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24/02/2011

Le procès


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04/11/2010

La corruption bureaucratique chronique

Ministère néerlandais des Affaires générales
À l’intention de Monsieur le Premier ministre
Mr. Dr. J.P. Balkenende
B.P. 20001
2500 EA  LA HAYE
PAYS-BAS

                                                                       Roquetaillade, le 9 juin 2006

Copie à : la Cour Suprème, la Chambre des députés des Pays-Bas, le service des contributions de Winterswijk et la Cour européenne

 

Objet :

Refus de collaborer davantage à une injustice fondamentale au sein de l’État de droit actuel néerlandais et européen, la corruption bureaucratique chronique.

- entre croyants -

Cher Monsieur Balkenende,

Je vous remercie de votre réponse par courrier du 22 mai dernier, que j’ai grandement appréciée. Il semble que ma lettre ait manqué de clarté. Peut-être est-ce logique, d’une certaine manière. Dans ma lettre du 2 mai, j’ai soumis à discussion quelque chose que nous nous sommes mis à considérer depuis cinq mille ans comme logique, juste et scientifique. Une chose qui a conditionné et programmé les individus et notre société dans son ensemble, il y a cinq mille ans, peut ne pas apparaître immédiatement dans toute sa clarté. Bien que je ne sois pas juriste, j’ai tenté de démontrer dans mon courrier l’injustice du système politico-économique actuel et son effet antidémocratique sur notre société. Les ingrédients politico-économiques indissociablement liés que sont la concurrence, le bénéfice et les intérêts ont conduit à un gouvernement qui emprisonne la société et s’emprisonne lui-même entre dette et récompense. Ceci engendre une société (gouvernement compris) mesquine, à la dérive et dépendante, créant deux univers économiques : l’un fait d’échanges réels de biens et de services, et l’autre qui n’est que le reflet bureaucratique de la circulation des biens et des services. En fait, ce second courant constitue l’aspect comptable de l’économie. Dans une société saine et ouverte, ces deux courants (économies) fonctionnent de manière entièrement synchrone, constituant un reflet parfait l’un de l’autre. Ce n’est pas le cas dans le système politico-économique actuel, dans lequel ils forment deux courants politico-économiques séparés. Bien entendu, il existe encore un chevauchement partiel (2 %) entre l’économie des biens et des services et l’ « économie » comptable, mais la situation a entièrement dégénéré au fil du temps et cela signifie que nous vivons désormais dans un casino financier mondial dans lequel la plus importante part de l’activité économique comptable n’a plus aucune racine dans la société, si ce n’est la conviction que l’argent a une valeur financière en lui-même, ou en d’autres termes que la comptabilité s’est vu attribuer une valeur en elle-même et représente ainsi aujourd’hui le principal pouvoir « politico-économique » en soi, aux dépens de … ! L’origine de l’attribution d’une valeur en soi à la comptabilité, celle-ci devenant de ce fait également un facteur de pouvoir politico-économique, a été retrouvée par les historiens, âgée de cinq mille ans, en Mésopotamie, l’Irak actuelle. Nous la connaissons aujourd’hui sous la forme d’un nombre infini de dérivés qui revêtent une valeur de variations sur le même thème comptable :  l’intérêt sur l’argent.

Je tenterai ici d’expliquer sous un angle un peu plus juridique pourquoi je ne réclame plus d’intérêts (De Hutte Holding BV) ni n’en paie (EURL Petit Château Roquetaillade – Aveyron) et donc ne souhaite plus payer d’impôts sur les intérêts de la société De Hutte Holding BV. En un mot, cela vient du fait que je refuse de soutenir un système/structure qui mine presque entièrement la démocratie et la justice au sein de notre société. En termes purement monétaires, ce travail de sape de l’État de droit, de la démocratie et de la sincérité dans les communications économiques représente quatre-vingt dix-huit pour cent de l’ensemble. En français courant, ce travail de sape signifie : des chimères bureaucratiques entièrement hors de contrôle, aux dépens de la société.

Dans cette optique, la pensée et l’action politico-économiques actuelles minent presque entièrement l’article premier de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de
façon égale. Nulle discrimination n’est permise, qu’elle se fonde sur la religion,
les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.

 

Si la « concurrence réciproque » est réellement si bénéfique pour une société, il me semble alors préférable de supprimer immédiatement l’article premier de notre constitution. Stimuler et promouvoir la concurrence mutuelle ne signifie rien d’autre qu’institutionnaliser la « loi du plus fort » au bout du compte, ce qui entraîne automatiquement la discrimination économique. Pour notre démocratie, cela signifie que les « vainqueurs » ont davantage de droits que les « perdants ». Est-ce cela que nous entendons par « démocratie » ? Dans ce cas, il n’est plus nécessaire de changer quoi que ce soit aujourd’hui : cela se «  règlera par soi-même » et il y aura toujours bien un vainqueur qui émergera. Dans ce genre de situation, le gouvernement court relativement peu de risques, il se trouve toujours un vainqueur qui cède ensuite une part du bénéfice avec laquelle les perdants peuvent être partiellement dédommagés. Un dédommagement intégral est naturellement impossible car le courant du profit se tarirait alors rapidement. Sur le plan politique, juridique et pratique, le gouvernement s’est ainsi placé dans une situation impossible. Qu’il le reconnaisse ou non, il est intéressé dans cette situation, étant dépendant des « vainqueurs » financiers. En choisissant la concurrence mutuelle au sein de la société, le gouvernement a mis de côté l’impartialité qui lui est tellement indispensable et il a ainsi perdu tout fondement moral permettant de conduire la société de manière crédible et juste.

Mais partons donc du principe que la concurrence mutuelle soit capable de fournir une base saine pour une société ouverte et une démocratie autorégulatrice. Ceci signifie que le gouvernement doit créer les conditions de base permettant une concurrence loyale. La concurrence loyale signifie que chacun a les mêmes chances d’obtenir une petite place sur le marché local et/ou mondial. Est-ce réalisable, en théorie comme en pratique ? Est-il possible pour un tribunal ou un gouvernement de déterminer ici une limite crédible entre l’égalité et l’inégalité ? Le résultat serait une avalanche d’arguments dans laquelle chacun tenterait de mettre en avant sa (propre) conception de l’égalité et de la défendre comme étant « équitable », une conséquence naturelle de notre foi dans la concurrence mutuelle.
L’expérience centrale et tellement indispensable de l’équité, qui doit constituer le ciment de la confiance mutuelle dans une société ouverte et saine, est dans ce contexte une utopie absolument inaccessible tant pour l’individu et l’État de droit que pour la société dans son ensemble. Chacun pour soi et le gouvernement un tout petit peu pour nous tous, la faillite absolue du fonctionnement actuel des pouvoirs publics.

Ce point de vue tente de souligner l’erreur chronique de notre système politico-économique actuel. Mais cela n’explique pas encore pourquoi ce système, paradoxalement, a connu un tel succès social jusqu’ici. Un système qui subsiste avec succès depuis cinq mille ans, cela doit bien avoir une explication logique. Nous ne sommes tout de même pas assez stupides pour maintenir en place depuis cinq mille ans quelque chose qui ne fonctionne pas ? Tout l’art consiste à définir correctement ce paradoxe qui semble délicat au premier abord, de manière à faire remonter à la surface certains aspects enfouis plus profondément.

