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29/04/2015

DEMOCRATIE, REALITE POLITIQUE OU IDEAL PHILOSOPHIQUE ?" - MILLAU 30 AVRIL

Organisé par l'association culturelle du Sud-Aveyron

CONFERENCE "LA DEMOCRATIE, REALITE POLITIQUE OU IDEAL PHILOSOPHIQUE ?" - MILLAU

Conférence d'Alexandre Viala, Professeur de droit public à la faculté de Montpellier

 

Langue(s)
Accueil :Francais

Salle Rieux

Ouverture
  • Le 30 avril 2015 - Ouverture (à 15h)

Tarifs & réservation

Tarifs
  • Individuel tout public : de 3 € à 10 €

Contact

LIEU :salle René Rieux rue Paul Bonhomme12100Millau

INFORMATION/RENSEIGNEMENT :Commune
33 (0)6 09 31 44 57 - 33 (0)6 62 88 75 47

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02/04/2012

Requête devant le court des droits de l'homme (2)

 

 

  

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 « Tu m’as encore mis dans de beaux draps. »

The English version can be found here. 

 

II. EXPOSÉ DES FAITS

STATEMENT OF THE FACTS

WEERGAVE VAN DE FEITEN

 

14.

 

Le soussigné a tenté de dénoncer juridiquement la différence de pouvoir entre l’univers financier et le reste de la société. Cette différence de pouvoir se manifeste sous la forme d’intérêts qui sont réclamés sur l’argent prêté, en plus du remboursement. Ceci rend impossible tout échange économique équilibré entre les parties et diffuse un signal hiérarchique selon lequel on doit gagner plus que la contribution que l’on a apportée. En cas d’application de manière chronique, ceci conduit à des concentrations de pouvoir verticales, au lieu de communications économiques horizontales fondées sur l’ « égalité » entre les personnes selon le droit constitutionnel. La hiérarchie sociale, qu’elle soit publique ou privée, se formera et se stabilisera verticalement à partir de ces différences de pouvoir. En Inde, on appelle ceci le système de castes, en Afrique du Sud l’apartheid, aux États-Unis la ségrégation, en Allemagne le fascisme, au sein de la religion ceci s’appelle la foi et au sein de l’économie nous nommons cela la science.

 

Le soussigné a tenté d’aborder cette question de manière informelle, dans une tentative de dialogue avec les pouvoirs publics néerlandais en 2006. Cette correspondance n’ayant abouti à rien, le soussigné a présenté une réclamation contre un avis d'imposition provisoire relatif à l’impôt sur les sociétés.

 

L’observation la plus intéressante de toute la procédure a été formulée par l’inspecteur du service des contributions, le 26 mars 2007 :

 

Le problème que vous abordez dépasse le cadre de cette réclamation.

 

Ceci a continué de planer au-dessus de toute la procédure et aucune des instances juridiques néerlandaises n’a eu le courage d’aborder le contenu de la problématique soulevée, éludant la question de manière juridico-technique afin de ne pas être contraintes de l’aborder sur son contenu.

 

 

On vie aujourd'hui dans une société qui ce désintègre, nous avons besoin une intégration (synthèse) des grand penseurs comme Adam Smith, Karl Marx et Montesquieu.

Pour lire le document tout entier;

Requete_Cour_Européenne_des_Droits_de_l_Homme__15_maart_2...

 

 

12/11/2010

Quelques questions visant à approfondir le débat économico-juridico-démocratique

Quelques questions visant à approfondir le débat économico-juridico-démocratique.

Le droit (économique) du plus fort est-il constitutionnel ?

Dans un monde où la population est relativement réduite, les effets secondaires néfastes de la « concurrence » se font bien moins sentir. Dans un monde ne comptant qu’un demi-milliard d’habitants, il est tout à fait supposable que chacun pourra trouver une place au soleil. Par contre, dans un monde de plus en plus peuplé, les effets secondaires de la « concurrence mutuelle » seront clairement plus notables.

Il est donc peut-être important de soulever quelques questions :

Pour qui la concurrence mutuelle est-elle efficace ?

Pour ceux qui ont déjà une avance, pour les pouvoirs publics, les perdants, les vainqueurs ou l’économie en général ?

Que se passe-t-il avec la communication entre les pouvoirs publics et la population lorsque la « concurrence mutuelle », qui résulte en « profit et croissance », s’avère le plus important point de départ social ?

Quelles sont les répercutions de cela sur la faculté autorégulatrice des individus en relation mutuelle au sein d’une société ?

Les personnes (et les entreprises) ne deviennent-elles pas logiquement de ce fait plus dépendantes des pouvoirs publics ?

Quels sont les effets de la « concurrence mutuelle » sur la participation au sein d’une société, l’indépendance des individus distincts et la tolérance à l’égard des autres ?

Quelle est l’efficacité (économique) de la « concurrence mutuelle », partant du fait du profit et de la croissance au lieu de l’homme et la démocratisation ?

Quel est le niveau de démocratie de notre société lorsque les « vainqueurs » disposent de plus de droits que les « perdants » ?

Quelle crédibilité accorder aux pouvoirs publics et à l’état de droit, lorsque vaincre est un point de départ (économique) social plus important que celui de vivre ensemble ?

Quels sont les éléments qui favorisent l’indépendance d’un individu au sein d’une société ?

Se concurrencer mutuellement ou créer des conditions permettant aux individus de relever eux-mêmes et ensemble les défis au sein de la société, les partager par la participation et par l’apprentissage de la coopération ?

Où s’arrête la concurrence et où commencent le crime, le terrorisme et la guerre, et quels rôles y jouent la politique, le système juridique et l’individu ?

J’espère que ces questions et perspectives sauront soulever votre intérêt en tant que lecteur et surtout, en tant semblable.

 

 

11/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. ou déclaré mort? (4)

 La premier, deuxième et troisième parti.

Lorsque nous abandonnons le pouvoir de manière collective au profit d’une hypothèse, une hiérarchie du pouvoir finit par naître des conformités aux lois de cette hypothèse. Que nous le voulions ou non, un monopole de pouvoir en résultera, en l’absence d’une correction par les personnes elles-mêmes ou par le système juridique. Quelle que soit la forme de l’hypothèse d’origine, le danger est que le pouvoir se centralise aux dépens de la diversité et de l’indépendance (autonomie) de l’individu au sein de l’ensemble.

