 siècle très peut de commerce.

Deux moments dans l'histoire importants:

La prise de Constantinople (1453), qui a fermé la route (de commerce) à l'oriënt.

La découverte de l'amérique (1492) nouveau monde, nouvelle espace commerciale.

Le mot hébreu  « Keshel » signifié: l'argent, désir et la honte.

L'argent est le signifiant de la manque ou la manque de jouir.

  

Jean-Daniel Boyer« Desir de l'argent et desir d'améliorer son sort dans l'ouvre d'Adam Smith »

Dans l’œuvre d'Adam Smith selon Jean-Daniel Boyer de l'argent n'est pas très présent, c'est plutôt le désir d'améliorer son sort. Il y deux observations qui m’ont marqué dans la présentation de Jean-Daniel Boyer : L'argent initiale est un marchandise comme une autre et l'argent doit circuler. Personnellement je ne crois pas que l'argent est une marchandise comme les autres. C'est le sang de la société, si tu donne « cette marchandise » une valeur en soi ça donnerai très vite une thrombose avec tout les conséquences qui vont avec.

Nous avons peur de garder le sang fluide, on stock l'argent et en conséquence nous avons besoin toujours plus de l'argent pour se sentir existentiellement en sécurité. En plus cette argent stocké et un moyenne de dominer les autres qui n'ont pas. Et petit à petit l'argent devient le monstre que nous avons créé nous même, chargé d'une peur existentielle. Pour guérir cette sang de l'économie on doit développer une théorie de la relativité de l'argent* dans laquelle on ne donne pas l'argent une valeur en soi. Pour cela nous avons besoin de créer les conditions qui rend l'économico-politique chroniquement dans « l'ici et maintenant », contraire à aujourd'hui il se situe dans le « demain ça va être mieux** » qui nous oblige de vivre perpétuelle à crédit aujourd'hui.

 

 

 

 

* En bref ça veut dire nous avons besoin de relativiser le valeur de l'argent, de le faire beaucoup moins absolut comme il est aujourd'hui. Le Capital est aujourd'hui notre dieu, qui nous régnons (ploutocratie). Nous avons donné la responsabilité de la fonctionnement de notre société au fonctionnement de l'argent et en conséquence nous sommes en colère et frustré ou nous cherchons la compensation par une réussite ploutocratique qui représente une aliénation de nous même. Qui ne veut pas dire entreprendre est « mauvais », sans entrepreneuriat il n'y a pas de société, c'est un des fondement le plus important de la société. Mais nous avons besoin d'intégrer l'entrepreneuriat avec altruisme. Ça ce n'est fait pas dans un journée mais nous avons de créer aujourd'hui le s conditions pour évoluer dans ce direction.

 

** Qui réduit la politique et les acteurs économique chroniquement à être mensongère.

 

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18/09/2013

Consomme, travaille et paye tes impots, regarde la télé .... et surtout ...

13/09/2013

Revenue de base, une impulsion culturelle

 

ausi visible sur: http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_b...

09/09/2013

L'intégration de l'économie dans la démocratie et la démocratie dans l’État de droit.

L'intégration schématique

 

 

(ou comment un petit schéma pouvait changer le monde ;-) :P :-)  )

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14/05/2013

Un mur de lamentation en Europe!? (1)

- en cours de l'amélioration perpétuelle de l'imparfait -

 

Le sens de l'absurde

La Cour Le Mur des Droits de l'Homme de l'Europe à Strassbourg

 La conscience  de l'europe
Ou comment faire pour (re)vivre l'esprit de loi?

 

Prisonnier de sa propre marketing comme nous tous?

 

J'ai reçu hier un lettre de la Cour Européenne des droits de l'homme concernant la requête 17971/11 et ici un parti d'une deuxième lettre enoyé mars 2012. Début avril cette année j'ai envoyée une troissième lettre et apparemment celle là a aidé la cour de m'envoyer sa premier réponse dans deux ans. Pour me dire que la requête n'était pas conforme les articles 34 et 35 du convention. Pas d'autres explications et une porte qui jamais était ouvert se ferme. Mais j'ai eu la possibilité de mettre en bout de papier dans ce mur de lamentation européenne à Strasbourg. ;-)

Je ne suis pas le premier à qui ça s'arrive......
Mais plus important, comment retrouver une cohésion et réciprocité partagé par chaque individu dans notre société?  Une mission impossible par la concurrence mutuelle! 
Mais qui va le dire à François Hollande, M. Rutte, M. van Rompuy, M. Barosso, . M Bayrou, M. Fillon, M. Gallois, la presse, les économistes, les entrepreneurs, les employées, les Syndicats, les parents, étudiants, enfants et à nous même?