Le succès du système politico-économique actuel s’explique très facilement : il y a une perspective et une possibilité de récompense pour « ceux qui font de leur mieux ». Qui ne souhaiterait pas être récompensé pour ses efforts ? Le système économique actuel répond parfaitement à ce besoin/désir et cela explique le grand succès de la pensée et de l’action politico-économique actuelles.

Mais qu’advient-il des enfants, des adultes, de l’État de droit et donc de l’ensemble de la société, lorsque nous nous orientons individuellement vers la récompense (le bénéfice, en termes économiques) en combinaison avec la concurrence mutuelle ?

C’est une question importante que notre État de droit se doit d’analyser pour y apporter une réponse, rapidement et avec attention. Il n’est pas très difficile d’analyser la raison pour laquelle nous nous sommes mis à croire en la concurrence mutuelle. La concurrence permet le bénéfice, nous lui avons donné une traduction bureaucratique, grâce à quoi le bénéfice peut être transformé en moyens financiers et nous avons notre récompense bien méritée pour nos efforts. Notre foi dans le bénéfice est très importante, dans la société : elle se retrouve dans les sports, la politique et la vie économique. Dans la science économique également, le bénéfice constitue le principe le plus important en combinaison avec la croissance. Il est essentiel pour la survie individuelle d’une entreprise et constitue en outre la base sur laquelle s’appuie presque entièrement le fonctionnement actuel du gouvernement, de par la lourde imposition des bénéfices. En fait, notre croyance dans le bénéfice a entraîné la division de l’économie (devenue schizophrène).

D’un côté l’économie des biens et des services, de l’autre l’économie bureaucratique. La bureaucratie politico-économique dépend entièrement de la plus-value. Cette plus-value est une technique comptable, un levier arithmétique permettant de traduire sur papier la plus-value, le bénéfice, la valeur ajoutée ou quelque autre nom qu’on veuille lui donner. Ceci signifie qu’une poire peut se transformer en une poire plus cinq, dix ou vingt pour cent. La comptabilité a ainsi acquis une valeur en elle-même et comme elle a acquis une valeur en elle-même, elle représente également un facteur de pouvoir politico-économique très important. Mais en réalité l’économie s’est divisée, d’un côté en biens et services qui nous sont nécessaires pour vivre chaque jour, et de l’autre en économie comptable, bureaucratique, qui s’est mise à suivre son propre chemin, distinct des biens et services. La division a lieu précisément au moment comptable où la poire devient une poire plus x pour cent. Cette technique comptable peut être mise en œuvre parce qu’elle est une dérivée de notre acceptation, vieille de cinq mille ans, du fait que l’argent vaut de l’argent en lui-même. Mais ceci n’est vrai que lorsque l’on trouve quelqu’un qui y croit parce qu’il travaille pour cela. Car, aussi longtemps qu’on veuille y réfléchir, l’argent ne peut jamais avoir une valeur en lui-même. Cela signifierait que si nous pouvions vraiment vivre de l’argent, personne n’aurait plus jamais besoin de travailler. Non, l’argent a besoin de personnes qui croient que l’argent a une valeur en lui-même. L’argent représente un outil essentiel et d’une importance incroyable dans notre communication économique. Mais au fil du temps, l’argent a cessé d’être un outil efficace pour devenir toujours davantage un objectif en lui-même, la comptabilité des biens et des services ayant acquis une valeur en elle-même. Nous sommes ainsi devenus, en tant que société, gouvernement et vie économique, toujours plus dépendants (prisonniers) de la récompense (bénéfice, plus-value, bureaucratie, etc.) et de la dette de contrepartie. De ce fait, au fil des siècles, nous avons peu à peu perdu de vue la réalité quotidienne de l’échange des biens et des services, en nous concentrant trop sur une technique comptable, en fait un levier arithmétique (intérêts, bénéfices, etc.), à laquelle nous nous sommes mis à croire et par laquelle tout un monde en soi s’est logiquement créé, avec les conformités aux lois correspondantes auxquelles nous sommes aujourd’hui soumis, en tant que société et gouvernement. En fait, notre système politico-économique actuel est fondé sur un grand scandale comptable qui contamine tout. Ceci explique en grande partie pourquoi, aujourd’hui, deux pour cent seulement de notre circulation d’argent quotidienne représentent encore des biens et des services, le reste étant de la spéculation dans le vide. Mais nous devons nous convaincre du fait douloureux que l’origine de tout ceci est un simple levier arithmétique que nous nous sommes mis à considérer comme une vérité, sur le papier et dans notre psyché. Qui ne souhaiterait pas avoir à sa disposition une méthode qui lui permette, par une technique arithmétique, de multiplier une seule poire en une poire virgule deux ? Car telle est bien la conséquence de notre très séduisante foi qui nous pousse à croire que l’argent, l’arithmétique, la comptabilité, la bureaucratie, etc., ont une valeur en eux-mêmes. Il n’y a là rien de scientifique, c’est simplement une hypothèse, une acceptation à laquelle on peut croire ou ne pas croire. Si nous y croyons, cela créera un monde que nous acceptons, conforme à ses lois inhérentes. Si cette acceptation favorise la justice et la démocratisation (tolérance, sincérité et coopération), on ne peut rien lui reprocher. Mais le fait est que cette acceptation vieille de cinq mille ans enrichit les riches et laisse toujours moins de place aux couches inférieures de la société, tout ceci étant encouragé et favorisé par notre État de droit. Les pouvoirs publics évoluent en outre dans des proportions totalitaires car ils tentent chaque jour de redresser une situation qui est faussée dès le départ. De par sa croyance dans la concurrence (valorisation), le gouvernement a vu sa légitimité s’affaiblir progressivement et il ne peut plus parler au nom de toute la société. Nous sommes devenus des complices au service de la caste des privilégiés que l’on peut résumer par « le monde de la finance et les bureaucrates ». C’est ce que nous sommes tous plus ou moins par la croyance que nous attachons à la bulle d’air financière que nous avons créée nous-mêmes, qui n’existe que sur le papier et qui a en définitive empoisonné notre psyché. Que nous soyons riches ou pauvres, nous sommes les croyants d’un système politico-économique et financier qui impose ses modèles de lois injustes aux pouvoirs publics, à la vie économique et à la société. Ce n’est pourtant que ce que nous avons semé, entretenu et récolté nous-mêmes : une bureaucratie toujours plus asphyxiante.

Comment le gouvernement peut-il conduire une société, alors qu’il a abandonné sa propre souveraineté au culte, à la vénération (récompense) du vainqueur ?

Et nous constatons que la frontière entre les affaires publiques et une organisation maffieuse est malheureusement infime.

Le terme « maffioso » remonte à la fin du siècle dernier…. C’est l’apologie du
pouvoir de l’individu… qui ne tolère pas que d’autres aient le pouvoir. Il se
place au-dessus des lois.

Commissaire Corrado Cattani, dans la série télévisée  « La pieuvre »

 




La
société (y compris l’État de droit) se trouve face à un choix essentiel : rester un enfant dépendant ou devenir un adulte indépendant, au service de la société !