Le pouvoir doit donc être vécu de manière décentralisée par chaque personne, de la manière la plus large possible dans la société. Ceci n’est possible que si les personnes peuvent se retrouver dans une base commune. Cette base commune ne pourra jamais naître de la concurrence mutuelle, dans laquelle on nous demande de vivre aux dépens de l'autre dans un monde se remplissant toujours davantage. Le profit est ensuite écrémé, afin soi-disant de rétablir l’équilibre. Ceci ne pourra jamais créer un lien commun entre les personnes et nous sommes devenus les jouets des conditionnements et des structures du pouvoir. Le pouvoir institutionnalisé du monde financier et la servilité des pouvoirs publics et de la société qui en découle figurent donc bel et bien dans ce pourvoi en cassation pour y être débattus et jugés.

Pourquoi notre démocratie fonctionne-t-elle si péniblement ? S’il est réellement si économique6 de se faire une concurrence mutuelle, c’est peut-être la plus grande bêtise que puisse faire un être humain que de déléguer son pouvoir à quelque chose qui prétend le représenter. Nous savons alors, d’avance, que nous en serons pour nos frais. Je ne suis pas opposé à une démocratie déléguée, mais elle doit pouvoir fonctionner dans l’intérêt de la société. La démocratie déléguée est également elle-même prisonnière, par exemple d’une obligation de remporter des élections, de gagner un débat ou de vendre un message sous une autre forme dans l’espoir que l’électeur jugera cette nouvelle forme plus attrayante, plus sympathique ou simplement meilleure. Mais ce faisant, nous nions continuellement la base, en termes juridiques la constitution, dans laquelle tous les hommes sont égaux et mutuellement responsables. Cette « obligation de réussite » dans le contexte actuel est et demeure une illusion. La vente ou la préservation d’une illusion bureaucratique, résultant en un leurre socio-libéral dans lequel les socialistes veulent que l’illusion bureaucratique fasse le bien pour tous et les libéraux estiment que cette illusion est bénéfique à l’individu qui a créé l’illusion bureaucratique. Ils tournent ainsi indéfiniment autour du pot, sabotant l’opinion de l’autre au lieu de rechercher un consensus, la mise en pratique de la base commune, c’est-à-dire en termes juridiques la constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tant que nous ne les mettrons pas en pratique, nous aurons besoin de toujours davantage de lois et de règles nouvelles en compensation, mais en définitive rien ne change4.

C’est la tâche de la politique que de formuler des lois, des règles et des cadres clairs, la constitution étant à mes yeux l’élément le plus important. Mais ceux-ci doivent être mis en pratique par les personnes, quelle que soit leur place dans la société. L’union des personnes et l’expérience de la responsabilité individuelle et collective constituent la tâche la plus essentielle des pouvoirs publics. Ceci n’est possible que si le pouvoir délégué des citoyens aux pouvoirs publics revient à la société pour y être mis en exécution par les personnes (y compris les pouvoirs publics !), afin de créer des conditions préalables pour la société. Ce n’est que de cette manière qu’il sera possible de combler le fossé séparant les citoyens et la politique.

 

L’institutionnalisation du pouvoir constitue le principal danger pour le respect de la constitution. Dans son livre The wisdom of crowds (que l’on pourrait traduire par « la sagesse des foules »), James Surowiecki détermine d’une manière originale les conditions nécessaires à l’avènement d’une démocratie :

Facteurs nécessaires à la sagesse des masses : diversité, indépendance, décentralisation et agrégation (coordination, un système transformant les décisions individuelles en une décision collective.)

En tant que phénomène autonome, le pouvoir ne veut pas en entendre parler. Considérés depuis l’œil du pouvoir, la démocratisation et l’État de droit ne sont rien d’autre qu’une forme d’anarchie qu’il faut immédiatement étouffer dans l'œuf. Ce pourvoi en cassation a pour objectif et défi de mettre en accord la hiérarchie (une chose normale dans une société), et donc également le pouvoir, avec la justice et la démocratisation. L’autorité naturelle des pouvoirs publics pourrait ainsi se rétablir.

Il n’est certes pas toujours facile d’être à ma propre place dans cette procédure, mais je n’aurais certainement pas trouvé plus facile de siéger à la Cour pour prononcer un jugement juste sur le problème que j’ai soulevé. Détourner les yeux ne serait pas la solution pour moi, mais plutôt formuler un jugement dans lequel la justice l’emporte et simultanément crée de l’espace, de telle sorte que les personnes sentent qu’elles sont importantes et qu’elles peuvent de nouveau prendre les rênes grâce à la collaboration locale et internationale et de nouveau avoir prise sur leur existence en relation avec les autres. J’ignore si un tel jugement peut exister, qui tienne compte de chaque citoyen dans la société néerlandaise, sans que la crainte ne l’emporte sur l’espoir. Sans que la frustration et la haine ne l’emportent sur le réalisme et la créativité. C’est pourtant bien ce que j’ai demandé à la Cour : qu’elle prononce un tel jugement. Dans une société déjà abandonnée comme la nôtre, nombreux sont ceux qui ressentiraient ceci comme une sorte de double trahison et se sentiraient encore plus abandonnés qu’à présent. C’est la haie exigeante et le paradoxe apparent que nous sommes contraints de vaincre, du moins si nous croyons encore en la démocratisation et l’État de droit.

 

 

La jugement de la Cour Suprème Néerlandais (1)

 

Suite 5

04/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. ou déclaré mort? (2)

La prémier partie (et la jugement) de cette procedure en cassation se trouve ici.

 

Cour suprême des Pays-Bas
Boîte postale 20303
2500 EH LA HAYE

Roquetaillade, le 30 mars 2010

 

Votre numéro de document : 4803761
Affaire numéro : F 09/3608

Objet : Conclusion / réplique concernant le pourvoi en cassation

 

Objet : Y a-t-il une vie après la mort ?

La résurrection de l’esprit de la loi, déclaré mort.

 

 

Mesdames et Messieurs les représentants de la Cour suprême des Pays-Bas,

 

J’ai reçu votre courrier du 10 mars 2010 ce vendredi 12 mars, assorti de la défense du Ministre néerlandais des finances et en son nom du directeur général des contributions.

Dans ce document, le directeur général écrit :

« La Cour a conclu que, dans les relations commerciales et d’affaires, la mise à disposition de capital s’accompagne de stipulation d’intérêts et que ceci n'entre en contradiction avec aucune règle de droit national ou international. Ce jugement témoigne d’une conception juste du droit. 

