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07/11/2015

Montjaux: Ploutocratie ou démocratie? ....... ou l'effet Gulliver en Aveyron!

 

Ce billet était mis en ligne avant en novembre 2014 suite à la décision du conseil Municipal de laisser faire un étude de faisabilité d'un projet de 5 éoliens industrielles au Puech Guilhem en haut de Montjaux.

Je remets aujourd'hui parce-que le Maire de Montjaux a écrit un édito en avril 2015 dans laquelle il parle de « Gulliver ». Il décrit ce qu'il arrive aux petites communes c'est comme un naufrage. Bien écrit, mais peut être aussi une approche/observation fragmenté  et isolé qui montre, c'est difficile de voir de liens entre les différents événements sociaux et politico-économique.
Le
public
 est devenue, inconsciemment pour le plus part, collabo du Privé  et en conséquence a perdu sa crédibilité de parler pour le bien commun , son vrai bouleau initiale.

A lire avec un clin d’œil!!!! On peut parler d'un effet Gulliver quand on regarde façon parler pas plus loin que la longueur notre propre nez et tout nos petites décisions et observations (court-termiste chronique) ensemble créent une matrice qui nous emprisonne et après on se demande mais comment c'est possible (ou même pas!!!)?? Et en suite on devient des Don Quichotte's pour battre les moulins à vent sans regarder l'origine de ces moulins à vent que nous avons créé nous même. Ici se trouve la cercle vicieux dans laquelle le système politico-économique (le matrice bureaucratique dans laquelle Gulliver se trouve) que nous avons mis en place. A lire avec un clin d’œil, autrement l'essentiel ne peut pas se voir. Les éoliens industrielles à Montjaux sont juste une exemple, d'un logique court-termisme (comptable) institutionnalisé en occident qui nous fait courir chroniquement derrière les faits. Je ne suis pas contre les éoliens, mais je suis pour les éoliens citoyen et pas industrielles ou on laisse le facture chroniquement au futur. Autrement dites: nous ne sommes pas capable de voir un lien entre ce qui nous apporte et ce qui nous coûte et on croît c'est une naufrage quand le système étatique nous étrangle avec ces règles, lois et mesures sans fin et souvent sans l'esprit commun à causse d'une approche politico-économique fragmenté. 

Comme j'écrit sur le pamphlet le LEURRE politico-économique :  

.. ou comment un simple levier comptable a emprisonné l’économie, la démocratie, l’état de droit et peut-être le pire de tout: notre conscience.
La chasse au profit a une revers: la production des lois, règles et mesures sans fin, parce qu'on joue cache cache derrière ces « vérités » bureaucratique, sans prendre de responsabilité, ni individuellement ni collectivement. C'est ici se trouve le drame politico-économique sans fin pour le moment.

 

Les billets concernant les éoliens industrielles à Montjaux

 

Le conseil municipal de MONTJAUX, de gauche à droite :

Christophe CARTAYRADE, Arnaud MARIGNAC, Christian GAUBERT (3ème adjoint), Arlette BOUDES, Philippe CAVALIER, Jean FROMENT (Maire), David ROQUES, Delphine COMAYRAS, Jean-Claude FOURNIER (1er Adjoint), Lydie VALETTE, Christian BOUDES (2ème Adjoint).

 

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Ici ma réaction du premier coup

La démocratie en général est limité à jouer un rôle dans la marge aujourd'hui, c'est le fonctionnement ploutocrate* en nous qui décide pour le plus grand part et oui aussi malheureusement à Montjaux. Nous avons les mêmes reflex politico-pavloviène comme à Paris ou Bruxelles en conséquence la démocratie vient pour le moment pas d'en bas. La seule endroit ou le démocratie peu commencer c'est en nous-même. Il peut jamais venir de Paris ou Bruxelles. Et oui ça demande de courage d'observer et réfléchir soi même, échanger nos points de vues! Pas pour gagner le débat mais pour approfondir le débat et nos actions dans un esprit de l'intérêt général. Ça ne marche pas avec un baguette magique, mais par les hommes et femmes qui ont ni peur d'eux mêmes et ni peur de l'autre. Aujourd'hui on voit ici à Montjaux on n'ose pas de parler des sujets qui sont difficile et complexe et alors ça s'arrête quand s'apporte, fin d'analyse. Un signe de tristesse et pauvreté intérieur ......... comment dépasser nos peurs pour enrichir notre vie en commun???? Tout le monde le souhaite, mais on fait le contraire.... ????!!!!!

