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16/02/2015

Club of Rome (arte) 40 années après ........ les limits de la croissance!!!

Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Pascal Lamy, M. Sapin, François Hollande, Macron etc. etc. réfléchis trente secondes sur ce que vous êtes en train de faire chaque jour! Est-ce que vous continue de rester des représentants d'une religion politico-économique pour que la machine bureaucratique continue de marcher?

La laïcité apparemment ne touche pas la religion la plus important et la plus destructive aujourd'hui: que l'argent valle l'argent de lui-même.

 


Ou comment dire, que la politique (droit/gauche tout confondue) essaie aujourd'hui de gouverner une illusion bureaucratique!?

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07/02/2015

Les idées (politiques), les médias et ..... les mises en œuvre éternellement pour plus tard ....


Michel Crozier

Le dernier billet j'ai arrêté en me demandent: Comment dépasser la rhétorique politique?

Le jour après un ami me parle de Michel Crozier, un sociologue d'organisations qui a entre autre travaillé sur la bureaucratisation, les systèmes et l'individu la dedans.

Si on observe un peu de l'extérieur la fonctionnement de la France comme état et société c'est assez particulier. Moi je suis né au Pays-Bas dans une sorte Aveyron Néerlandais l'Achterhoek et quand on voit la France pour la première fois, il y a des généralités  qui sautent aux yeux:

  1. La hiérarchisation (politique et société) sans fin  et sans cadre et très peu de conscience*
  2. Les idées semblent être plus importantes que la mise en œuvre (Laïcité, Droit de l'homme, la Constitution etc. etc. une liste sans fin.)
  3. La pire mariage institutionnel entre le capitalisme et le communisme
  4. Un carriérisme institutionnel (privé et public) individuelle, sans âme comme une fuite à l'avant chronique par une sorte de peur de soi-même. (Biensur très fort en lien avec le premier point!)
  5. Un drôle de paradoxe de l'amour vivant de la campagne et patrimoine et l'abandon de cette même ruralité (peut être en relation direct avec les quatre premiers points mentionné?).

 

* Si vous comprenez cette observation vous comprendriez pourquoi nous ne sommes pas encore commencer de mettre en place: la démocratie et l'état de droit. Nous sommes encore dans la cave de platon ou en visualise les images de la démocratie et l'état de droit sur le grand écran sans les vraiement mettre en oeuvre dans notre quotidien! Pour le moment nous sommes dans le spectacle avec notre pape François dans notre cave platonniène avec une cinéma politique pour le moment sans fin. ;-)

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photos prise du site de marianne et/ou gigistudio.over-blog.com

Ce n'est pas que en France que cela existe, c'est dans tous les pays occidentaux bureaucratisé, mais la France porte un drôle de paradoxe en elle plus extrême que d'autres pays: les grandes idées humanistes (les lumières) et une hiérarchisation de société (envie d’être roi dans un domaine ou l’autre) comme une fuite à l’avant chronique contre l’esprit des lumières. Qui explique peut-être le paradoxe français : faire la révolution, sans faire la révolution en permanence. On essaie de faire de réformes fragmenté, mais il n’y a pas d’intégralité dans ces réformes, alors on proteste et on proteste, mais au fond rien ne bouge ! Seulement en retrouvant un sens commun partagé la réforme (la révolution intérieur) peux avoir lieu.

 

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Prise du site de Michel Crozier:

Mais oui, la mise en œuvre compte !

Il y a un an, le 23 Mai 2013, Michel Crozier se taisait. Il va sans dire que sa voix claire et directe nous manque. En 1998, il déclarait à propos des responsables politiques "la philosophie [des politiques français], c’est que l’idée est primordiale. Et moi, je suis en opposition très forte, c’est pas l’idée qui compte, c’est la mise en œuvre." En 2014, la France apparaît comme une société toujours "bloquée" et ses politiques n'ont pas changé. Finalement, ce débat ne repose pragmatiquement la question de la formation des hommes et des femmes politiques, et de tous ceux et celles qui participent à la construction des politiques publiques en France ?

 

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20/01/2015

... ou comment notre intellectualisme binaire est en train de récupèrer les évènements

je suis charlie,je ne suis pas charlie

Ou autrement dit, comment dépasser :

le Oui, cent pourcent versus le Oui, mais ......

Si nous les républicaines ne comprennent pas que notre république n'a plus grand chose de plus que des bonnes intentions (depuis deux siècles) et pour le moment n'a pas beaucoup plus qu’une jolie façade, on risque de rater encore une fois de plus de se poser des vrais questions!