En vertu de ce qui précède, j’estime que l’appel interjeté ne pourra pas conduire à la cassation du jugement attaqué. »

Avec assurance et sans doutes éventuels, le directeur général rédige sa défense sans détours et manifestement sans aucune incertitude. Une position privilégiée et confortable. Dans le courrier de la Cour suprême lui-même, il est indiqué que je peux expliquer l’affaire de vive voix mais qu’il est fait peu usage de cette possibilité dans la pratique. Si je souhaite tout de même clarifier oralement l’affaire, ceci n’est possible que par l’entremise d’un avocat.

Vous comprendrez peut-être qu’il n’est pas simple de trouver un avocat1 qui convienne dans cette procédure. Même si celui-ci pénètre la problématique et s’il a le courage d’en accepter les conséquences, en grande partie intérieurement, il y a tout de même de fortes chances que cet avocat abandonne et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Cette procédure juridique intentée par mes soins a pour objectif d’ouvrir un débat juridique sur la plus importante supposition politico-économique, non seulement aux Pays-Bas mais aussi dans le monde entier, car le requérant2 estime que cette hypothèse est devenue le sol nourricier d’une injustice chronique. Si un avocat comprend tout ceci et qu’il est capable de défendre de vive voix ce pourvoi en cassation, il est presque certain qu'il en ressentira un conflit intérieur.

En effet, ce faisant, cet avocat mettra également en question le mode par lequel il gagne actuellement sa vie. Lorsque l’on met en question une chose aussi fondamentale que les intérêts, et que nous le voulions ou non, notre univers financier et économique ne connaît actuellement aucun autre fondement, on demande de ce fait des comptes à cet univers, un univers dont vit un avocat3 en grande partie. Mettre cet univers en question signifie donc également risquer la sécurité actuelle de notre existence. Si un sens aussi fort de l’équité est peut-être encore présent au début des études (de droit), il disparaît rapidement dans la plupart des cas après les premières années d’expérience pratique et nous nous adaptons aux mœurs existantes, parce que c’est comme cela. Que puis-je y faire ?

 

Suite 3

25/01/2010

La corruption bureaucratique chronique

corruption.gifMinistère néerlandais des Affaires générales
À l’intention de Monsieur le Premier ministre
Mr. Dr. J.P. Balkenende
B.P. 20001
2500 EA  LA HAYE
PAYS-BAS

                                                                       Roquetaillade, le 9 juin 2006

Copie à : la Cour de Cassation??, la Chambre des députés des Pays-Bas, le service des contributions de Winterswijk et la Cour européenne

 

Objet :

Refus de collaborer davantage à une injustice fondamentale au sein de l’État de droit actuel néerlandais et européen, la corruption bureaucratique chronique.

- entre croyants -

Cher Monsieur Balkenende,

Je vous remercie de votre réponse par courrier du 22 mai dernier, que j’ai grandement appréciée. Il semble que ma lettre ait manqué de clarté. Peut-être est-ce logique, d’une certaine manière. Dans ma lettre du 2 mai, j’ai soumis à discussion quelque chose que nous nous sommes mis à considérer depuis cinq mille ans comme logique, juste et scientifique. Une chose qui a conditionné et programmé les individus et notre société dans son ensemble, il y a cinq mille ans, peut ne pas apparaître immédiatement dans toute sa clarté. Bien que je ne sois pas juriste, j’ai tenté de démontrer dans mon courrier l’injustice du système politico-économique actuel et son effet antidémocratique sur notre société. Les ingrédients politico-économiques indissociablement liés que sont la concurrence, le bénéfice et les intérêts ont conduit à un gouvernement qui emprisonne la société et s’emprisonne lui-même entre dette et récompense. Ceci engendre une société (gouvernement compris) mesquine, à la dérive et dépendante, créant deux univers économiques : l’un fait d’échanges réels de biens et de services, et l’autre qui n’est que le reflet bureaucratique de la circulation des biens et des services. En fait, ce second courant constitue l’aspect comptable de l’économie. Dans une société saine et ouverte, ces deux courants (économies) fonctionnent de manière entièrement synchrone, constituant un reflet parfait l’un de l’autre. Ce n’est pas le cas dans le système politico-économique actuel, dans lequel ils forment deux courants politico-économiques séparés. Bien entendu, il existe encore un chevauchement partiel (2 %) entre l’économie des biens et des services et l’ « économie » comptable, mais la situation a entièrement dégénéré au fil du temps et cela signifie que nous vivons désormais dans un casino financier mondial dans lequel la plus importante part de l’activité économique comptable n’a plus aucune racine dans la société, si ce n’est la conviction que l’argent a une valeur financière en lui-même, ou en d’autres termes que la comptabilité s’est vu attribuer une valeur en elle-même et représente ainsi aujourd’hui le principal pouvoir « politico-économique » en soi, aux dépens de … ! L’origine de l’attribution d’une valeur en soi à la comptabilité, celle-ci devenant de ce fait également un facteur de pouvoir politico-économique, a été retrouvée par les historiens, âgée de cinq mille ans, en Mésopotamie, l’Irak actuelle. Nous la connaissons aujourd’hui sous la forme d’un nombre infini de dérivés qui revêtent une valeur de variations sur le même thème comptable :  l’intérêt sur l’argent.

Je tenterai ici d’expliquer sous un angle un peu plus juridique pourquoi je ne réclame plus d’intérêts (De Hutte Holding BV) ni n’en paie (EURL Petit Château Roquetaillade – Aveyron) et donc ne souhaite plus payer d’impôts sur les intérêts de la société De Hutte Holding BV. En un mot, cela vient du fait que je refuse de soutenir un système/structure qui mine presque entièrement la démocratie et la justice au sein de notre société. En termes purement monétaires, ce travail de sape de l’État de droit, de la démocratie et de la sincérité dans les communications économiques représente quatre-vingt dix-huit pour cent de l’ensemble. En français courant, ce travail de sape signifie : des chimères bureaucratiques entièrement hors de contrôle, aux dépens de la société.

Dans cette optique, la pensée et l’action politico-économiques actuelles minent presque entièrement l’article premier de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de façon égale. Nulle discrimination n’est permise, qu’elle se fonde sur la religion, les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.