Il y a du boulot pour nous tous!!! C'est ça aussi la démocratie! Mais pour le moment ça existe que dans un dictionnaire!!



Il n’y a pas pour le moment le courage de réfléchir vraiment sur les conditions dans laquelle nous sommes contraint de prendre les décisions politico-économique! 

(on peut parler d'un effet Gulliver, libre après le bulletin municipal de Montjaux avril 2015)

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25/09/2015

Éoliennes: du vent et surtout plein de fric par Fabrice Nicolino (Charlie Hebdo)

Mot avant: Et le rôle du "pouvoir public", réduit à devenir "l'idiot utile" au système!!!???

Et qui va payer le pain béni pour le propriétaire et les communes, les subventions aux industrielles etc. au finale?? Le simple con-sommateur au "futur", l'autre idiot utile au système!!!!????

Le libre marché, il y a rien mais rien de libre dans ce marché basé sur les rapport de forces entièrement libérer d'un éventuelle bien commun.

On a besoin que trois cellules (pas deux, trois!!!!) de notre cerveau pour comprendre qu'on sème ici locale la fuite à l'avant, et c'est pas Paris ou Bruxelles mais ici nous les gens encore un peu avec les pieds sur terre à Montjaux, Aveyron.  C'est un mystère pour moi, même ici aveuglé par nos propres moulins à vent, vidé du bon sens et la raison ????!!!!

 

Charlie Hebdo – 23/09/2015 – Fabrice Nicolino –
On est très loin des rêves de Reiser, il y a quarante ans. Au lieu de l’autonomie énergétique pour tous, Areva, EDF, Total Alstom ont fait main basse sur le pactole du vent. Ça rapporte et ça ment Beaucoup.
Ce n’est pas tout à fait du vent, mais ça rafraîchit. Selon un audacieux communiqué du Syndicat des énergies renouvelables (SER), « la France vient de franchir le cap des 10 000 mégawatts éoliens raccordés au réseau. […] Le parc éolien français permet d’alimenter en électricité un peu plus de 6 millions de foyers, soit plus que […] la population d’Ile-de-France ». Les communicants du SER sont d’habiles filous, car tout est vrai, bien que tout soit faux. Le premier mouvement est simpliste, mais permet de tromper le journaliste feignasse : 10 000 mégawatts, mazette, c’est du lourd ! Le deuxième est là pour achever le gogo : 6 millions de foyers, c’est au moins 13 millions de personnes !
Sans titreRien à dire, sauf que c’est bidon. Sans parler des problèmes complexes liés au stockage, donc à la distribution, etc., les problèmes techniques dus aux facéties du vent interdisent une production en continu. Ainsi, dans l’état actuel, aucun foyer n’est directement alimenté par les éoliennes, et l’électricité produite par l’énergie du vent n’est qu’un tout petit complément, soit 3,1 % du total. Car, si en 2014, la production électrique nette en France, a atteint 540,6 térawattheures (TWh), celle des éoliennes ne compte que pour 17 TWh. Alors, pourquoi ce grand bluff du SER ? Parce qu’il lui faut épater le monde, et chaque jour un peu plus. Tu vas voir, ami lecteur, ça vaut le dérangement. Les éoliennes, même si ça n’y ressemble pas, c’est comme des vaches à lait. Le marché atteint environ 3 milliards d’euros par an, et le parc installé dépasse les 5 000 grosses éoliennes, chiffre qui pourrait doubler d’ici quelques années seulement. A la tête du SER ? Jean-Louis Bal, qui a fait ses nobles classe dans le public – il dirigeait le service des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) – avant de mettre son carnet d’adresses au service d’industriels privés.
Du pain béni pour les élus
Et quel industriels ! On trouve au conseil d’administration du SER une magnifique bande de philanthropes EDf et Areva, mais aussi Alstom – les turbines du délirant barrage des Trois-Gorges (en Chine), c’est elle -, la Compagnie nationale du Rhône – les gros barrages dégueus de chez nous –  Total et Sofiprotéol-Avril pour les nécrocarburants. Ce très puissant lobby a, comme on se doute, de nombreux amis dans les ministères de gauche comme de droite. Et il a réussi un tour de force qui n’est pas à portée d’un débutant. Via une obscure « contribution au service public de l’électricité » (CPSE) ponctionnée sur les factures d’électricité, EDF achète sur ordre la production éolienne à un prix deux fois supérieur à celui du marché ! Qui paie donc pour le grande industrie ?
no-corruptionNous, patate. Compter 5 ou 6 milliards d’euros chaque année, selon les grands teigneux de la Fédération environnement durable (FED). Celle-ci (environnementdurable.net) est peut-être bien de droite et soutenu par l’ex-président Giscard, mais ses 1 057 associations ont souvent des histoires hallucinantes à raconter. Notamment à propos de ces armées de commerciaux déchaînés par l’appât du gain, qui font le tour de France en toutes saisons pour attirer de nouveaux candidats. Et il s’en trouve aisément, car les mieux organisés parmi ceux qui louent leurs terrains peuvent empocher jusqu’à 100 000 euros par an.
On reviendra sur ce dossier démentiel, mais il faut encore parler de la corruption qui accompagne gentiment les installations de mâts, pouvant atteindre 130 mètres de haut. Dans son rapport de 2013 publié à l’été 2014, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) notait sans emphase : « Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant les élus locaux. » La combine est simple : un maire rural fait voter le principe d’un parc éolien et, comme par extraordinaire, on le retrouve ensuite sur des terrains lui appartenant ou appartenant à ses proches. Depuis dix ans, les condamnations d’élus pleuvent, mais tout le monde s’en fiche. C’est si bon, le fric.
Je t’entends mal, lecteur. L’écologie dans tout ça ? Avec Alstom, Areva et Total ? Je vois que tu es blagueur.