Dans un système qui s’appuie sur le principe de la concurrence mutuelle, le vainqueur a plus de droits que le perdant. Est-ce cela que nous entendons par l’interprétation pratique et/ou théorique de la démocratie et de l’État de droit ? N’est-il pas essentiel dans une démocratie que la majorité (ou vainqueurs politiques) soit responsable et agisse de manière équitable envers les perdants (ou minorité) ? N’est-ce pas là précisément la frontière entre crédibilité et non-crédibilité pour un État de droit ? La différence entre survie à court terme des différents groupements d’intérêts et la survie durable à court et long termes de l’ensemble ?

Si nous accordons trop de valeur à une chose superficielle, nous ne pourrons jamais percer les mystères plus profonds de la vie elle-même auxquels nous sommes tous indissociablement liés. Le fait que nous ayons tous la même origine, la vie elle-même, pourra peut-être nous donner la force, la volonté et le courage de triompher de la méfiance réciproque que la concurrence mutuelle a semée durant des siècles dans la psyché de la nature humaine. Oserons-nous briser les chaînes de nos instincts animaux ? Pouvons-nous par exemple posséder véritablement le monde ? Ou pouvons-nous uniquement, en toute modestie et en toute justice, partager ce que la vie nous a donné ?

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ».

Jean-Jacques Rousseau

La liberté, l’égalité et la fraternité sont aujourd’hui bureaucratisées, enlevées à l’être humain et à la société. Il me semble que l’être humain ne peut être heureux que s’il peut vivre en harmonie avec son environnement, s’il peut agir de manière indépendante et ainsi apporter une contribution qui serve la société. C’est à mon sens la seule charge morale (mesure fiscale) qui soit valide. Ceci n’est possible que si l’être humain prend conscience de lui-même et de sa place dans la société. La liberté de l’un sera alors la liberté de l’autre, contrairement à ce qui est le plus souvent le cas aujourd’hui dans notre pensée et notre action politico-économiques, c’est-à-dire l’art d’exploiter l’autre, de le rendre dépendant politiquement et économiquement. La foi dans la concurrence crée un apartheid social et économique (discrimination économique) au sein d’une société, qui est malheureusement aujourd’hui institutionnalisé par l’État (tant sur le plan législatif, exécutif que celui du contrôle), la démocratie et l’État de droit étant presque entièrement abandonnés à leur sort. Dans la pratique, cela signifie pour la démocratie que le vainqueur a plus de droits que le perdant, les vainqueurs/perdants étant ensuite partiellement protégés/dédommagés par le gouvernement. Dans cette logique, nous ne sommes que partiellement protégés par l’État de droit, les vainqueurs comme les perdants se sentent lésés dans ce contexte et une indifférence, une intolérance et une méfiance croissantes ainsi qu’un sentiment général de frustration et d’injustice, dominent de plus en plus les rapports sociaux.

Quel est par exemple le signal que nous communiquons en réclamant « la T.V.A., les impôts sur les salaires et sur les sociétés » ? Vous pouvez participer, l’entreprise peut réaliser des bénéfices (sur le papier), mais il faut passer à la caisse. Grâce à l’argent ainsi récupéré, pouvons-nous servir les affaires publiques ? Mais cela signifie en fait que nous ne nous jugeons pas capables (individu et société) de prendre des décisions individuelles et collectives (en dehors de toute question d’argent) et nous indiquons ce faisant ne pas croire véritablement en une société de personnes, par des personnes et pour des personnes (démocratie). La liberté naturelle, la solidarité et le sentiment de justice sont annihilés chez l’être humain pour être remplacés par une machine juridique bureaucratique. Cela signifie malheureusement, dans la pratique, que nos règles du jeu économique sont fondées sur le chantage réciproque et l’hypocrisie et que nous avons ainsi réduit la démocratie aujourd’hui à une façade sans plus aucun contenu, un idéal sans racines économiques dans la société, corrompu par notre foi dans le bénéfice sur le papier.

Monsieur Balkenende, vous m’avez indiqué ne pas être parvenu à déterminer clairement le contenu concret de la requête que je vous ai adressée par mon courrier du 2 mai dernier. La requête que je vous adresse, ainsi qu’à la Cour de Cassation??, à la Chambre des députés et au service des contributions, par la présente, est la suivante :

Existe-t-il, dans notre État de droit, un endroit où l’injustice sociale fondamentale et chronique que j’ai constatée peut être présentée devant les tribunaux, sans que l’on risque aussitôt d’avoir le cou tordu par la machine juridique et bureaucratique ?

Il ne s’agit pas de l’argent (des impôts) ni en ce qui me concerne d’une bagatelle ordinaire entre une entreprise et un service des contributions, mais plutôt du fonctionnement fondamental de notre communication économique, des fondements de notre État de droit et de notre démocratie, qui peuvent être considérés aujourd’hui comme maffieux, kafkaïens, chroniquement injustes et antidémocratiques. Monsieur Balkenende, votre gouvernement aura sans doute de nombreux arguments pour « mettre de côté » ce problème. Je peux le concevoir, psychologiquement parlant, mais cela demeure une question douloureuse que nous devrons finir par régler, tôt ou tard, en tant que société, individuellement et collectivement. Aujourd’hui, nous sommes tous lâches, croyant en un levier juridiquement et bureaucratiquement préservé, une bulle d’air politico-économique sans racines dans la société, aux dépens de notre environnement, de notre démocratie, de notre État de droit et des plus démunis de la société.

 

Cordialement,

De Hutte Holding BV                                      EURL Petit Château Roquetaillade - Aveyron


www.solution-simple.com

 

Une copie de « Fin de l’apartheid économique » du 2 mai 2006 est également envoyée à la Cour Suprème et à la Chambre des députés des Pays-Bas.

 

A lire aussi: La caverne de la bureaucratie de Platon

(Cette lettre est une traduction par Language Unlimited BV)

 

 

01/10/2010

Communiqué de Presse

 

- Communiqué de presse -

 

Il y a quatre ans (en 2006), j’ai ouvert un dialogue avec les pouvoirs publics (et l’État de droit). Le jugement rendu par la Cour suprême des Pays-Bas a officiellement mis fin à ce dialogue.

L’essence de ce que j’ai tenté d’avancer est que, avec la concurrence réciproque, les pouvoirs publics ont choisi :

les vainqueurs

Ce faisant, les pouvoirs publics ont perdu toute liberté d’expression et d’action au nom de l’ensemble. En acceptant comme principe que l’argent vaut de l’argent en soi, sous la forme d'intérêts, les pouvoirs publics ont même désigné d’avance le vainqueur :

le monde financier,
l’origine de la bureaucratie devenue incontrôlable.

De ce fait, l’économie, la démocratie, l’État de droit, la raison et l’intégration se sont en définitive subordonnés à la conformité aux lois bureaucratiques que nous avons nous-mêmes institutionnalisées. Au fil du temps, cette conformité aux lois a dressé un mur d’apartheid dans la psyché de l’être humain, plus solide que le Mur de Berlin. Ce mur nous a de plus en plus éloignés de la base commune, en termes juridiques la constitution, et en termes politiques l’intérêt général, nous coupant de « l’autre » et ainsi de nous-mêmes.

Si nous osions regarder cette situation en face, ce mur de notre psyché fondrait comme neige au soleil.

À suivre

De Hutte Holding BV, Peter Hoopman, le 27 septembre 2010

 

Un survol de cette procedure vous trouverai ici.