Si la « concurrence réciproque » est réellement si bénéfique pour une société, il me semble alors préférable de supprimer immédiatement l’article premier de notre constitution. Stimuler et promouvoir la concurrence mutuelle ne signifie rien d’autre qu’institutionnaliser la « loi du plus fort » au bout du compte, ce qui entraîne automatiquement la discrimination économique. Pour notre démocratie, cela signifie que les « vainqueurs » ont davantage de droits que les « perdants ». Est-ce cela que nous entendons par « démocratie » ? Dans ce cas, il n’est plus nécessaire de changer quoi que ce soit aujourd’hui : cela se «  règlera par soi-même » et il y aura toujours bien un vainqueur qui émergera. Dans ce genre de situation, le gouvernement court relativement peu de risques, il se trouve toujours un vainqueur qui cède ensuite une part du bénéfice avec laquelle les perdants peuvent être partiellement dédommagés. Un dédommagement intégral est naturellement impossible car le courant du profit se tarirait alors rapidement. Sur le plan politique, juridique et pratique, le gouvernement s’est ainsi placé dans une situation impossible. Qu’il le reconnaisse ou non, il est intéressé dans cette situation, étant dépendant des « vainqueurs » financiers. En choisissant la concurrence mutuelle au sein de la société, le gouvernement a mis de côté l’impartialité qui lui est tellement indispensable et il a ainsi perdu tout fondement moral permettant de conduire la société de manière crédible et juste.

Mais partons donc du principe que la concurrence mutuelle soit capable de fournir une base saine pour une société ouverte et une démocratie autorégulatrice. Ceci signifie que le gouvernement doit créer les conditions de base permettant une concurrence loyale. La concurrence loyale signifie que chacun a les mêmes chances d’obtenir une petite place sur le marché local et/ou mondial. Est-ce réalisable, en théorie comme en pratique ? Est-il possible pour un tribunal ou un gouvernement de déterminer ici une limite crédible entre l’égalité et l’inégalité ? Le résultat serait une avalanche d’arguments dans laquelle chacun tenterait de mettre en avant sa (propre) conception de l’égalité et de la défendre comme étant « équitable », une conséquence naturelle de notre foi dans la concurrence mutuelle.
L’expérience centrale et tellement indispensable de l’équité, qui doit constituer le ciment de la confiance mutuelle dans une société ouverte et saine, est dans ce contexte une utopie absolument inaccessible tant pour l’individu et l’État de droit que pour la société dans son ensemble. Chacun pour soi et le gouvernement un tout petit peu pour nous tous, la faillite absolue du fonctionnement actuel des pouvoirs publics.

Ce point de vue tente de souligner l’erreur chronique de notre système politico-économique actuel. Mais cela n’explique pas encore pourquoi ce système, paradoxalement, a connu un tel succès social jusqu’ici. Un système qui subsiste avec succès depuis cinq mille ans, cela doit bien avoir une explication logique. Nous ne sommes tout de même pas assez stupides pour maintenir en place depuis cinq mille ans quelque chose qui ne fonctionne pas ? Tout l’art consiste à définir correctement ce paradoxe qui semble délicat au premier abord, de manière à faire remonter à la surface certains aspects enfouis plus profondément.

Le succès du système politico-économique actuel s’explique très facilement : il y a une perspective et une possibilité de récompense pour « ceux qui font de leur mieux ». Qui ne souhaiterait pas être récompensé pour ses efforts ? Le système économique actuel répond parfaitement à ce besoin/désir et cela explique le grand succès de la pensée et de l’action politico-économique actuelles.

Mais qu’advient-il des enfants, des adultes, de l’État de droit et donc de l’ensemble de la société, lorsque nous nous orientons individuellement vers la récompense (le bénéfice, en termes économiques) en combinaison avec la concurrence mutuelle ?

C’est une question importante que notre État de droit se doit d’analyser pour y apporter une réponse, rapidement et avec attention. Il n’est pas très difficile d’analyser la raison pour laquelle nous nous sommes mis à croire en la concurrence mutuelle. La concurrence permet le bénéfice, nous lui avons donné une traduction bureaucratique, grâce à quoi le bénéfice peut être transformé en moyens financiers et nous avons notre récompense bien méritée pour nos efforts. Notre foi dans le bénéfice est très importante, dans la société : elle se retrouve dans les sports, la politique et la vie économique. Dans la science économique également, le bénéfice constitue le principe le plus important en combinaison avec la croissance. Il est essentiel pour la survie individuelle d’une entreprise et constitue en outre la base sur laquelle s’appuie presque entièrement le fonctionnement actuel du gouvernement, de par la lourde imposition des bénéfices. En fait, notre croyance dans le bénéfice a entraîné la division de l’économie (devenue schizophrène).

D’un côté l’économie des biens et des services, de l’autre l’économie bureaucratique. La bureaucratie politico-économique dépend entièrement de la plus-value. Cette plus-value est une technique comptable, un levier arithmétique permettant de traduire sur papier la plus-value, le bénéfice, la valeur ajoutée ou quelque autre nom qu’on veuille lui donner. Ceci signifie qu’une poire peut se transformer en une poire plus cinq, dix ou vingt pour cent. La comptabilité a ainsi acquis une valeur en elle-même et comme elle a acquis une valeur en elle-même, elle représente également un facteur de pouvoir politico-économique très important. Mais en réalité l’économie s’est divisée, d’un côté en biens et services qui nous sont nécessaires pour vivre chaque jour, et de l’autre en économie comptable, bureaucratique, qui s’est mise à suivre son propre chemin, distinct des biens et services. La division a lieu précisément au moment comptable où la poire devient une poire plus x pour cent. Cette technique comptable peut être mise en œuvre parce qu’elle est une dérivée de notre acceptation, vieille de cinq mille ans, du fait que l’argent vaut de l’argent en lui-même. Mais ceci n’est vrai que lorsque l’on trouve quelqu’un qui y croit parce qu’il travaille pour cela. Car, aussi longtemps qu’on veuille y réfléchir, l’argent ne peut jamais avoir une valeur en lui-même. Cela signifierait que si nous pouvions vraiment vivre de l’argent, personne n’aurait plus jamais besoin de travailler. Non, l’argent a besoin de personnes qui croient que l’argent a une valeur en lui-même. L’argent représente un outil essentiel et d’une importance incroyable dans notre communication économique. Mais au fil du temps, l’argent a cessé d’être un outil efficace pour devenir toujours davantage un objectif en lui-même, la comptabilité des biens et des services ayant acquis une valeur en elle-même. Nous sommes ainsi devenus, en tant que société, gouvernement et vie économique, toujours plus dépendants (prisonniers) de la récompense (bénéfice, plus-value, bureaucratie, etc.) et de la dette de contrepartie. De ce fait, au fil des siècles, nous avons peu à peu perdu de vue la réalité quotidienne de l’échange des biens et des services, en nous concentrant trop sur une technique comptable, en fait un levier arithmétique (intérêts, bénéfices, etc.), à laquelle nous nous sommes mis à croire et par laquelle tout un monde en soi s’est logiquement créé, avec les conformités aux lois correspondantes auxquelles nous sommes aujourd’hui soumis, en tant que société et gouvernement. En fait, notre système politico-économique actuel est fondé sur un grand scandale comptable qui contamine tout. Ceci explique en grande partie pourquoi, aujourd’hui, deux pour cent seulement de notre circulation d’argent quotidienne représentent encore des biens et des services, le reste étant de la spéculation dans le vide. Mais nous devons nous convaincre du fait douloureux que l’origine de tout ceci est un simple levier arithmétique que nous nous sommes mis à considérer comme une vérité, sur le papier et dans notre psyché. Qui ne souhaiterait pas avoir à sa disposition une méthode qui lui permette, par une technique arithmétique, de multiplier une seule poire en une poire virgule deux ? Car telle est bien la conséquence de notre très séduisante foi qui nous pousse à croire que l’argent, l’arithmétique, la comptabilité, la bureaucratie, etc., ont une valeur en eux-mêmes. Il n’y a là rien de scientifique, c’est simplement une hypothèse, une acceptation à laquelle on peut croire ou ne pas croire. Si nous y croyons, cela créera un monde que nous acceptons, conforme à ses lois inhérentes. Si cette acceptation favorise la justice et la démocratisation (tolérance, sincérité et coopération), on ne peut rien lui reprocher. Mais le fait est que cette acceptation vieille de cinq mille ans enrichit les riches et laisse toujours moins de place aux couches inférieures de la société, tout ceci étant encouragé et favorisé par notre État de droit. Les pouvoirs publics évoluent en outre dans des proportions totalitaires car ils tentent chaque jour de redresser une situation qui est faussée dès le départ. De par sa croyance dans la concurrence (valorisation), le gouvernement a vu sa légitimité s’affaiblir progressivement et il ne peut plus parler au nom de toute la société. Nous sommes devenus des complices au service de la caste des privilégiés que l’on peut résumer par « le monde de la finance et les bureaucrates ». C’est ce que nous sommes tous plus ou moins par la croyance que nous attachons à la bulle d’air financière que nous avons créée nous-mêmes, qui n’existe que sur le papier et qui a en définitive empoisonné notre psyché. Que nous soyons riches ou pauvres, nous sommes les croyants d’un système politico-économique et financier qui impose ses modèles de lois injustes aux pouvoirs publics, à la vie économique et à la société. Ce n’est pourtant que ce que nous avons semé, entretenu et récolté nous-mêmes : une bureaucratie toujours plus asphyxiante.