 

 

16/02/2015

Club of Rome (arte) 40 années après ........ les limits de la croissance!!!

Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Pascal Lamy, M. Sapin, François Hollande, Macron etc. etc. réfléchis trente secondes sur ce que vous êtes en train de faire chaque jour! Est-ce que vous continue de rester des représentants d'une religion politico-économique pour que la machine bureaucratique continue de marcher?

La laïcité apparemment ne touche pas la religion la plus important et la plus destructive aujourd'hui: que l'argent valle l'argent de lui-même.

 


Ou comment dire, que la politique (droit/gauche tout confondue) essaie aujourd'hui de gouverner une illusion bureaucratique!?

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07/02/2015

Les idées (politiques), les médias et ..... les mises en œuvre éternellement pour plus tard ....


Michel Crozier

Le dernier billet j'ai arrêté en me demandent: Comment dépasser la rhétorique politique?

Le jour après un ami me parle de Michel Crozier, un sociologue d'organisations qui a entre autre travaillé sur la bureaucratisation, les systèmes et l'individu la dedans.

Si on observe un peu de l'extérieur la fonctionnement de la France comme état et société c'est assez particulier. Moi je suis né au Pays-Bas dans une sorte Aveyron Néerlandais l'Achterhoek et quand on voit la France pour la première fois, il y a des généralités  qui sautent aux yeux:

  1. La hiérarchisation (politique et société) sans fin  et sans cadre et très peu de conscience*
  2. Les idées semblent être plus importantes que la mise en œuvre (Laïcité, Droit de l'homme, la Constitution etc. etc. une liste sans fin.)
  3. La pire mariage institutionnel entre le capitalisme et le communisme
  4. Un carriérisme institutionnel (privé et public) individuelle, sans âme comme une fuite à l'avant chronique par une sorte de peur de soi-même. (Biensur très fort en lien avec le premier point!)
  5. Un drôle de paradoxe de l'amour vivant de la campagne et patrimoine et l'abandon de cette même ruralité (peut être en relation direct avec les quatre premiers points mentionné?).