Le mieux est d'essayer de comprendre. Personnellement je ne crois pas au renversement du système. Je vis dans un pays dans laquelle la révolution était plutôt catastrophique. Dans laquelle les institutions ont prit la rôle du Roi, intouchables dans une façon « plus moderne ». Mais je ne suis pas contre les institutions Française, ni celle de Pays-Bas ou d'Europe!!!* Si nous ne voulons croire ou pas ces institutions sont aussi responsable d'un certain stabilité que je suis heureux de percevoir. Et sa mérite cent pour-cent d'être reconnue!!! De ce point de vue je suis conservatrice.

 

Mais pas une conservatisme enfermé en lui même.

Sans une dose sain d'anarchie (l'indignation contre l'abus de pouvoir) et la solidarité et liberté l'esprit conservatrice est mort.

La changement profonde de la société est que possible qu'on accepte que nous ne sommes pas parfait et que nous avons peut être peur de changer nos habitudes. C'est important que nous acceptons que nous sommes ici et maintenant avec tout nos défauts et tout est là. Nous n'avons pas besoins plus ou moins, juste la volonté de voir que l'humanité est sur la même bateau (la terre) et que tout est là. Si on voit que nous pouvons co-opérer et partager, nous gagnerons la dignité d'être humain parmi d'autres, c'est la plus grand récompense que je pouvais imaginer. 

 

*******

 

 

* Oui il y a un côté de syndromisation de stockholm, je dois faire attention!!!! ;-) :P

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29/04/2013

La banalité du mal plus proche que nous voyons

 

Douloureuse exercise de voir soi-même dans ce monde en perte de sens, perte de la raison et l'empathie profonde de la réciprocité. Est ce que nous pouvons tout simplement nous observer sans nécessairement le juger? Créer l'espace et temps d'accepter que nous somme pas parfait!!!??? Voir "la dette" intérieur vis à vis la vie elle même. Non, pas la dette au monde financier ou à une religion, ni monde politique. La dette qui se situe en profondeur de notre âme, que nous devrons protéger qu'il ne soi pas exploité par le monde extérieur. Est-ce que nous pouvons libérer cette dette intérieur sans qu'il soi exploité dans une monde prédatrice?

 

Pour Adolf Eichmann le non-existant, ça n'a pas posé une question, il a juste fait ce qu'il croit est lui demandé, sans donner une signe de vie en lui-même, quand il était dans la viitrine de Jerusalem. En allemagne, Autriche et Hongrie c'était pas tout à fait ça!!!! ;-)

 

Est ce que nous voulons que nous se réveillons ou est ce que c'est plus confortable de ne pas avoir une dialogue avec soi-même? L'autruche est plus profitable!!!! ?? Le monde est telle qu'il est, si je ne fait pas ce que ce monde me demande c'est vite fini. Peut être vous connaissez l'exemple des jeunes étudiants de droit qui enthousiaste commence son étude et pendant et après son étude se rends compte qu'il a perdu ses soi disant illusions? Le monde peut être cruel à ce point, comme il ét certainement aussi pour Monsieur Eichmann, qui sans être conscience a choisit de devenir une sorte de zombie à Jerusalem!

Mais dans sa vie active il n'était pas une zombie il a fait carrière!

 

Sans nous juger ou juger l'autre, mais sommes nous si différents, bien-sur sûr une dégrée différent, est ce que nous avons pas perdu aussi pour un parti le lien avec l'essence vitale caché en chaque être humain? Est ce que nous voulons que chacun est capable de réfléchir lui même, de se sentir vivant en relation avec la vie même?

 

Sa ressemble plutôt comme une sorte d'anarchie incontrôlable en premier vue, non?

 

 

Est-ce que la banalité du mal, n'est pas partout dans notre société en perte de raison sain et de la sens. Chacun se bat pour soi sans cohérence et lien hors notre petit monde, dans notre petit cinéma de Platon isolé des autres? Est ce que la politique, la commerce, la religion veut que nous évoluons vers une sorte de liberté intégré ou nous préférons que l'autre reste dépendant un façon ou l'autre de nous?