Comment le gouvernement peut-il conduire une société, alors qu’il a abandonné sa propre souveraineté au culte, à la vénération (récompense) du vainqueur ?

Et nous constatons que la frontière entre les affaires publiques et une organisation maffieuse est malheureusement infime.

Le terme « maffioso » remonte à la fin du siècle dernier…. C’est l’apologie du pouvoir de l’individu… qui ne tolère pas que d’autres aient le pouvoir. Il se place au-dessus des lois.

Commissaire Corrado Cattani, dans la série télévisée « La pieuvre »

 

 

 

La société (y compris l’État de droit) se trouve face à un choix essentiel : rester un enfant dépendant ou devenir un adulte indépendant, au service de la société !

Dans un système qui s’appuie sur le principe de la concurrence mutuelle, le vainqueur a plus de droits que le perdant. Est-ce cela que nous entendons par l’interprétation pratique et/ou théorique de la démocratie et de l’État de droit ? N’est-il pas essentiel dans une démocratie que la majorité (ou vainqueurs politiques) soit responsable et agisse de manière équitable envers les perdants (ou minorité) ? N’est-ce pas là précisément la frontière entre crédibilité et non-crédibilité pour un État de droit ? La différence entre survie à court terme des différents groupements d’intérêts et la survie durable à court et long termes de l’ensemble ?

Si nous accordons trop de valeur à une chose superficielle, nous ne pourrons jamais percer les mystères plus profonds de la vie elle-même auxquels nous sommes tous indissociablement liés. Le fait que nous ayons tous la même origine, la vie elle-même, pourra peut-être nous donner la force, la volonté et le courage de triompher de la méfiance réciproque que la concurrence mutuelle a semée durant des siècles dans la psyché de la nature humaine. Oserons-nous briser les chaînes de nos instincts animaux ? Pouvons-nous par exemple posséder véritablement le monde ? Ou pouvons-nous uniquement, en toute modestie et en toute justice, partager ce que la vie nous a donné ?

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ».

Jean-Jacques Rousseau

La liberté, l’égalité et la fraternité sont aujourd’hui bureaucratisées, enlevées à l’être humain et à la société. Il me semble que l’être humain ne peut être heureux que s’il peut vivre en harmonie avec son environnement, s’il peut agir de manière indépendante et ainsi apporter une contribution qui serve la société. C’est à mon sens la seule charge morale (mesure fiscale) qui soit valide. Ceci n’est possible que si l’être humain prend conscience de lui-même et de sa place dans la société. La liberté de l’un sera alors la liberté de l’autre, contrairement à ce qui est le plus souvent le cas aujourd’hui dans notre pensée et notre action politico-économiques, c’est-à-dire l’art d’exploiter l’autre, de le rendre dépendant politiquement et économiquement. La foi dans la concurrence crée un apartheid social et économique (discrimination économique) au sein d’une société, qui est malheureusement aujourd’hui institutionnalisé par l’État (tant sur le plan législatif, exécutif que celui du contrôle), la démocratie et l’État de droit étant presque entièrement abandonnés à leur sort. Dans la pratique, cela signifie pour la démocratie que le vainqueur a plus de droits que le perdant, les vainqueurs/perdants étant ensuite partiellement protégés/dédommagés par le gouvernement. Dans cette logique, nous ne sommes que partiellement protégés par l’État de droit, les vainqueurs comme les perdants se sentent lésés dans ce contexte et une indifférence, une intolérance et une méfiance croissantes ainsi qu’un sentiment général de frustration et d’injustice, dominent de plus en plus les rapports sociaux.

Quel est par exemple le signal que nous communiquons en réclamant « la T.V.A., les impôts sur les salaires et sur les sociétés » ? Vous pouvez participer, l’entreprise peut réaliser des bénéfices (sur le papier), mais il faut passer à la caisse. Grâce à l’argent ainsi récupéré, pouvons-nous servir les affaires publiques ? Mais cela signifie en fait que nous ne nous jugeons pas capables (individu et société) de prendre des décisions individuelles et collectives (en dehors de toute question d’argent) et nous indiquons ce faisant ne pas croire véritablement en une société de personnes, par des personnes et pour des personnes (démocratie). La liberté naturelle, la solidarité et le sentiment de justice sont annihilés chez l’être humain pour être remplacés par une machine juridique bureaucratique. Cela signifie malheureusement, dans la pratique, que nos règles du jeu économique sont fondées sur le chantage réciproque et l’hypocrisie et que nous avons ainsi réduit la démocratie aujourd’hui à une façade sans plus aucun contenu, un idéal sans racines économiques dans la société, corrompu par notre foi dans le bénéfice sur le papier.