 

Comment vous voyez, cette procedure? Courageux, ridicule, intéressant, ça demande réflection, à débattre, je ne comprends pas, etc.

 

 

16/09/2010

La caverne de la bureaucratie de Platon

 A lire aussi la corruption bureaucratique chronique.

Service des contributions de Doetinchem De Hutte Holding                                                             
À l’attention de M. X.X Xxxxxxxxxx p/a Roquetaillade
Boîte postale 9024 12490 MONTJAUX
7000 HE  DOETINCHEM Pays-Bas France

 

                                                                        Roquetaillade, le 6 avril 2007

Votre référence : 64.57.602 (Ne s’agit-il pas plutôt de : 64.57.502 ?)
Votre courrier du : 26 mars 2007

Objet : Opposition concernant l’avis d'imposition numéro 64.57.502.V.70.0112

Cher Monsieur,

J’ai bien reçu cette semaine, le 3 avril, votre courrier du 26 mars dernier et je vous en remercie. Le problème évoqué dans l’opposition ne doit pas être sous-estimé ou comme vous l’écrivez : « Le problème que vous abordez est un problème qui dépasse le cadre de cette opposition. » Vous avez entièrement raison, dans un certain sens : ce problème ne devrait pas être déposé sur votre bureau. Il devrait plutôt être soumis à une cour constitutionnelle ou une autre instance juridique en charge de contrôler et d’examiner les questions relatives à la constitution.

Parallèlement, la problématique abordée dépasse le contexte néerlandais et même européen. Donc, tôt ou tard, la question se posera de savoir s’il existe une instance publique indépendante capable d’étudier objectivement s’il est juste de demander et de payer des intérêts, pour ne pas parler de légiférer sur cette question.

Car :

  1. Comment mettre quelque chose en discussion lorsque l’on en est soi-même dépendant et que l’on y est simultanément soumis ? Comment dénoncer quelque chose, lorsque l’instance qui doit juger la question en dépend elle-même pour sa survie financière ?

  2. Comment dénoncer quelque chose lorsque, d’un côté, cette chose entretient et nourrit des millions de familles, mais que, d’un autre côté, elle exclut et place en situation de dépendance des milliards d’autres personnes ?

  3. Pouvons-nous nous ouvrir nous-mêmes à la prise de conscience et à la responsabilité, ou ne pouvons-nous qu’accuser les autres ? Ce dernier point est par ailleurs logique, dans un monde qui croit à la concurrence mutuelle et au profit de papier.

  4. Comment pouvons-nous parler ouvertement et sur un plan d’égalité de la justice, alors que la foi dans la concurrence, le profit et la croissance sont devenus plus importants que le respect de l’être humain, de la société et de la planète sur laquelle nous vivons ?

  5. Comment mettre quelque chose en discussion alors que, inconsciemment, nous trouvons désormais normal de placer et de maintenir des personnes en état de dépendance, au sein de la politique, des relations commerciales, de la justice et de la religion ?

  6. Existe-t-il encore quelqu’un ou quelque chose, dans l’absolu, qui soit responsable au sein de la société néerlandaise et européenne, alors que nous estimons désormais économique d’être concurrents les uns des autres ? Qui est alors responsable de l’intérêt général ou commun et de l'indépendance individuelle ?

Dans votre courrier du 26 mars dernier, vous indiquez : « Si vous souhaitez modifier la loi ou, d’une manière plus générale, influencer les développements sociaux, vous devrez, dans notre système actuel, convaincre de vos points de vue une majorité parlementaire. »

« Modifier la loi » n’aurait que peu de sens : le défi serait bien plus grand de pouvoir et de parvenir à vivre « dans l’esprit de la loi » et donc de créer des conditions pratiques à cet effet. Nous créons aujourd’hui des centaines de règles et de lois pour que « tout le monde soit content » et pour tenter de rectifier ce qui est faux depuis le début.

Car quelle est l’origine de notre excès de lois et de règles ? Le « payeur d’intérêts » A (EURL Petit Château de Roquetaillade Aveyron) est moins bien protégé par la loi que le « demandeur d’intérêts » B (de Hutte Holding BV). Nous avons ainsi inconsciemment fait de la bureaucratisation de la société la priorité principale de l’économie. Ce faisant, nous avons enfermé l’économie (et la politique) dans un univers bidimensionnel de croissance et de profit de papier qui n’est pas capable de distinguer par lui-même les priorités sociales : le profit est le profit, quelle que soit son origine.

Prenons un exemple. Amateur de football, j’aime regarder parfois une rencontre, j’apprécie l’intensité de la compétition, le public afflue, le stade est comble, tout ceci est bon pour l’économie (pour son approche actuelle). Mais d’un point de vue d’économiste, il ne s’est rien passé : nous nous sommes amusés et voilà tout. Donc réduire l’économie à une priorité bidimensionnelle comporte en soi le risque que l’être humain s’éloigne de la réalité. Et c’est précisément ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons, le sentiment de n’avoir aucune prise sur notre existence et d’être impuissant à changer quoi que ce soit de manière positive.

Vous écrivez que je dois m’adresser au parlement, mais ils me répondront : « Nous sommes un petit pays et nous n’avons pas voix au chapitre, sur ce point ». Si nous nous adressons au niveau européen, la réponse sera la même : « Ceci nous dépasse et ne peut être examiné qu’à l’échelle mondiale. » L’Organisation des Nations Unies ? Un espoir de solution ? Non, car nous sommes des concurrents (potentiels) donc nous continuerons de lutter pour notre propre survie individuelle, c’est-à-dire dans une réaction de crainte. Est-il possible qu’un développement constructif perce d’une telle situation ?

Non, car lorsque nous sommes des concurrents, aucun dialogue franc et équilibré ne saurait jamais avoir lieu, et la confiance mutuelle disparaît entièrement, lentement mais sûrement. Le mécanisme qui se trouve à la base de cette situation est notre foi dans le profit. Cela signifie que nous créons aussi automatiquement des perdants. Efficacité humaine et économique ?


La caverne de la bureaucratie de Platon

 caverne platon.jpg

 

 

 

 

 

A travaille, entreprend et emprunte pour obtenir son argent, B reçoit de l’argent sous la protection de la loi (ce qui signifie en pratique que la loi elle-même produit de l’argent, est-ce un miracle ?).
Dans cette situation, A et B se maintiennent eux-mêmes et mutuellement prisonniers, la sortie C ne pouvant plus être trouvée, même si nous le voulions vraiment.

Peut-on parler d’égalité des chances, de justice et d’économie viable ou plutôt de vulgaire abus de pouvoir bureaucratique institutionnalisé ?

Les pouvoirs publics, au lieu de veiller à l’intérêt général, sont inconsciemment devenus des « chefs de maffia », mettant en jeu de manière chronique la sécurité et la confiance mutuelle dans la société, protégeant la bureaucratie insensée contre une démocratie à fonctionnement indépendant au quotidien, un État de droit responsable et un cadre de vie plus sain.

!!!!!!!!!