 

Un petit blabla après que j'ai vue l'excellente film de Margarethe von Trotta, Hannah Arendt hier.

Quand Claude Lanzmann repond à Hannah Arendt Marianne (ajouté 13-5-13)

 Claude Lanzmann, les procureurs se calmeront (ajouté 23 mai 2013)

deux articles par Aude Lancelin pour le sorti de documentaire de Claude Lanzmann: Le dernier des injustes: 

 

 

 

Claude Lanzmann, le dernier des géants?

 

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25/12/2012

I. Les différents niveaux d’observation (juridique)

Informations complémentaires concernant requête Cour de Droit de l'homme à Strassbourg no. 17971/11

évolution liberté 'Freedom' van Zenos Frudakis

Freedom de Zenos Frudakis

 

Juridiquement, la question suivante est au centre de cette requête :

 

Les revenus des intérêts ont-ils été imposés à juste titre dans l’impôt sur les sociétés 2007 ?

 

Si l’on considère uniquement la législation néerlandaise relative à l’impôt sur les sociétés de 1969, l’imposition est entièrement justifiée, ainsi que s’accordent à le reconnaître toutes les parties impliquées, y compris le soussigné. Par ailleurs, la Cour de justice néerlandaise indique que la Cour européenne des Droits de l’Homme elle-même, dans des jugements pertinents, reconnaît l’hypothèse voulant que l’argent vaut de l’argent en soi, sous la forme d’intérêts.

 

Juridiquement parlant, la procédure néerlandaise n’était pas vraiment réalisable, étant donné que le juge ne peut pas confronter la loi sur l’imposition des sociétés à la constitution. Pour le soussigné, cela signifie qu’il n’est pas question aux Pays-Bas de la nécessaire séparation des pouvoirs, ce qui interdit quasiment toute indépendance de la justice. Il importe d’ailleurs de constater que l’hypothèse voulant que l’argent vaut de l’argent en soi est devenue une sorte d’évidence et qu’elle est, de fait, devenue inhérente à l’ADN de notre système politico-économique et ainsi, dans une large mesure, inhérente à l’être humain. Ouvrir le débat sur ce thème équivaudrait à faire exploser le système actuel et, dans ce cadre, il convient de noter que le soussigné tente précisément de placer cette explosion artificielle du système au centre des débats. ;-) C’est un épineux paradoxe qui ressort de cette requête et nous devons créer un espace pour l’analyser et le juger sans parti pris. Pour le soussigné, l’acceptation de cette requête à la légère constituerait une catastrophe pour le moins aussi importante que le fait de l’ignorer purement et simplement.

 

Cette requête tente de dévoiler l’injustice du système auquel nous participons tous. Elle ne vise donc pas l’État néerlandais mais le système auquel nous nous sommes soumis, y compris les pouvoirs publics. Il ne s’agit donc pas ici d’une question de culpabilité, mais bien de prise de conscience du système dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ce n’est qu’alors qu’un changement constructif et durable sera envisageable.

 

Une société est basée sur des conventions. Une d'entre elles est le fonctionnement de notre système monétaire.

 

« …. L'excistence de l'argent n'est pas naturelle mais instituée par la loi. » (Aristote, Ethics 1133)

 

C'est sur l'analyse des effets de cette convention que les économistes basent leurs théories scientifiques. Un philosophe est un poseur de questions qui, tôt ou tard, examine les conventions et les soumet à débat. Ce que les économistes sont moins enclins à faire car c'est des fondements mêmes de la science économique qu'il pourrait vite être débattu, au risque de découvrir que leur science s'avère ne pas être une science mais une convention temporaire.

source: Le LEURRE politico-économique

 

Par cette requête, le soussigné tente de parvenir à une intégration des différents niveaux d’observation juridique, afin de permettre un renforcement du contenu de la constitution néerlandaise et de la Convention européenne des Droits de l’Homme, de telle sorte que nous puissions nous y reconnaître, avoir conscience d’en faire partie à l’échelle individuelle et exercer une influence dans ce domaine, grâce à nos propres réflexions et à nos propres actions, dans un lien avec la terre et la société dans laquelle nous vivons.

 

traduction: Language unlimited

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