Monsieur Balkenende, vous m’avez indiqué ne pas être parvenu à déterminer clairement le contenu concret de la requête que je vous ai adressée par mon courrier du 2 mai dernier. La requête que je vous adresse, ainsi qu’à la Cour de Cassation??, à la Chambre des députés et au service des contributions, par la présente, est la suivante :

Existe-t-il, dans notre État de droit, un endroit où l’injustice sociale fondamentale et chronique que j’ai constatée peut être présentée devant les tribunaux, sans que l’on risque aussitôt d’avoir le cou tordu par la machine juridique et bureaucratique ?

Il ne s’agit pas de l’argent (des impôts) ni en ce qui me concerne d’une bagatelle ordinaire entre une entreprise et un service des contributions, mais plutôt du fonctionnement fondamental de notre communication économique, des fondements de notre État de droit et de notre démocratie, qui peuvent être considérés aujourd’hui comme maffieux, kafkaïens, chroniquement injustes et antidémocratiques. Monsieur Balkenende, votre gouvernement aura sans doute de nombreux arguments pour « mettre de côté » ce problème. Je peux le concevoir, psychologiquement parlant, mais cela demeure une question douloureuse que nous devrons finir par régler, tôt ou tard, en tant que société, individuellement et collectivement. Aujourd’hui, nous sommes tous lâches, croyant en un levier juridiquement et bureaucratiquement préservé, une bulle d’air politico-économique sans racines dans la société, aux dépens de notre environnement, de notre démocratie, de notre État de droit et des plus démunis de la société.

 

Cordialement,

De Hutte Holding BV                                      EURL Petit Château Roquetaillade - Aveyron
www.solution-simple.com

 

Une copie de « Fin de l’apartheid économique » du 2 mai 2006 est également envoyée à la Cour de Cassation?? et à la Chambre des députés des Pays-Bas.

 

(Cette lettre est une traduction par Language Unlimited BV)

Il y a une note du traducteur mais il est en Néerlandais

 

 

03/06/2009

Alors, comment faire (II)

Alors comment faire (I)

 

Suite l'annexe II (lettre au tribunal décembre 2008) relative au pourvoi en appel de De Hutte Holding BV contre le service des contributions néerlandais procédure numéro 07 / 2920 XXX XX

Les conséquences pour le système juridique

La synthèse nécessaire entre socialisme et libéralisme

On ne saurait dire si les socialistes et les libéraux en ont conscience aujourd’hui. Ils veulent la même chose, c’est-à-dire « plus ». Les socialistes veulent que ce « plus » profite à tous. Les tenants du néo-libéralisme veulent que ce « plus » profite à l’individu. Cependant, ce « plus » est aujourd’hui une illusion bureaucratique que nous poursuivons tous, tant collectivement qu’en tant que progressistes, conservateurs, libéraux ou socialistes.

Une synthèse sur le plan du contenu entre socialisme et libéralisme est une nécessité urgente.

Besoins partagés par tous les êtres humains :

A) La solidarité pour priorités fondamentales

Sécurités fondamentales (= intérêt commun)
1. air
2. eau
3. nourriture
4. habillement et logement
5. santé
6. enseignement
7. nature et infrastructure
8. administration juste et équitable


B) La liberté, la latitude absolument nécessaire pour l’individu

Libertés individuelles
a) épanouissement
b) science
c) art (de vivre)
d) recherche et développement
e) détachement et ouverture d'esprit


Les priorités fondamentales A ne peuvent exister sans les priorités B, mais les priorités B ne doivent pas exister aux dépens des priorités fondamentales A.

Une approche que l’on peut nommer à la fois progressiste et conservatrice. ;-)

Cette synthèse sera possible lorsque la participation, la capacité de partager, la coopération et la sincérité remplaceront la concurrence et les actuels mécanismes bureaucratisants.

Sur le plan juridique, le changement suivant dans l’ordre des priorités aura alors lieu :



De la situation actuelle (en majeure partie inconsciente) les principaux critères de décision, qualifiables de « logiques », consécutifs à la concurrence réciproque :

1. propriété
2. protection du monde politique et financier
3. droits fondamentaux de la constitution néerlandaise et de la Convention européenne des droits de l’homme

Vers :

a. vie (en société)
b. liberté, prise de conscience et responsabilité (au sein de l’ensemble)
c. propriété

Les points a et b étant aujourd’hui exprimés tant bien que mal dans les droits fondamentaux de la constitution néerlandaise et de la Convention européenne des droits de l’homme. Aujourd’hui, du fait de la concurrence réciproque, ceci est souvent négligé du fait de l'instinct de propriété et de l’insistance en général sur la protection des droits acquis des vainqueurs. Sans nous en être rendu compte, les pouvoirs publics et la société sont devenus des garçons de courses pour les « vainqueurs », aux dépens des droits fondamentaux de la constitution. C’est la foi dans le profit qui nous maintient collectivement prisonniers, ce qui rend de plus en plus difficile la mise en œuvre des véritables défis sociaux. (C’est-à-dire une société dans laquelle chacun serait vraiment bienvenu, et non uniquement les soi-disant vainqueurs / profit).

Que les choses soient claires : nous sommes nous-mêmes le terreau dans lequel croît cette logique injuste. Désigner l’autre du doigt n’apporte pas de solution. La prise de conscience est le seul remède qui permette de parvenir à une guérison durable !

Cela ne sera possible que si tous les individus, quelle que soit leur position au sein du système actuel, apprennent à prendre des responsabilités au service de l’ensemble

25/05/2009

Alors, comment faire?

Annexe II (lettre au tribunal décembre 2008) relative au pourvoi en appel de De Hutte Holding BV contre le service des contributions néerlandais procédure numéro 07 / 2920 XXX XX

 

Comment faire ?