L’avis d'imposition est fondé sur un bénéfice trop élevé, se constituant d’une illusion bureaucratique, d’un levier arithmétique : intérêts, profit, dividende, etc. L’illusion qui nous a éloignés de la réalité. C’est une situation face à laquelle nous ne pouvons pas nous réfugier derrière une majorité parlementaire ou des centaines de lois et de règles en compensation après-coup. Car la loi n’est pas respectée actuellement, notamment l’article 1 de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de façon égale. Nulle discrimination n'est permise, qu'elle se fonde sur la religion, les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.
 
La discrimination et l’apartheid économiques constituent les moteurs du système politico-économique actuel, avec soi-disant les pouvoirs publics comme décideur politique impartial et le système juridique comme arbitre indépendant. Mais en choisissant la concurrence mutuelle, les pouvoirs publics choisissent inconsciemment les vainqueurs. Plus d’impartialité, plus d’indépendance, plus de responsabilité individuelle et collective. Ne sommes-nous que des gardiens du système ou tentons-nous de manière libre et autonome, depuis la fonction que nous remplissons, de contribuer à l’assainissement d’une société qui s’efforce d’installer la justice ? Car, quelle que soit notre position, modeste manœuvre-balai, fonctionnaire ou premier ministre, c’est là que commence la démocratie et nulle part ailleurs, quoi que veuillent nous raconter et se raconter ces messieurs-dames de la politique.

Votre intention de rejeter mon opposition est humainement compréhensible, mais elle illustre bien la prison sociale que nous avons créée, dans laquelle le système prend les décisions pour l’être humain qui ne peut que surveiller le système et ainsi méconnaître ses propres possibilités de contribution, abandonnant derrière lui à tout jamais la démocratie et l’État de droit. Bien entendu, le problème soulevé par cette opposition doit en définitive être évoqué au parlement également, mais lorsque les personnes ordinaires déplacent les responsabilités vers la démocratie institutionnelle, cela signifie que les racines de la démocratie au quotidien, celle des personnes, pour les personnes et par elles, sont au plus mal.

Cette opposition a pour but de démocratiser l’économie, de la libérer de sa prison bureaucratique bidimensionnelle. Elle ne cherche donc pas à modifier la loi, mais aspire à ce que nous la prenions au sérieux. Que les choses soient claires : je ne suis pas d’accord avec votre intention de rejeter mon opposition, protégeant la bureaucratie aux dépens de l’esprit d’entreprise libre et intégral au service de la société. On pourra bien en rire, et surtout rire de nous-mêmes et de notre jeu de cache-cache bureaucratique.

Cordialement,

De Hutte Holding BV
Peter Hoopman

 

 

19/06/2010

Plato's bureaucracy cave (english)

 La version Française va paraître en septembre 2010

An integral overview of the consultation with the dutch State of Law

_______________________________________________________________

Doetinchem Tax and Customs Administration De Hutte Holding

Attn. Mr X.X Xxxxxxxxxx c/o Roquetaillade
Postbus 9024 12490 MONTJAUX
7000 HE DOETINCHEM France

The Netherlands

6 April 2007

Your reference: 64.57.602 (should this not be 64.57.502?)
Your letter dated: 26 March 2007

Re.: Notice of objection to assessment 64.57.502.V.70.0112

Dear Sir,

I would like to thank you for your letter dated 26 March, which I received this week on 3 April. The issue raised in the notice of objection should not be underestimated, or as you put it, “The issue that you bring up is an issue that goes beyond this notice of objection”. To a certain degree you are completely right and it should not be lying on your desk. It is more a matter for a constitutional court or other legal body that checks and reviews constitutional matters.

At the same time, the issue raised goes beyond a Dutch or even a European context. Thus, sooner or later the question will arise whether there is an independent body at all that can objectively look at the issue of the justification for requesting and paying interest, let alone administer justice on it, because:

  1. How can you question something when you are simultaneously dependent on and subject to it? How do you file a complaint against something, when the body that has to judge it is dependent on it for its own financial survival?

  2. How do you lodge a complaint against something that feeds millions of families, on the one hand, but excludes billions of people and/or makes them dependent, on the other?

  3. Can we raise our own consciousness and call ourselves to account or can we only condemn others? Incidentally, the latter is logical in a world that believes in competition between people and paper profit.

  4. How can we communicate openly and fairly about justice when the belief in competition, growth and profit has become more important than respect for humanity, society and the planet we live on?

  5. How do you question something when in politics, commerce, justice and religion we have unintentionally made it common practice to make and keep people dependent?

  6. Is there anything or anyone responsible at all in Dutch or European society, where we now consider it economic to be competitors? Who is responsible for the public and social interests and individual independence?

In your letter dated 26 March you say, “If you want to change the law, or, more generally, if you want to influence developments within society, you will have to convince a parliamentary majority within the current establishment of your point of view”.

There is no point in trying “to change the law”; rather, the challenge is "being able and permitted to live in the spirit of the law" and creating the practical conditions required for it. We are currently formulating hundreds of rules and laws to “keep everyone satisfied” and try to fix something that was broken from the start.

Because what is the origin of our mountain of laws and regulations? Party A (EURL Petit Château de Roquetaillade Aveyron), the one paying interest is not as well protected as Party B (de Hutte Holding BV), the one demanding the interest. As a result, we have unintentionally managed to make the bureaucratisation of society the most important priority for the economy. We have, therefore, imprisoned the economy (and politics) in a two-dimensional world of growth and paper profit that is not capable of differentiating between social priorities. After all, profit is profit no matter where it comes from.

For example, as a football lover I occasionally watch a game; the competition is exciting, the spectators come flocking in, the stadium is full, which is good for the (current approach of the) economy. Economically speaking, though, nothing has happened; we were entertained and
that’s it. Reducing the economy to a two-dimensional priority conceals the danger of humanity alienating itself from reality. And that is what we experience in today’s world: having our lives lived for us, powerless to change something for the better.

You write that I should address parliament, but they will say, “We are a small country and at this point we do not have much to say on the matter”. If we were to go to Europe, we would hear the same, “This goes beyond our responsibility and should only be examined at a global level”. The UN? Solution in sight? No, because we are (potential) competitors, so we will continue to fight for our own individual survival. So we allow fear to reign! Can a constructive breakthrough be made in such a situation?

No, because as long as we are competitors, an open and balanced dialogue will never come about and mutual trust will slowly but surely disappear completely. The mechanism at the basis for all of this is our belief in profit. This means that we automatically also create losers. Humanly efficient and economical?

Plato’s bureaucracy cave

 caverne platon.jpg

 

 

 

 

Party A works, does business and borrows money. Party B receives money under the protection of the law (In practice, this means that the law itself produces money – a miracle?). That way A and B keep themselves and each other captive, leaving them unable to find C, the exit, even if we would like to.

Equal opportunities, just and economic, or simply a mundane institutionalised bureaucratic abuse of power?

Instead of being the guardian of public interest, the government has unintentionally become the “mafia boss”, chronically hazarding safety and mutual trust in society and protecting the out-of-control bureaucratisation against an everyday, independently functioning democracy, a responsible constitutional state and a healthier living environment.

!!!!!!!!!

The assessment is based on profit that is too high, as it consists of a bureaucratic illusion, an arithmetical leverage at interest, profit, dividend, etc. The illusion that has alienated us from reality. In this situation we cannot hide behind a parliamentary majority or hundreds of laws and regulations for subsequent compensation, given that the law and article 1 in particular are not currently being complied with.