Mais, un oui intellectuel isolé (comme une vérité abstrait) ne peut pas jamais prendre racine en nous, ni dans la société.

Pour une véritable laïcité vivant en nous et dans la société on doit au moins essayer de créer les conditions dans laquelle l'esprit de la laïcité peu réveiller. Aujourd'hui nous se ne rendons pas compte comment nous sommes enfermé dans nos habitudes, nos petit vérités pour se tenir debout, pour justifier nos injustices pour tenir notre position/carrière, avec l'excuse : parce que la société fonctionne comme ça. (ici il se trouve la clé de façon parler "tout")

Qui veut dire que nous sommes quelque part des morts vivants qui ne veulent pas se réveiller, parce que en ce moment-là on se rend compte c'est même qui a co-construit la société dans laquelle on vie.

C'est ici ou aussi se trouve le oui, mais........, même s’il est dans l'abstrait un OUI, CENT POURCENT.*


*Si nous pouvons nous-même aussi voir comme des imams de la laïcité, ça pouvais aider de voir la complexité et approfondir l'extrème importance de la laïcité.

 

 

.... et oui l'humour est probablement un des plus grands médicaments dans ce processus

 

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27/12/2014

La rémunération de l'esprit d'entreprise par Paul Jorion

Un des articles (pour moi) le plus importants sur le blog de Paul Jorion!!!

 Un texte que j'espère est une bonne base de départ pour nettoyer la science (politico-)économique de son côté réligieux aujourd'hui. J'ai pris une autre chemin que Paul Jorion, mais cette texte est intéressant comme base pour mieux comprendre l'économie (politique).

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La rémunération de l’esprit d’entreprise

(sur le bog de Paul Jorion vous trouverai en plus un débat, analyse, discussion et/ou dialogue sur ce billet!)

1 novembre 2014 par Paul Jorion |

Je publie cet extrait du manuscrit du livre que je consacrerai à la pensée de Keynes comme un élément au débat ouvert par la publication du « billet invité » d’Édouard intitulé Réflexion sur la taxation des dividendes et plus-values.

On dit que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de production. C’est une bonne approximation, si ce n’est que l’on est alors immédiatement confronté à la difficulté de définir ce que l’on inclut dans les coûts de production. Il est classique aujourd’hui d’y inclure les salaires, et c’est ce que les règles comptables enjoignent de faire, mais est-ce légitime : les salaires ne sont-ils pas la récompense des avances faites en travail dans le processus de production, au même titre que les avances faites en terre par le propriétaire foncier, en fonds par le capitaliste et les avances en supervision/coordination de l’entrepreneur ? Et le paiement des intérêts ? Les intérêts ne sont-ils pas une part du surplus au même titre que le profit de l’entrepreneur ?
 

Si l’on repart de la structure prototypique du capitalisme qu’est le contrat de métayage tel que pratiqué aujourd’hui encore dans l’agriculture et dans la petite pêche, plutôt que de s’intéresser aux coûts de production, il vaut mieux concentrer son attention sur les coûts de la perpétuation de l’unité de production : du renouvellement du dispositif de production, et considérer que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de renouvellement. Sur le prix de vente il y aurait aussi beaucoup à dire mais je le traiterai séparément.

Je reprends mon exemple très simple du métayer qui cultive du blé, qui est lié au propriétaire de la terre par un contrat stipulant la part de sa moisson qu’il lui doit, et qui emploie des journaliers. Je simplifie à outrance mais c’est pour augmenter la clarté de l’exposé. Le surplus, c’est la différence entre les 20 grains sur l’épi et le grain unique qui a germé, a crû et s’est transformé en l’épi. Mais trois parties sont en présence : propriétaire, métayer et journaliers, qui se considèrent (légitimement ou non) comme les catalyseurs du processus qui a transformé un grain en vingt grains, en raison des avances qu’ils ont consenties pour rendre le processus possible. 

Qui reçoit exactement quoi est alors le produit d’un rapport de force entre ces trois parties en présence : propriétaire, métayer et journaliers. Et ce rapport de force est lui-même déterminé par la concurrence de chacun à l’intérieur de sa catégorie, c’est-à-dire de sa rareté ou de son abondance relatives au sein de la catégorie à laquelle il appartient, face à une autre catégorie économique avec laquelle la première combinera ses efforts : beaucoup ou peu de métayers en puissance par rapport au nombre de propriétaires présents, beaucoup ou peu de journaliers en puissance par rapport au nombre existant de métayers, etc. Quant au prix de vente, il est le produit du rapport de force entre vendeurs et acheteurs potentiels pour la marchandise ou le service, mais comme je l’ai dit, j’y reviendrai.