 

 

Vers une économie intégrale (intégrée)

Nous traversons aujourd’hui plusieurs crises simultanées, des crises qui sont liées les unes aux autres sous la surface et qui posent en fait chaque fois une seule et même question de synthèse : Comment vivre ensemble ? S’il est assez simple de répondre en théorie à cette question, une réponse pratique est nettement plus difficile à apporter, et il faut pour cela coopérer les uns avec les autres. ;-)

A. Le fondement de la société
Pour créer un fondement sain et solide pour la société, certaines conditions préalables sont nécessaires, favorisant la vie et la survie. Plus ces conditions seront simples, plus elles seront claires et donc efficaces. Quels besoins a chaque être humain ? Le besoin d’eau potable, de nourriture, d’habillement, de logement, d’enseignement et de santé. L’État de droit est responsable des conditions et du maintien de ce fondement de la société, et, en notre qualité d’êtres humains, nous sommes responsables de la concrétisation pratique de ce fondement en coopérant les uns avec les autres. En termes politiques, ceci s’appelle la solidarité et la capacité de partage de ce qui existe et de ce qui est nécessaire.

B. L’absolue nécessité d’une individualisation intégrée
Sans individualisation intégrée, le fondement de la société est condamné. Lorsque vous comprenez cette interaction, vous avez les germes de la concrétisation pragmatique d’une société plus équitable à portée de la main. Aucun parti politique, social, financier, commercial (marché), de la majorité ou de la minorité, ne peut réclamer l’exclusivité du fondement de la société. Le fondement de la société est l’humanité dans son intégralité et il ne tolère aucune exclusivité de quiconque. Une fois que les conditions essentielles du fondement de la société sont réunies, une terre nourricière naît spontanément pour l’individualisme intégré, qui n’est rien d’autre que la complète liberté de s'épanouir en tant qu’individu. Naturellement, cet épanouissement de l’individu ne doit pas avoir lieu aux dépens du fondement de la société. En terminologie politique, nous pouvons l’appeler l’individualisme intégré, le libéralisme intégré. La synthèse entre le fondement de la société et l’individualisme intégré peut être ensuite mise en pratique et nommée économie intégrale.

Ceci peut se résumer comme suit : chacun est un entrepreneur, qui améliore peu à peu les conditions de vie pour l’individu et pour l’ensemble, par la coordination, la communication, l’action pratique et la rétroaction.

 

Suite: Comment faire II

 

 

24/12/2006

La différence entre système juridique et État de droit

Traduction d'une lettre envoyé au Cour surprême des Pays-Bas


Cour suprême des Pays-Bas
XXXXXXXXXXXXXX
B.P. 20303
2500 EH La Haye
Pays-Bas
Roquetaillade, le 13 septembre 2006

C.C. à : M. Balkenende, Premier ministre néerlandais ; service des contributions de Winterswijk, Pays-Bas ; www.solution-simple.com

Objet : La différence entre système juridique et État de droit. Assortie d’une question concrète.

Chère XXXXXXXXX,

Je vous remercie pour les explications de votre courrier du 17 août dernier, dans lequel vous indiquez clairement que notre système juridique doit s’en tenir aux règles déterminées par la législation. Cela me paraît en effet très logique et juste. Vous indiquez en outre qu’une enquête est possible, sous réserve que la Cour suprême en ait été saisie de la manière prévue par la loi. Ceci paraît également logique, afin de donner au système juridique des cadres dans lesquels la justice puisse s’exercer de manière aussi équitable que consciencieuse. Je souhaiterais néanmoins ajouter une remarque précise. Votre observation est entièrement exacte lorsque le système juridique est aligné sur le fonctionnement de l’État de droit. Cela signifie que le système juridique fonctionne (en théorie) de manière entièrement synchrone avec l’État de droit lui-même. Or ce n’est pas le cas actuellement, ni dans la pratique ni dans la théorie, ainsi que cela ressort clairement de notre système politico-économique dans lequel le droit économique du plus fort est institutionnalisé et protégé, se dérobant ainsi aux principes démocratiques élémentaires qui devraient constituer le fondement d’un système juridique fonctionnant correctement.

Pourtant, dans un État de droit, comment peut-on servir l’intérêt commun (mutuel) alors que la concurrence réciproque constitue un principe « collectif » important ? Les représentants institutionnalisés de l’État de droit, c’est-à-dire la justice, le gouvernement et le parlement, s’assurent eux-mêmes de leur caractère indispensable en créant des conditions qui rendent la société toujours plus dépendante de ces institutions.
De par sa nature, la concurrence nécessite en permanence une justice, un arbitre qui intervient et juge. Sur le plan du marketing, placer les personnes en situation de concurrence constitue une trouvaille inestimable car ces personnes devront sans cesse s’adresser aux différentes instances pour obtenir justice ou elles seront tôt ou tard découragées par cette injustice permanente et chronique.

C’est une poule aux œufs d’or pour les personnes qui travaillent dans ce système. Mais qu’advient-il des personnes qui se trouvent en dehors de ce système ? La concurrence nous contraint à nous protéger nous-mêmes correctement, ce qui exige beaucoup de notre temps et de notre énergie. Il n’y a rien à redire à cela en soi, mais l’État de droit (gouvernement, chambre des députés, justice, entreprises et citoyens) devra au moins étudier si cela est également efficace et dans l’intérêt d’une société ouverte et aussi libre que possible. Et la principale question est alors de déterminer si cela est juste pour tous les acteurs d’une société. Tôt ou tard, nous devrons nous demander si la concurrence loyale est absolument possible. Comment et où trace-t-on des limites crédibles de ce qui est possible, autorisé et encore équitable ? Dans une société dans laquelle la concurrence constitue un principe essentiel, il est logique que le droit du plus fort survienne. Celui qui « gagne » le plus peut attirer le meilleur personnel, payer les meilleurs avocats, etc., mais cela crée-t-il des personnes qui prennent leurs propres responsabilités au sein de l’ensemble et envers l’ensemble ? Bien entendu, il existe heureusement beaucoup de personnes de ce genre, mais elles constituent malheureusement davantage une exception qu’une règle dans une société de concurrence. En situation de concurrence, une des priorités principales consiste à régler ses propres affaires. Les conséquences envers l’ensemble, à court et long termes, constituent une priorité secondaire et souvent « déficitaire » dans la pratique quotidienne. Ceci me conduit à l’importante conclusion que la concurrence engendre la dépendance, au lieu de la saine indépendance et du fonctionnement équitable au sein de l’ensemble : l’État de droit. En prenant la concurrence comme principe, le système juridique s’est procuré (inconsciemment je le suppose) une indéniable grande part de marché, dont quasiment l’ensemble de la société est devenue dépendante. Du point de vue des lois psychologiques créées par la concurrence réciproque, ceci est absolument logique. Mais est-ce équitable et efficace, du point de vue de l’économie politique ? Est-ce que cela crée les fondements adéquats pour assurer l’ouverture et la liberté de la société, ainsi que l’indépendance des individus ?