 

* Si vous comprenez cette observation vous comprendriez pourquoi nous ne sommes pas encore commencer de mettre en place: la démocratie et l'état de droit. Nous sommes encore dans la cave de platon ou en visualise les images de la démocratie et l'état de droit sur le grand écran sans les vraiement mettre en oeuvre dans notre quotidien! Pour le moment nous sommes dans le spectacle avec notre pape François dans notre cave platonniène avec une cinéma politique pour le moment sans fin. ;-)

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photos prise du site de marianne et/ou gigistudio.over-blog.com

Ce n'est pas que en France que cela existe, c'est dans tous les pays occidentaux bureaucratisé, mais la France porte un drôle de paradoxe en elle plus extrême que d'autres pays: les grandes idées humanistes (les lumières) et une hiérarchisation de société (envie d’être roi dans un domaine ou l’autre) comme une fuite à l’avant chronique contre l’esprit des lumières. Qui explique peut-être le paradoxe français : faire la révolution, sans faire la révolution en permanence. On essaie de faire de réformes fragmenté, mais il n’y a pas d’intégralité dans ces réformes, alors on proteste et on proteste, mais au fond rien ne bouge ! Seulement en retrouvant un sens commun partagé la réforme (la révolution intérieur) peux avoir lieu.

 

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Prise du site de Michel Crozier:

Mais oui, la mise en œuvre compte !

Il y a un an, le 23 Mai 2013, Michel Crozier se taisait. Il va sans dire que sa voix claire et directe nous manque. En 1998, il déclarait à propos des responsables politiques "la philosophie [des politiques français], c’est que l’idée est primordiale. Et moi, je suis en opposition très forte, c’est pas l’idée qui compte, c’est la mise en œuvre." En 2014, la France apparaît comme une société toujours "bloquée" et ses politiques n'ont pas changé. Finalement, ce débat ne repose pragmatiquement la question de la formation des hommes et des femmes politiques, et de tous ceux et celles qui participent à la construction des politiques publiques en France ?

 

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09/11/2014

C’est pour quand la pérestroïka franco-européenne ?

Billet aussi comme hommage a un de cinq plus grands hommes politique de 20e siècle

 

La maison de France s'écroule chaque jour un peu plus, on essaie de sauver les meubles mais le résultat de cette sauvetage quotidiennement c'est que ça empire notre quotidien commun et individuelle!!!

En étant cent pourcent pro-européen, ne veut pas dire que je suis pour le mastodonte/labyrinthe bureaucratique que nous avons forgé!!!! Avec parmi un de ces meilleurs élèves : LA FRANCE! Nous avons créé une machine bureaucratique préprogrammé et nous n'osons pas pour le moment de mettre la logiciel que nous avons mis en place en cause.

Vue d’un point de vie réligo-politique nous vivons encore dans un contexte de prédestination ou l’homme est quelque part esclave de son destin.Un contexte dans laquelle nous pouvons choisir l’esclave qui nous gouverne politique, économique, médiatique, scientifique en bref le com d’images etc. etc.

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Le seule chose que nous avons démocratisé aujourd’hui, que tout le monde a le droit de créer une religion qu’il puis faire croire aux autres : Apple, Coca Cola, Microsoft, Google,Facebook, partis-politiques, les mastodontes agro-alimentaires, cacophonie médiatique et nous même en essayant de trouve une niche dans cette royaume des esclaves, dans laquelle notre seul but inconscient est : d’être un peu moins esclave que l’autre !!!*

Surtout pas une société dans laquelle l’individu essaie de réfléchir autonome, indépendant et agir dans un monde dans laquelle il essaie d’évoluer dans un monde où il est en harmonie avec lui-même et son environnement !!!

Ca serai vu le contexte du système aujourd’hui une anarchie complète, un chute à l’enfer incontrôlable et ingérable, en bref : le chaos !!!

C’est là on peut trouver « le mur de Berlin » dans notre psychè et nous sommes obligé d’y aller pour et d'y passer pour retrouver et resentir le lien en nous même avec la vie. (ou notre « vraie nature » si vous êtes un Rousseau'ist. C'est là on peut rencontrer en nous même « la fin de l'histoire » que Francis Fukuyama a senti à tort « à l'extérieur ».