Article 1
All persons in the Netherlands shall be treated equally in equal circumstances. Discrimination on the grounds of religion, belief, political opinion, race or sex or on any other grounds whatsoever shall not be permitted.
 
Economic apartheid and discrimination are the drivers of the current politico-economic system with the government as the so-called impartial policymaker and the legal system as independent referee. But, by opting for mutual competition, the government unintentionally opts for the winners. Gone are impartiality, independence, individual and collective responsibility. Are we simply system guards or are we, from the office we hold, trying to independently make a contribution to healing a society striving for justice? Because it is there, no matter how modest, as a gopher or gasbag, as a civil servant or prime minister, that democracy begins and nowhere else, no matter what the ladies and gentlemen in politics try to tell us and them.

Your intention to dismiss the notice of objection is humanly understandable, but it illustrates the social prison that we have created, in which the system decides for the people, who are only capable of guarding the system, thereby denying their own possible contribution and leaving democracy and the constitution irretrievably behind. Of course, the issues raised in this notice of objection should ultimately be discussed in parliament, but when ordinary people saddle institutional democracy with their responsibilities, the very basis of everyday democracy of, for and by the people is on its deathbed.

This notice of objection seeks to democratise the economy, to free it from its two-dimensional bureaucratic prison. This notice of objection, then, does not intend to change the law, but to take it seriously. For the sake of clarity, I do not agree with your intention to dismiss this notice of objection, protecting bureaucracy at the expense of free and integrated entrepreneurship that benefits society. We can certainly laugh at that, especially at ourselves and our game of bureaucratic hide-and seek.

Kind regards,


Peter Hoopman

De Hutte Holding BV

 

 

25/01/2010

La corruption bureaucratique chronique

corruption.gifMinistère néerlandais des Affaires générales
À l’intention de Monsieur le Premier ministre
Mr. Dr. J.P. Balkenende
B.P. 20001
2500 EA  LA HAYE
PAYS-BAS

                                                                       Roquetaillade, le 9 juin 2006

Copie à : la Cour de Cassation??, la Chambre des députés des Pays-Bas, le service des contributions de Winterswijk et la Cour européenne

 

Objet :

Refus de collaborer davantage à une injustice fondamentale au sein de l’État de droit actuel néerlandais et européen, la corruption bureaucratique chronique.

- entre croyants -

Cher Monsieur Balkenende,

Je vous remercie de votre réponse par courrier du 22 mai dernier, que j’ai grandement appréciée. Il semble que ma lettre ait manqué de clarté. Peut-être est-ce logique, d’une certaine manière. Dans ma lettre du 2 mai, j’ai soumis à discussion quelque chose que nous nous sommes mis à considérer depuis cinq mille ans comme logique, juste et scientifique. Une chose qui a conditionné et programmé les individus et notre société dans son ensemble, il y a cinq mille ans, peut ne pas apparaître immédiatement dans toute sa clarté. Bien que je ne sois pas juriste, j’ai tenté de démontrer dans mon courrier l’injustice du système politico-économique actuel et son effet antidémocratique sur notre société. Les ingrédients politico-économiques indissociablement liés que sont la concurrence, le bénéfice et les intérêts ont conduit à un gouvernement qui emprisonne la société et s’emprisonne lui-même entre dette et récompense. Ceci engendre une société (gouvernement compris) mesquine, à la dérive et dépendante, créant deux univers économiques : l’un fait d’échanges réels de biens et de services, et l’autre qui n’est que le reflet bureaucratique de la circulation des biens et des services. En fait, ce second courant constitue l’aspect comptable de l’économie. Dans une société saine et ouverte, ces deux courants (économies) fonctionnent de manière entièrement synchrone, constituant un reflet parfait l’un de l’autre. Ce n’est pas le cas dans le système politico-économique actuel, dans lequel ils forment deux courants politico-économiques séparés. Bien entendu, il existe encore un chevauchement partiel (2 %) entre l’économie des biens et des services et l’ « économie » comptable, mais la situation a entièrement dégénéré au fil du temps et cela signifie que nous vivons désormais dans un casino financier mondial dans lequel la plus importante part de l’activité économique comptable n’a plus aucune racine dans la société, si ce n’est la conviction que l’argent a une valeur financière en lui-même, ou en d’autres termes que la comptabilité s’est vu attribuer une valeur en elle-même et représente ainsi aujourd’hui le principal pouvoir « politico-économique » en soi, aux dépens de … ! L’origine de l’attribution d’une valeur en soi à la comptabilité, celle-ci devenant de ce fait également un facteur de pouvoir politico-économique, a été retrouvée par les historiens, âgée de cinq mille ans, en Mésopotamie, l’Irak actuelle. Nous la connaissons aujourd’hui sous la forme d’un nombre infini de dérivés qui revêtent une valeur de variations sur le même thème comptable :  l’intérêt sur l’argent.

Je tenterai ici d’expliquer sous un angle un peu plus juridique pourquoi je ne réclame plus d’intérêts (De Hutte Holding BV) ni n’en paie (EURL Petit Château Roquetaillade – Aveyron) et donc ne souhaite plus payer d’impôts sur les intérêts de la société De Hutte Holding BV. En un mot, cela vient du fait que je refuse de soutenir un système/structure qui mine presque entièrement la démocratie et la justice au sein de notre société. En termes purement monétaires, ce travail de sape de l’État de droit, de la démocratie et de la sincérité dans les communications économiques représente quatre-vingt dix-huit pour cent de l’ensemble. En français courant, ce travail de sape signifie : des chimères bureaucratiques entièrement hors de contrôle, aux dépens de la société.

Dans cette optique, la pensée et l’action politico-économiques actuelles minent presque entièrement l’article premier de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de façon égale. Nulle discrimination n’est permise, qu’elle se fonde sur la religion, les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.

Si la « concurrence réciproque » est réellement si bénéfique pour une société, il me semble alors préférable de supprimer immédiatement l’article premier de notre constitution. Stimuler et promouvoir la concurrence mutuelle ne signifie rien d’autre qu’institutionnaliser la « loi du plus fort » au bout du compte, ce qui entraîne automatiquement la discrimination économique. Pour notre démocratie, cela signifie que les « vainqueurs » ont davantage de droits que les « perdants ». Est-ce cela que nous entendons par « démocratie » ? Dans ce cas, il n’est plus nécessaire de changer quoi que ce soit aujourd’hui : cela se «  règlera par soi-même » et il y aura toujours bien un vainqueur qui émergera. Dans ce genre de situation, le gouvernement court relativement peu de risques, il se trouve toujours un vainqueur qui cède ensuite une part du bénéfice avec laquelle les perdants peuvent être partiellement dédommagés. Un dédommagement intégral est naturellement impossible car le courant du profit se tarirait alors rapidement. Sur le plan politique, juridique et pratique, le gouvernement s’est ainsi placé dans une situation impossible. Qu’il le reconnaisse ou non, il est intéressé dans cette situation, étant dépendant des « vainqueurs » financiers. En choisissant la concurrence mutuelle au sein de la société, le gouvernement a mis de côté l’impartialité qui lui est tellement indispensable et il a ainsi perdu tout fondement moral permettant de conduire la société de manière crédible et juste.