La coopération, en revanche, place la responsabilité dans la société, dans le fonctionnement indépendant de l’individu. Les institutions interviennent lorsque les conditions de la coopération sont minées par les participants individuels ou réunis en groupe. Ceci réclame une attitude entièrement différente des parents, des pouvoirs publics, du parlement et de la justice. La démocratie retrouve alors sa place naturelle, c’est-à-dire dans la société elle-même, dans l’individu au lieu des institutions qui tentent inconsciemment de protéger leur propre marché aux dépens de la démocratie et de l’État de droit. Car dans une société de concurrence, nous pouvons uniquement défendre nos propres acquis contre nos semblables concurrents. Au fil du temps, cela a eu pour conséquence que les institutions, le gouvernement, les entreprises et les individus n’ont plus veillé que sur leurs propres systèmes, leurs propres acquis et leurs propres mécanismes, aux dépens bien entendu de l’intérêt général : l’État de droit. Dans une société de concurrence, l’autre est toujours montré du doigt, plus personne n’est responsable de notre fonctionnement individuel ou collectif. Vous avez indiqué dans votre premier courrier du 12 juillet dernier que je devrais adresser mes thèses au monde politique. Un monde politique qui est lui-même divisé intérieurement et qui, du fait de sa lutte de survie politique individuelle, a oublié depuis longtemps l’intérêt commun. Rien que de très logique si l’on part de la concurrence réciproque, mais désastreux pour l’État de droit qui recherche l’unité.


Madame XXXXXXX, nous sommes là où nous nous trouvons en tant qu’individu, mais aussi en tant que société dans son ensemble. Tous deux, nous pouvons contribuer au rétablissement de l’État de droit. Chacun devant agir selon ses propres responsabilités et depuis sa propre position dans la société. Par ce courrier, je tente d’expliquer que l’équilibre dans lequel se trouve la Cour suprême penche vers « la surveillance du système juridique et non vers la surveillance de l’État de droit ». Pour un juriste comme vous, il sera clair qu’il s’agit de deux composantes nécessaires au fonctionnement sain d’une économie ouverte, d’une société juste et d’individus responsables et indépendants. La concurrence contraint les individus, les entreprises et les institutions à surveiller leurs propres produits, leur savoir-faire ou leurs systèmes sans que nous puissions ou désirions en prévoir les conséquences collectives à long terme. Tôt ou tard, la concurrence emprisonne entièrement l’économie, la démocratie et l’État de droit car nous avons presque complètement perdu de vue l’intérêt commun (d’économie politique). Plus personne n’en porte la responsabilité, dans une société de concurrence. L’encouragement de la coopération, de la participation et du partage rend chaque individu distinct responsable de son propre fonctionnement envers lui-même, mais aussi envers l’État de droit (société) dans son ensemble. La coopération nous oblige à analyser nos propres choix et à nous demander si nous sommes d’accord avec ces choix. Elle exige la sincérité envers nos propres pensées et nos propres actions. La concurrence, au contraire, est la terre nourricière de l’hypocrisie, de l’indifférence, du chantage, de l’intolérance et de la corruption, qui fournissent beaucoup de travail au système juridique mais laissent l’État de droit en position de spectateur impuissant, les mains liées.


Madame XXXXXXX, n’étant pas juriste, je vous demande s’il existe un lieu dans notre État de droit où je puisse faire évaluer et juger dans notre système juridique l’injustice que j’ai constatée ?


En résumé, mon accusation est la suivante : aujourd’hui, du fait de la concurrence réciproque, il n’existe plus d’État de droit dans lequel les individus, les entreprises et les institutions portent des responsabilités individuelles et collectives envers l’ensemble, l’État de droit lui-même. La concurrence mène en définitive à :


1. Intolérance et indifférence envers l’ensemble.

2. Augmentation exponentielle du nombre des groupements d’intérêts nourris par la méfiance réciproque.

3. Proportions « soviétiques » des pouvoirs publics, du fait de la faillite morale sociale.

4. Assujettissement des personnes, des pouvoirs publics et des entreprises au monde de la finance.

5. Une démocratie qui se résume aujourd’hui à l’élection occasionnelle d’une entité ne représentant aucun pouvoir, quelle que soit la couleur politique qu’elle prétend représenter.

6. Un système politico-économique qui crée sa propre « Sibérie » par l’exclusion chronique d’importants groupes de personnes.

7. Des pouvoirs publics, une justice, un parlement, des entreprises, des enseignants et des parents qui perdent chaque jour un peu plus de leur autorité naturelle, du fait que nous sommes nous-mêmes tombés dans le piège de nos instincts de survie individuels, ce qui nous empêche de distinguer l’intérêt commun et à plus forte raison de le servir.

8. Une société asphyxiante et bureaucratisante, du fait de la foi dans le profit et la croissance.

9. Un climat d’entreprise chroniquement malade, entièrement dépendant de la récompense.

10. Une société entièrement dépendante, en quête de récompense au lieu de traiter en adultes nos défis individuels et collectifs.

11. Une communication brouillée qui gêne la sincérité des personnes entre elles.

12. Une société dans laquelle la justice est ravalée au rang de sous-priorité pénible, alors qu’elle devrait être la principale tâche de tous les acteurs de l’État de droit : gouvernement, parlement, justice, citoyens et entreprises.

13. La pénurie toujours plus sévère d’éléments fondamentaux des conditions d’existence tels que l’air pur et l’eau potable, ainsi qu’une communication humaine efficace.

Si vous et moi sommes concurrents, il est alors entièrement dans votre intérêt de ne rien faire de ce courrier. Le système juridique préprogrammé s’acquittera de sa tâche avec efficacité. Quant à savoir si cela est dans l’intérêt de l’État de droit, je me permets d’en douter. Son intérêt réside dans les personnes qui osent prendre leurs décisions et leurs responsabilités de manière indépendante, recherchant la justice pour chaque individu au sein de la société. Une expérience et une nécessité que nous nommons démocratie et qui cherche à atteindre la liberté et la responsabilité de chaque être humain. La liberté et la responsabilité sont des choix : espérons que nous saurons montrer le courage de les faire, individuellement et collectivement.

Pourriez-vous et voudriez-vous m’aider à trouver la bonne porte d’entrée dans notre système juridique ?

Cordialement,

De Hutte Holding BV
EURL Petit Château Roquetaillade – Aveyron
Peter Hoopman
12490 MONTJAUX
France









Pièces jointes :
- Quelques questions pour approfondir le débat économique et démocratique.
- Une solution simple et susceptible d’apporter la démocratie.