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01/12/2014

Une monde invisible existant à nos portées !?

 

Je ne connais pas Yann Lipnick, mais j'étais très touché en regardent cette interview avec lui. Intuitivement ça me parle fort, mais rationnellement je n'en comprends rien! Mais c'est un plaisir d'écouter Yann Lipnick dans ce vidéo, que j'ai envie de partager avec vous sur ce blog (visité par plus ou moins un mille visiteurs uniques par mois)

Site de Yann Lipnick

 

06/11/2014

Un peu de confiance dans l'homme (nous même) quand même!!!???

Concernant (« notre ») probable démarche d'installer des éoliens industrielles sur le Puech Guilhem à Montjaux (Aveyron)

Je me sentai encore « groggy » le lendemain après avoir participer à une réunion d'information, quelque part surréaliste.

Peut-être c’est ça la réalité, que la politique même locale est (devenue) un domaine surréaliste.!? 

puech guilhem,montjaux,candades

 

... je me rends naïvement compte: qu'on est encore loin, loin d'essayer de s'entendre ou comprendre au ou moins de retrouver une base commun à partir laquelle un dialogue deviens peut être possible?

Nous n'avons pas réussie de faire, malheuresement! 

(Curieusement je me sens pas en colère mais plutôt triste.............)

 

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Ou autrement dit: comment dépasser notre facilité que la machine fait les choix pour nous!?

Si, le résultat annoncé sur papier pour nous est le plus important critère pour faire nos choix, comment avoir un meilleur maîtrise intégré sur la réalité aujourd'hui?! C’est impossible on court chroniquement derrière « les choses » et on peut construire « rien de durable » au sein de la société, même si c'est renouvelable! ;-)  (Nous vivons d'un certain façon chroniquement « hors sol ») Nous avons créer façon parler et en réalité le système le plus efficace pour déresponsabiliser nous mêmes (dans le privé et dans le public.)

Si nous avons même localement les mêmes reflex qu’en « Paris » ou « Bruxelles », comment on veut que ça change au niveau de la communauté des communes, département, la région, nationale ou européenne ?

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Oui, c'est même en dehors la question et réponse binaire « pour ou contre les éoliens industrielles »

Si nous ne croyons pas un petit peu en l'homme (sans devenir naïve) on ne sera jamais capable de sortir le cercle vicieux* destructif que nous avons mis en place pour « gérer le monde » même pas dans notre petit monde à Montjaux.

Pour le moment c'est l'inconscience (le léviathan suïcidaire) qui règne, même si je sais que il y a aussi heureusement beaucoup de bon volonté partout et même au sein de notre municipalité. Mais nous sommes prisonnier d'un labyrinthe technocrate/bureaucrate pré-programmé « chacun pour soi », qui fait les choix pour nous: le levier comptable qui nous rends « riche » plus vite. Mais à quelle prix?????!!!! Comment sortir cette prison technocrate et essayer de donner vie à notre bonne volonté!? Ça demande surtout du courage à l'intérieur de nous-même pour le faire vivre en relation avec « les autres »!

 

 Vendredi soir 7 novembre le Conseil Municipal va évaluer la décission prise.

 

 

* le profit comptable avant l'homme chroniquement

texte strictement au titre personel

14/09/2014

« Il vaut de la croissance pour payer les intérêts » Paul Jorion

Une phrase clé qui montre tôt ou tard la fin de la politico-économique comme on connait aujourd'hui!

Emmanuel Macron pour qui tu bosse?

 

Emmanuel Macron bosse comme presque nous tous pour "la finance" et pas pour la démocratie, la société, l'état de droit, l'économie, nous même, l'autre, la vie.

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06/09/2014

La bombe politico-financo-juridique à retardement et à désamorcer (II)

 

timebomb in the heart of europ, the economist

 

Sujets à traiter dans

« un mirage contre l’autre mirage (I) »

 

Est-ce qu’on vit tous dans la même économie (et société) ?

Et avec cette question aussi la question : est ce que nous vivons tous dans le même état de droit ?

Autrement dit : est-ce que aujourd’hui le bien commun politique égale le bien commun des individus et la société ?

 

 

Concurrence/compétitivité, hiérarchisation et le fonctionnement de la politique et l’individu dans tout cela.

La compétitivité, un royaume (prison) de comparaison sans base et cadre commun.

La compétitivité et le marché libre une contradiction chronique ou deux piliers de l’économie inconsolable.

La communication direct et indirect dans un environnement ce compétitivité.