 

 

* qui a résulté, si vous avez un petit sens d'humour et auto-crique que nous sommes tous devenu « collabo » du système même le soi-disant l'homme ou entreprise le plus (im)puissant du monde.

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08/11/2014

Eoliens industriels prévu à Puech Guilhem Montjaux, Aveyron.

Le conseil municipal de Montjaux a décidé hier soir d'accorder son accord pour une étude de faisabilité pour mettre en place 6 éoliens sur le Puech Guilhem par l'entreprise VALECO. 8 votes pour, 1 contre et 1 abstention. Un élu n'a pas participé au débat et voté à cause de « conflit d'intérêt ». Il y a plusiers* mais ça c'est pour plus tard!

 

* morale, philosophique, économique, politique (démocratique) et individuel.

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04/11/2014

« Sacrée croissance ! » L’abondance matérielle finira-t-elle par s’arrêter ?

SACRÉE CROISSANCE ! (Bande annonce) from M2R Films on Vimeo.

 

 

 

30/10/2014

Le stress test et la bla bla en rond d'Yves Calvi & Cie ;-)

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par Christophe Pernoud. Source le blog de Paul Jorion

 

"L'Europe des banques est né" C dans l'air animé par Yves Calvi

 

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14/09/2014

« Il vaut de la croissance pour payer les intérêts » Paul Jorion

Une phrase clé qui montre tôt ou tard la fin de la politico-économique comme on connait aujourd'hui!

Emmanuel Macron pour qui tu bosse?

 

Emmanuel Macron bosse comme presque nous tous pour "la finance" et pas pour la démocratie, la société, l'état de droit, l'économie, nous même, l'autre, la vie.

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31/08/2014

« L’autre politique est un mirage » (1)

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Tentative constructive de décortiquer  l'interview avec le (avant) nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron.

 

L’article dans Le Point : Emmanuel Macron : « L’autre politique est un mirage »

 

Un constat et priorité :

Promouvoir la compétitivité et prendre au sérieux de budget en donnant visibilité, cohérence, stabilité et de la constance …………………………….. et donc la croissance.

 

Obstacles et challenges :

Politique (et) national :

Les annonces de l’exécutif sont brouillées par le trouble créé par ceux qui prétendent défendre une autre politiques. Relancer l’économie avec l’argent public que l’on n’a pas serait illusoire. L’image d’austérité qui colle au gouvernement.

La difficulté politique actuelle s’explique par le fait que beaucoup de mesures difficiles et nécessaires sont prises, mais que notre situation économique – en particulier le taux de chômage – ne s’améliore pas assez vite.

« L’autre politique » est donc un mirage ; c’est un scénario qui s’arrête au premier jour et ne sait pas écrire le jour d’après. Il traduit seulement l’impossibilité pour certains de faire confiance à l’intelligence des Français, qui seraient, à leurs yeux, incapables de comprendre la situation. Ils se trompent : pas un Français aujourd’hui ne pense que la France peut continuer comme elle fait depuis vingt ans !

Que proposent ceux qui veulent laisser filer la dette ? Que les plus jeunes, à qui nous transmettrons déjà de lourds défis, paient en plus les dépenses courantes que depuis des années on ne sait pas ou qu’on ne veut pas réduire ? Cela dit, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin qu’une baisse de 50 milliards en trois ans, parce que cela poserait un problème d’exécution, créerait des remous politiques et des tensions sociales, et alimenterait le risque déflationniste. De plus, lorsque l’inflation est quasi nulle, faire des économies devient plus difficile, car les moindres indexations ou les gels de prestations ne rapportent, alors, presque plus d’argent.

Tuer l’impôt, non, mais c’est vrai que la fiscalité a trop augmenté. Cela n’a pas été assez anticipé, et j’y ai ma part de responsabilité. Pour tenir les engagements budgétaires à un moment où la zone euro était en danger extrême, il fallait augmenter les impôts. Simplement, cela a été fait alors que nos prédécesseurs avaient eux-mêmes décidé plus de 30 milliards d’euros de hausses d’impôt en fin de mandat… Au total, entre 2010 et 2013, les impôts ont ainsi augmenté de plus de 60 milliards d’euros. L’exécutif n’avait certes pas beaucoup d’options à l’été 2012, mais c’était trop.