Mais partons donc du principe que la concurrence mutuelle soit capable de fournir une base saine pour une société ouverte et une démocratie autorégulatrice. Ceci signifie que le gouvernement doit créer les conditions de base permettant une concurrence loyale. La concurrence loyale signifie que chacun a les mêmes chances d’obtenir une petite place sur le marché local et/ou mondial. Est-ce réalisable, en théorie comme en pratique ? Est-il possible pour un tribunal ou un gouvernement de déterminer ici une limite crédible entre l’égalité et l’inégalité ? Le résultat serait une avalanche d’arguments dans laquelle chacun tenterait de mettre en avant sa (propre) conception de l’égalité et de la défendre comme étant « équitable », une conséquence naturelle de notre foi dans la concurrence mutuelle.
L’expérience centrale et tellement indispensable de l’équité, qui doit constituer le ciment de la confiance mutuelle dans une société ouverte et saine, est dans ce contexte une utopie absolument inaccessible tant pour l’individu et l’État de droit que pour la société dans son ensemble. Chacun pour soi et le gouvernement un tout petit peu pour nous tous, la faillite absolue du fonctionnement actuel des pouvoirs publics.

Ce point de vue tente de souligner l’erreur chronique de notre système politico-économique actuel. Mais cela n’explique pas encore pourquoi ce système, paradoxalement, a connu un tel succès social jusqu’ici. Un système qui subsiste avec succès depuis cinq mille ans, cela doit bien avoir une explication logique. Nous ne sommes tout de même pas assez stupides pour maintenir en place depuis cinq mille ans quelque chose qui ne fonctionne pas ? Tout l’art consiste à définir correctement ce paradoxe qui semble délicat au premier abord, de manière à faire remonter à la surface certains aspects enfouis plus profondément.

Le succès du système politico-économique actuel s’explique très facilement : il y a une perspective et une possibilité de récompense pour « ceux qui font de leur mieux ». Qui ne souhaiterait pas être récompensé pour ses efforts ? Le système économique actuel répond parfaitement à ce besoin/désir et cela explique le grand succès de la pensée et de l’action politico-économique actuelles.

Mais qu’advient-il des enfants, des adultes, de l’État de droit et donc de l’ensemble de la société, lorsque nous nous orientons individuellement vers la récompense (le bénéfice, en termes économiques) en combinaison avec la concurrence mutuelle ?

C’est une question importante que notre État de droit se doit d’analyser pour y apporter une réponse, rapidement et avec attention. Il n’est pas très difficile d’analyser la raison pour laquelle nous nous sommes mis à croire en la concurrence mutuelle. La concurrence permet le bénéfice, nous lui avons donné une traduction bureaucratique, grâce à quoi le bénéfice peut être transformé en moyens financiers et nous avons notre récompense bien méritée pour nos efforts. Notre foi dans le bénéfice est très importante, dans la société : elle se retrouve dans les sports, la politique et la vie économique. Dans la science économique également, le bénéfice constitue le principe le plus important en combinaison avec la croissance. Il est essentiel pour la survie individuelle d’une entreprise et constitue en outre la base sur laquelle s’appuie presque entièrement le fonctionnement actuel du gouvernement, de par la lourde imposition des bénéfices. En fait, notre croyance dans le bénéfice a entraîné la division de l’économie (devenue schizophrène).

D’un côté l’économie des biens et des services, de l’autre l’économie bureaucratique. La bureaucratie politico-économique dépend entièrement de la plus-value. Cette plus-value est une technique comptable, un levier arithmétique permettant de traduire sur papier la plus-value, le bénéfice, la valeur ajoutée ou quelque autre nom qu’on veuille lui donner. Ceci signifie qu’une poire peut se transformer en une poire plus cinq, dix ou vingt pour cent. La comptabilité a ainsi acquis une valeur en elle-même et comme elle a acquis une valeur en elle-même, elle représente également un facteur de pouvoir politico-économique très important. Mais en réalité l’économie s’est divisée, d’un côté en biens et services qui nous sont nécessaires pour vivre chaque jour, et de l’autre en économie comptable, bureaucratique, qui s’est mise à suivre son propre chemin, distinct des biens et services. La division a lieu précisément au moment comptable où la poire devient une poire plus x pour cent. Cette technique comptable peut être mise en œuvre parce qu’elle est une dérivée de notre acceptation, vieille de cinq mille ans, du fait que l’argent vaut de l’argent en lui-même. Mais ceci n’est vrai que lorsque l’on trouve quelqu’un qui y croit parce qu’il travaille pour cela. Car, aussi longtemps qu’on veuille y réfléchir, l’argent ne peut jamais avoir une valeur en lui-même. Cela signifierait que si nous pouvions vraiment vivre de l’argent, personne n’aurait plus jamais besoin de travailler. Non, l’argent a besoin de personnes qui croient que l’argent a une valeur en lui-même. L’argent représente un outil essentiel et d’une importance incroyable dans notre communication économique. Mais au fil du temps, l’argent a cessé d’être un outil efficace pour devenir toujours davantage un objectif en lui-même, la comptabilité des biens et des services ayant acquis une valeur en elle-même. Nous sommes ainsi devenus, en tant que société, gouvernement et vie économique, toujours plus dépendants (prisonniers) de la récompense (bénéfice, plus-value, bureaucratie, etc.) et de la dette de contrepartie. De ce fait, au fil des siècles, nous avons peu à peu perdu de vue la réalité quotidienne de l’échange des biens et des services, en nous concentrant trop sur une technique comptable, en fait un levier arithmétique (intérêts, bénéfices, etc.), à laquelle nous nous sommes mis à croire et par laquelle tout un monde en soi s’est logiquement créé, avec les conformités aux lois correspondantes auxquelles nous sommes aujourd’hui soumis, en tant que société et gouvernement. En fait, notre système politico-économique actuel est fondé sur un grand scandale comptable qui contamine tout. Ceci explique en grande partie pourquoi, aujourd’hui, deux pour cent seulement de notre circulation d’argent quotidienne représentent encore des biens et des services, le reste étant de la spéculation dans le vide. Mais nous devons nous convaincre du fait douloureux que l’origine de tout ceci est un simple levier arithmétique que nous nous sommes mis à considérer comme une vérité, sur le papier et dans notre psyché. Qui ne souhaiterait pas avoir à sa disposition une méthode qui lui permette, par une technique arithmétique, de multiplier une seule poire en une poire virgule deux ? Car telle est bien la conséquence de notre très séduisante foi qui nous pousse à croire que l’argent, l’arithmétique, la comptabilité, la bureaucratie, etc., ont une valeur en eux-mêmes. Il n’y a là rien de scientifique, c’est simplement une hypothèse, une acceptation à laquelle on peut croire ou ne pas croire. Si nous y croyons, cela créera un monde que nous acceptons, conforme à ses lois inhérentes. Si cette acceptation favorise la justice et la démocratisation (tolérance, sincérité et coopération), on ne peut rien lui reprocher. Mais le fait est que cette acceptation vieille de cinq mille ans enrichit les riches et laisse toujours moins de place aux couches inférieures de la société, tout ceci étant encouragé et favorisé par notre État de droit. Les pouvoirs publics évoluent en outre dans des proportions totalitaires car ils tentent chaque jour de redresser une situation qui est faussée dès le départ. De par sa croyance dans la concurrence (valorisation), le gouvernement a vu sa légitimité s’affaiblir progressivement et il ne peut plus parler au nom de toute la société. Nous sommes devenus des complices au service de la caste des privilégiés que l’on peut résumer par « le monde de la finance et les bureaucrates ». C’est ce que nous sommes tous plus ou moins par la croyance que nous attachons à la bulle d’air financière que nous avons créée nous-mêmes, qui n’existe que sur le papier et qui a en définitive empoisonné notre psyché. Que nous soyons riches ou pauvres, nous sommes les croyants d’un système politico-économique et financier qui impose ses modèles de lois injustes aux pouvoirs publics, à la vie économique et à la société. Ce n’est pourtant que ce que nous avons semé, entretenu et récolté nous-mêmes : une bureaucratie toujours plus asphyxiante.

