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23/02/2011

Diviser et Contrôle la "seule moyenne de pouvoir", Sarko se perd!!!!

"On essaie toujours de monter les uns contre les autres. Moi, j'essaie de rassembler", a ajouté Nicolas Sarkozy.  

Salon d'Agriculture 2011


La corvée du Salon de l'Agriculture pour Sarko
envoyé par BFMTV. - L'info video en direct.

 

Et la concurrence c'est quoi exactement, M. le Président?

 

Moyenne pour avoir le prix le moins cher..........................

 

............................. pour les paysans/consomenteurs/politique?

 

C'est complique "le marché libre pour et par tout le monde" ou aujourd'hui c'est nécessaire de dominer pour gagner!

En totale contradiction de liberté!

 

Profit égale perte!

 

 

08/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. ou déclaré mort? (3)

La deuxième partie et le 'premier' le jugement.

Nous nous adaptons ou nous allons là où ceci serait encore possible dans une existence en autarchie. C’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés, également ailleurs dans la société. La question de savoir si quelque chose est juste ou non et la confrontation à notre conscience perdent de leur force et de leur teneur, car la pratique est récalcitrante. La mise en sûreté du soin de sa famille et de soi-même, au sein d’un monde basé sur la concurrence mutuelle, implique de se contenir par rapport aux idéaux comme à la morale. Nous sommes aujourd’hui tenus de jouer nous-mêmes et avec les autres : c’est ce jeu de chantage qui est mis en jugement dans ce pourvoi en cassation. C’est peut-être une chose amère à dire, mais les avocats et le secteur juridique prospèrent financièrement mieux dans une société injuste que dans une société équitable et encore mieux dans une société de concurrence mutuelle ! C’est une question de créer4 (inconsciemment / sans le savoir ?) l’offre et la demande.

 

Nous devons donc nous demander, dans ce pourvoi en cassation, si nous ne sommes pas tous en train de compromettre la justice à court terme et de manière chronique, par nos incertitudes relatives à notre propre existence, tout ceci aux dépens de la démocratie et de l’État de droit.

Il me semble nécessaire d’établir des fondements de ce qui suit dans le cadre de ce pourvoi, suite à la courte défense du directeur général :

Une hiérarchie du pouvoir isolée et obtenue par la concurrence mutuelle :

  1. créera une confusion chronique ;

  2. évitera la responsabilité individuelle et collective ;

  3. s’orientera sur le maintien et le renforcement de la position de pouvoir (centralisation), ne se mettant presque pas en question, et ne créera donc que peu de capacité d’auto-redressement et d’autocorrection au sein du système ; 

  4. fera obstacle à l’intégration, à la participation, à la démocratisation et à la communication directe ; 

  5. favorisera les gagnants, aux dépens de l’intérêt général ;

  6. combattra l’identité, l’autonomie, l’authenticité et l’indépendance des individus ;

  7. conduira à une politique à la dérive, se dissimulant derrière une montagne de lois et de règles impuissantes et une bureaucratisation toujours plus asphyxiante ;

  8. conduira à l’institutionnalisation / centralisation des intérêts établis, publics comme des affaires, dissimulant et niant la conscience ;

  9. découragera la diversité, la créativité et l’individualité ;

  10. créera peu d’espace pour la raison, la justice et l’objectivisation de la réalité ;

  11. sera une continuité d’un affreux compromis entre d’une part la protection du profit et d’autre part la prise de responsabilité, le gagnant du compromis étant déterminé d’avance dès aujourd’hui.

Je parle ici d’une hiérarchie du pouvoir isolée. Les Pays-Bas et l’Occident sont bien une hiérarchie du pouvoir obtenue par la concurrence mutuelle, mais heureusement non entièrement isolée. Il existe un système juridique fonctionnant correctement dans le sens technique du terme et une démocratie fonctionnant également correctement dans un sens technique. Il s’agit d’acquis que nous devons conserver chèrement, pour lesquels de nombreuses personnes ont lutté et luttent encore. J’ai eu, tant durant l’audience au tribunal qu’auprès de la cour, toute latitude pour exprimer ce que je voulais dire et j’ai même cru sentir à certains moments un certain intérêt. Cela a permis une sorte de dialogue entre les personnes, des personnes de responsabilités et de milieux différents, mais il y a eu échange. Ceci n’est possible qu’en cas de respect mutuel et cela m’a touché, car je m’étais préparé à affronter de froids technocrates qui se contentent de faire leur travail parce qu’ils sont payés pour le faire. Le jugement montre cependant bien que le sujet en question est trop brûlant : Vous ne pensez tout de même pas que nous allons mettre ici en question le système financier ? Dans le jugement du 28 juillet 2009, également : La cour laisse formellement de côté la question de savoir si une interdiction de réclamer des intérêts est souhaitable, ainsi que l’affirme l’intéressé. La question abordée par le soussigné n’est pas traitée sur son contenu, sous prétexte que même la Cour européenne impose aux parties l’obligation de payer des intérêts sur les paiements réclamés par la Cour européenne, s’ils sont réglés après échéance des délais de paiement prévus par la Cour… Cette question trop brûlante est ainsi mise de côté ou tout simplement ignorée. Le fait que nous ayons désigné d’avance comme gagnant une seule partie de la société, à savoir le monde financier avec pour complice actuel les pouvoirs publics qui, sur ce point fondamental, se retranchent de manière inconsciente et inaccessible5 au-dessus des lois, ne peut ou n’est visiblement pas autorisé à ce jour à parvenir jusqu'aux représentants de l’État de droit néerlandais.

La Cour suprême pourrait au moins constater que nous nous trouvons ici dans un
no man's land juridique. Encore que j’estime personnellement que ce n’est même pas le cas, étant donné les droits fondamentaux et les droits de l’homme. Le système juridique a accepté la tâche difficile de se charger entre autres de la surveillance de l’équilibre social. J’ai tenté d’indiquer que l’hypothèse de l’argent valant de l’argent en lui-même a créé au fil du temps une hiérarchie centralisée du pouvoir, aux dépens de l’être humain et de la société. Ceci est comparable à lavènement et à l’institutionnalisation de la foi catholique. Il est d’ailleurs amusant de noter que le mot « crédit » est de la famille du latin « credo », « croire ». Bien entendu, nous avons besoin de foi (d’espoir) et de confiance au sein d’une société, mais ce n’est que si nous rétablissons la foi en nous-mêmes en tant qu’humanité que nous pourrons construire une société plus juste. Jusque là, nous serons abandonnés à l’arbitraire, dans une large mesure.

 

Suite 4