La réalité nous invite à réfléchir aux droits réels de tous – y compris et surtout de ceux qui n’ont pas  d’emploi. On oublie que, historiquement, la loi servait à protéger les plus faibles, alors qu’aujourd’hui la surabondance de lois peut au contraire handicaper les plus fragiles. Il faut donc redonner de la place au contrat.

Il est clair que dans notre pays, qui a besoin d’investissements, la structure et le niveau de fiscalité ne sont plus adaptés.

Mais cela suppose que chacun prenne ses responsabilités, syndicats mais aussi patronat, et sorte des postures, qu’elles soient conservatrices ou jusqu’au-boutistes. Soit le dialogue social peut accompagner et concrétiser cette volonté réformatrice, soit l’exécutif doit prendre ses responsabilités et ouvrir une nouvelle phase du quinquennat, comme Schröder a su le faire en Allemagne entre 2003 et 2005.

 

Européen, mondial, financier :

L’Europe, comme beaucoup des économies avancées, souffre d’un problème de croissance potentielle faible. A cela est venue s’ajouter une crise financière et bancaire qui a montré les fragilités de l’architecture même de la zone euro.

Il est vrai que la gestion de ces crises a asphyxié les économies – trop de pays ont fait la même chose au même moment ou presque, et trop peu ont résolu les fragilités de leurs systèmes bancaires, notamment. Il est vrai également que la politique monétaire européenne est beaucoup plus frileuse qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, où les achats massifs de titres publics ont été l’un des principaux moteurs du redécollage.

La difficulté supplémentaire sur ce sujet, c’est qu’il y a toujours un doute sur la parole de la France, qui n’a pas respecté ses engagements en 2003 ni en juin 2007. Il faut en tenir compte.

Ce qu’on peut demander à l’Allemagne, c’est de repenser avec nous les équilibres de la politique économique européenne, mais en aucun cas il ne faut lui donner des leçons ou la clouer au pilori.

Le paradoxe, c’est que nous devons porter en Europe une inflexion pour plus de demande et moins d’austérité budgétaire parce que certains pays ont été trop loin en ce sens sous la pression bruxelloise, mais que la France doit quant à elle poursuivre le travail précisément parce qu’elle a encore nombre de réformes à faire et n’a jamais conduit un ajustement budgétaire trop brutal. Ce que nombre de décideurs et d’économistes dénoncent à juste titre depuis quelques mois, c’est la politique d’austérité généralisée qui a été trop pratiquée en Europe ces trois dernières années – mais personne ne reproche à la France de faire les économies nécessaires au bon rythme et de se réformer.

Il faut donc créer la dynamique d’une double politique : au niveau européen, répondre à la trop faible demande et donc prendre le temps nécessaire pour les mesures budgétaires, accroître l’investissement pour certains pays qui le peuvent, comme l’Allemagne, et décider d’une initiative pour l’investissement public au niveau de la zone euro ; et, pour la France, accélérer sa modernisation pour plus de compétitivité et mener les économies raisonnables auxquelles elle s’est engagée.

 

La psychologie politique/humain :

Ces postures relèvent de la maladie infantile du système politique français. Pour paraphraser Clemenceau, le destin de la France est trop important pour être confié à quelques-uns qui n’ont jamais croisé la réalité de la vie économique contemporaine.

 

Quoi faire, les Mesures :

Pacte de responsabilité :

 

Le CICE (Crédit de l'Impot pour la compétitivité et l'emploi)

Article dans le Monde sur les failles de CICE

Il faut continuer à réduire les dépenses publiques, mais accélérer sur la compétitivité. C’est le moment de passer à l’étape deux de la modernisation du marché du travail, parce que cela n’a pas d’impact déflationniste et peut restaurer la confiance.

Ensuite, nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations.

Il s’agit de sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui n’ont pas d’emploi, en particulier pour les jeunes et les Français d’origine étrangère. Mais c’est difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche.

… moins de normes, de contraintes, plus d’initiatives. (logement)

 

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