Comment le gouvernement peut-il conduire une société, alors qu’il a abandonné sa propre souveraineté au culte, à la vénération (récompense) du vainqueur ?

Et nous constatons que la frontière entre les affaires publiques et une organisation maffieuse est malheureusement infime.

Le terme « maffioso » remonte à la fin du siècle dernier…. C’est l’apologie du pouvoir de l’individu… qui ne tolère pas que d’autres aient le pouvoir. Il se place au-dessus des lois.

Commissaire Corrado Cattani, dans la série télévisée « La pieuvre »

 

 

 

La société (y compris l’État de droit) se trouve face à un choix essentiel : rester un enfant dépendant ou devenir un adulte indépendant, au service de la société !

Dans un système qui s’appuie sur le principe de la concurrence mutuelle, le vainqueur a plus de droits que le perdant. Est-ce cela que nous entendons par l’interprétation pratique et/ou théorique de la démocratie et de l’État de droit ? N’est-il pas essentiel dans une démocratie que la majorité (ou vainqueurs politiques) soit responsable et agisse de manière équitable envers les perdants (ou minorité) ? N’est-ce pas là précisément la frontière entre crédibilité et non-crédibilité pour un État de droit ? La différence entre survie à court terme des différents groupements d’intérêts et la survie durable à court et long termes de l’ensemble ?

Si nous accordons trop de valeur à une chose superficielle, nous ne pourrons jamais percer les mystères plus profonds de la vie elle-même auxquels nous sommes tous indissociablement liés. Le fait que nous ayons tous la même origine, la vie elle-même, pourra peut-être nous donner la force, la volonté et le courage de triompher de la méfiance réciproque que la concurrence mutuelle a semée durant des siècles dans la psyché de la nature humaine. Oserons-nous briser les chaînes de nos instincts animaux ? Pouvons-nous par exemple posséder véritablement le monde ? Ou pouvons-nous uniquement, en toute modestie et en toute justice, partager ce que la vie nous a donné ?

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ».

Jean-Jacques Rousseau

La liberté, l’égalité et la fraternité sont aujourd’hui bureaucratisées, enlevées à l’être humain et à la société. Il me semble que l’être humain ne peut être heureux que s’il peut vivre en harmonie avec son environnement, s’il peut agir de manière indépendante et ainsi apporter une contribution qui serve la société. C’est à mon sens la seule charge morale (mesure fiscale) qui soit valide. Ceci n’est possible que si l’être humain prend conscience de lui-même et de sa place dans la société. La liberté de l’un sera alors la liberté de l’autre, contrairement à ce qui est le plus souvent le cas aujourd’hui dans notre pensée et notre action politico-économiques, c’est-à-dire l’art d’exploiter l’autre, de le rendre dépendant politiquement et économiquement. La foi dans la concurrence crée un apartheid social et économique (discrimination économique) au sein d’une société, qui est malheureusement aujourd’hui institutionnalisé par l’État (tant sur le plan législatif, exécutif que celui du contrôle), la démocratie et l’État de droit étant presque entièrement abandonnés à leur sort. Dans la pratique, cela signifie pour la démocratie que le vainqueur a plus de droits que le perdant, les vainqueurs/perdants étant ensuite partiellement protégés/dédommagés par le gouvernement. Dans cette logique, nous ne sommes que partiellement protégés par l’État de droit, les vainqueurs comme les perdants se sentent lésés dans ce contexte et une indifférence, une intolérance et une méfiance croissantes ainsi qu’un sentiment général de frustration et d’injustice, dominent de plus en plus les rapports sociaux.

Quel est par exemple le signal que nous communiquons en réclamant « la T.V.A., les impôts sur les salaires et sur les sociétés » ? Vous pouvez participer, l’entreprise peut réaliser des bénéfices (sur le papier), mais il faut passer à la caisse. Grâce à l’argent ainsi récupéré, pouvons-nous servir les affaires publiques ? Mais cela signifie en fait que nous ne nous jugeons pas capables (individu et société) de prendre des décisions individuelles et collectives (en dehors de toute question d’argent) et nous indiquons ce faisant ne pas croire véritablement en une société de personnes, par des personnes et pour des personnes (démocratie). La liberté naturelle, la solidarité et le sentiment de justice sont annihilés chez l’être humain pour être remplacés par une machine juridique bureaucratique. Cela signifie malheureusement, dans la pratique, que nos règles du jeu économique sont fondées sur le chantage réciproque et l’hypocrisie et que nous avons ainsi réduit la démocratie aujourd’hui à une façade sans plus aucun contenu, un idéal sans racines économiques dans la société, corrompu par notre foi dans le bénéfice sur le papier.

Monsieur Balkenende, vous m’avez indiqué ne pas être parvenu à déterminer clairement le contenu concret de la requête que je vous ai adressée par mon courrier du 2 mai dernier. La requête que je vous adresse, ainsi qu’à la Cour de Cassation??, à la Chambre des députés et au service des contributions, par la présente, est la suivante :

Existe-t-il, dans notre État de droit, un endroit où l’injustice sociale fondamentale et chronique que j’ai constatée peut être présentée devant les tribunaux, sans que l’on risque aussitôt d’avoir le cou tordu par la machine juridique et bureaucratique ?

Il ne s’agit pas de l’argent (des impôts) ni en ce qui me concerne d’une bagatelle ordinaire entre une entreprise et un service des contributions, mais plutôt du fonctionnement fondamental de notre communication économique, des fondements de notre État de droit et de notre démocratie, qui peuvent être considérés aujourd’hui comme maffieux, kafkaïens, chroniquement injustes et antidémocratiques. Monsieur Balkenende, votre gouvernement aura sans doute de nombreux arguments pour « mettre de côté » ce problème. Je peux le concevoir, psychologiquement parlant, mais cela demeure une question douloureuse que nous devrons finir par régler, tôt ou tard, en tant que société, individuellement et collectivement. Aujourd’hui, nous sommes tous lâches, croyant en un levier juridiquement et bureaucratiquement préservé, une bulle d’air politico-économique sans racines dans la société, aux dépens de notre environnement, de notre démocratie, de notre État de droit et des plus démunis de la société.

 

Cordialement,

De Hutte Holding BV                                      EURL Petit Château Roquetaillade - Aveyron
www.solution-simple.com

 

Une copie de « Fin de l’apartheid économique » du 2 mai 2006 est également envoyée à la Cour de Cassation?? et à la Chambre des députés des Pays-Bas.

 

(Cette lettre est une traduction par Language Unlimited BV)

Il y a une note du traducteur mais il est en Néerlandais