La concurrence efficace pour tout le monde ? Et quelle rôle (in)dépendant joue la politique (gouvernement) ?

 

« Gagner de temps » ou « « rien faire » est le moteur de la bombe à retardement au cœur du système politico-financo-juridique d’aujourd’hui alimenté par nos peurs/insécurité intérieur de faire face à la réalité.

Ou autrement dit : comment maintenir nous-même prisonnier dans notre religion politico-économique dans laquelle (surtout inconscient) nous pouvons vivre de ce qui n’est pas encore produit. *(C’est celui-là : la bombe de retardement à désamorcer en se mettant en face de cette difficile réalité)

Entre marteau et enclume même pour l’homme le plus puissant au monde. (psychologie)

L’absence quasi-totale de la liberté de l’expression aujourd’hui : De celui qui me donne à manger, ses paroles je vais exprimer.

Prisonnier entre dette bureaucratique & profit bureaucratique.

 

Autrement cyniquement dit mais pas à tort: Faire des profits et laissez (en parti les coûts) aux autres/le bien commun chronquement. ** L'état est dans une position intenable/impossible sans  changer sa propre (notre) contexte/paradigme politico-économique comme nous faissons aujourd'hui.

Je suis pour l'entrepreneuriat (c'est pri-mordial!!!!), mais si nous (l'état) sommes naïves et stupide ils font nous bouffer entièrement en devastant/détruissant la terre entier dans mons de cents ans!

Après la fragmentation et division de la vie politique, économique et juridique vers l’intégration.

Les priorités et les choses secondaires ou comment sortir de son amalgame politique, économique, médiatique et juridique ?

Quelle équilibre «pour le système général » et comment créer la dynamique « dedans » et « le cadre autour » ?

Quel rôle pour l’argent ou comment relativiser la valeur de l’argent sans perdre sa grande utilité ?

 

 

- à suivrre ailleurs ............................................. .......................... et partout -

 * autrement dit: vivre au dessus de nos moyens propre chaque instant. je fait parti!!!!!

** Si les rédactions des programmes d'actualité auront compris cela, quelle boulversement de conscience et quelle potentielle ouverture  pour voir  à nouveau le monde dans laquelle nous vivons tous! Maintenant nous sommes dans une éternelle repetitition des argument sans racines et sans changement d'esprit ni conscience. ;-)

31/08/2014

« L’autre politique est un mirage » (1)

emmanuel_macron.jpg

Tentative constructive de décortiquer  l'interview avec le (avant) nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron.

 

L’article dans Le Point : Emmanuel Macron : « L’autre politique est un mirage »

 

Un constat et priorité :

Promouvoir la compétitivité et prendre au sérieux de budget en donnant visibilité, cohérence, stabilité et de la constance …………………………….. et donc la croissance.

 

Obstacles et challenges :

Politique (et) national :

Les annonces de l’exécutif sont brouillées par le trouble créé par ceux qui prétendent défendre une autre politiques. Relancer l’économie avec l’argent public que l’on n’a pas serait illusoire. L’image d’austérité qui colle au gouvernement.

La difficulté politique actuelle s’explique par le fait que beaucoup de mesures difficiles et nécessaires sont prises, mais que notre situation économique – en particulier le taux de chômage – ne s’améliore pas assez vite.

« L’autre politique » est donc un mirage ; c’est un scénario qui s’arrête au premier jour et ne sait pas écrire le jour d’après. Il traduit seulement l’impossibilité pour certains de faire confiance à l’intelligence des Français, qui seraient, à leurs yeux, incapables de comprendre la situation. Ils se trompent : pas un Français aujourd’hui ne pense que la France peut continuer comme elle fait depuis vingt ans !

Que proposent ceux qui veulent laisser filer la dette ? Que les plus jeunes, à qui nous transmettrons déjà de lourds défis, paient en plus les dépenses courantes que depuis des années on ne sait pas ou qu’on ne veut pas réduire ? Cela dit, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin qu’une baisse de 50 milliards en trois ans, parce que cela poserait un problème d’exécution, créerait des remous politiques et des tensions sociales, et alimenterait le risque déflationniste. De plus, lorsque l’inflation est quasi nulle, faire des économies devient plus difficile, car les moindres indexations ou les gels de prestations ne rapportent, alors, presque plus d’argent.

Tuer l’impôt, non, mais c’est vrai que la fiscalité a trop augmenté. Cela n’a pas été assez anticipé, et j’y ai ma part de responsabilité. Pour tenir les engagements budgétaires à un moment où la zone euro était en danger extrême, il fallait augmenter les impôts. Simplement, cela a été fait alors que nos prédécesseurs avaient eux-mêmes décidé plus de 30 milliards d’euros de hausses d’impôt en fin de mandat… Au total, entre 2010 et 2013, les impôts ont ainsi augmenté de plus de 60 milliards d’euros. L’exécutif n’avait certes pas beaucoup d’options à l’été 2012, mais c’était trop.

La réalité nous invite à réfléchir aux droits réels de tous – y compris et surtout de ceux qui n’ont pas  d’emploi. On oublie que, historiquement, la loi servait à protéger les plus faibles, alors qu’aujourd’hui la surabondance de lois peut au contraire handicaper les plus fragiles. Il faut donc redonner de la place au contrat.

Il est clair que dans notre pays, qui a besoin d’investissements, la structure et le niveau de fiscalité ne sont plus adaptés.

Mais cela suppose que chacun prenne ses responsabilités, syndicats mais aussi patronat, et sorte des postures, qu’elles soient conservatrices ou jusqu’au-boutistes. Soit le dialogue social peut accompagner et concrétiser cette volonté réformatrice, soit l’exécutif doit prendre ses responsabilités et ouvrir une nouvelle phase du quinquennat, comme Schröder a su le faire en Allemagne entre 2003 et 2005.

 

Européen, mondial, financier :

L’Europe, comme beaucoup des économies avancées, souffre d’un problème de croissance potentielle faible. A cela est venue s’ajouter une crise financière et bancaire qui a montré les fragilités de l’architecture même de la zone euro.

Il est vrai que la gestion de ces crises a asphyxié les économies – trop de pays ont fait la même chose au même moment ou presque, et trop peu ont résolu les fragilités de leurs systèmes bancaires, notamment. Il est vrai également que la politique monétaire européenne est beaucoup plus frileuse qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, où les achats massifs de titres publics ont été l’un des principaux moteurs du redécollage.

La difficulté supplémentaire sur ce sujet, c’est qu’il y a toujours un doute sur la parole de la France, qui n’a pas respecté ses engagements en 2003 ni en juin 2007. Il faut en tenir compte.

Ce qu’on peut demander à l’Allemagne, c’est de repenser avec nous les équilibres de la politique économique européenne, mais en aucun cas il ne faut lui donner des leçons ou la clouer au pilori.

Le paradoxe, c’est que nous devons porter en Europe une inflexion pour plus de demande et moins d’austérité budgétaire parce que certains pays ont été trop loin en ce sens sous la pression bruxelloise, mais que la France doit quant à elle poursuivre le travail précisément parce qu’elle a encore nombre de réformes à faire et n’a jamais conduit un ajustement budgétaire trop brutal. Ce que nombre de décideurs et d’économistes dénoncent à juste titre depuis quelques mois, c’est la politique d’austérité généralisée qui a été trop pratiquée en Europe ces trois dernières années – mais personne ne reproche à la France de faire les économies nécessaires au bon rythme et de se réformer.

Il faut donc créer la dynamique d’une double politique : au niveau européen, répondre à la trop faible demande et donc prendre le temps nécessaire pour les mesures budgétaires, accroître l’investissement pour certains pays qui le peuvent, comme l’Allemagne, et décider d’une initiative pour l’investissement public au niveau de la zone euro ; et, pour la France, accélérer sa modernisation pour plus de compétitivité et mener les économies raisonnables auxquelles elle s’est engagée.

 

La psychologie politique/humain :

Ces postures relèvent de la maladie infantile du système politique français. Pour paraphraser Clemenceau, le destin de la France est trop important pour être confié à quelques-uns qui n’ont jamais croisé la réalité de la vie économique contemporaine.

 

Quoi faire, les Mesures :

Pacte de responsabilité :

 

Le CICE (Crédit de l'Impot pour la compétitivité et l'emploi)

Article dans le Monde sur les failles de CICE

Il faut continuer à réduire les dépenses publiques, mais accélérer sur la compétitivité. C’est le moment de passer à l’étape deux de la modernisation du marché du travail, parce que cela n’a pas d’impact déflationniste et peut restaurer la confiance.

Ensuite, nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations.

Il s’agit de sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui n’ont pas d’emploi, en particulier pour les jeunes et les Français d’origine étrangère. Mais c’est difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche.

… moins de normes, de contraintes, plus d’initiatives. (logement)

 

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11/06/2014

Interview Jérome Kerviel par Darius Rochebin(RTS-Suisse)

Est ce qu'il y a quelque chose qui a changé?