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07/11/2015

Montjaux: Ploutocratie ou démocratie? ....... ou l'effet Gulliver en Aveyron!

 

Ce billet était mis en ligne avant en novembre 2014 suite à la décision du conseil Municipal de laisser faire un étude de faisabilité d'un projet de 5 éoliens industrielles au Puech Guilhem en haut de Montjaux.

Je remets aujourd'hui parce-que le Maire de Montjaux a écrit un édito en avril 2015 dans laquelle il parle de « Gulliver ». Il décrit ce qu'il arrive aux petites communes c'est comme un naufrage. Bien écrit, mais peut être aussi une approche/observation fragmenté  et isolé qui montre, c'est difficile de voir de liens entre les différents événements sociaux et politico-économique.
Le
public
 est devenue, inconsciemment pour le plus part, collabo du Privé  et en conséquence a perdu sa crédibilité de parler pour le bien commun , son vrai bouleau initiale.

A lire avec un clin d’œil!!!! On peut parler d'un effet Gulliver quand on regarde façon parler pas plus loin que la longueur notre propre nez et tout nos petites décisions et observations (court-termiste chronique) ensemble créent une matrice qui nous emprisonne et après on se demande mais comment c'est possible (ou même pas!!!)?? Et en suite on devient des Don Quichotte's pour battre les moulins à vent sans regarder l'origine de ces moulins à vent que nous avons créé nous même. Ici se trouve la cercle vicieux dans laquelle le système politico-économique (le matrice bureaucratique dans laquelle Gulliver se trouve) que nous avons mis en place. A lire avec un clin d’œil, autrement l'essentiel ne peut pas se voir. Les éoliens industrielles à Montjaux sont juste une exemple, d'un logique court-termisme (comptable) institutionnalisé en occident qui nous fait courir chroniquement derrière les faits. Je ne suis pas contre les éoliens, mais je suis pour les éoliens citoyen et pas industrielles ou on laisse le facture chroniquement au futur. Autrement dites: nous ne sommes pas capable de voir un lien entre ce qui nous apporte et ce qui nous coûte et on croît c'est une naufrage quand le système étatique nous étrangle avec ces règles, lois et mesures sans fin et souvent sans l'esprit commun à causse d'une approche politico-économique fragmenté. 

Comme j'écrit sur le pamphlet le LEURRE politico-économique :  

.. ou comment un simple levier comptable a emprisonné l’économie, la démocratie, l’état de droit et peut-être le pire de tout: notre conscience.
La chasse au profit a une revers: la production des lois, règles et mesures sans fin, parce qu'on joue cache cache derrière ces « vérités » bureaucratique, sans prendre de responsabilité, ni individuellement ni collectivement. C'est ici se trouve le drame politico-économique sans fin pour le moment.

 

Les billets concernant les éoliens industrielles à Montjaux

 

Le conseil municipal de MONTJAUX, de gauche à droite :

Christophe CARTAYRADE, Arnaud MARIGNAC, Christian GAUBERT (3ème adjoint), Arlette BOUDES, Philippe CAVALIER, Jean FROMENT (Maire), David ROQUES, Delphine COMAYRAS, Jean-Claude FOURNIER (1er Adjoint), Lydie VALETTE, Christian BOUDES (2ème Adjoint).

 

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Ici ma réaction du premier coup

La démocratie en général est limité à jouer un rôle dans la marge aujourd'hui, c'est le fonctionnement ploutocrate* en nous qui décide pour le plus grand part et oui aussi malheureusement à Montjaux. Nous avons les mêmes reflex politico-pavloviène comme à Paris ou Bruxelles en conséquence la démocratie vient pour le moment pas d'en bas. La seule endroit ou le démocratie peu commencer c'est en nous-même. Il peut jamais venir de Paris ou Bruxelles. Et oui ça demande de courage d'observer et réfléchir soi même, échanger nos points de vues! Pas pour gagner le débat mais pour approfondir le débat et nos actions dans un esprit de l'intérêt général. Ça ne marche pas avec un baguette magique, mais par les hommes et femmes qui ont ni peur d'eux mêmes et ni peur de l'autre. Aujourd'hui on voit ici à Montjaux on n'ose pas de parler des sujets qui sont difficile et complexe et alors ça s'arrête quand s'apporte, fin d'analyse. Un signe de tristesse et pauvreté intérieur ......... comment dépasser nos peurs pour enrichir notre vie en commun???? Tout le monde le souhaite, mais on fait le contraire.... ????!!!!!

Il y a du boulot pour nous tous!!! C'est ça aussi la démocratie! Mais pour le moment ça existe que dans un dictionnaire!!



Il n’y a pas pour le moment le courage de réfléchir vraiment sur les conditions dans laquelle nous sommes contraint de prendre les décisions politico-économique! 

(on peut parler d'un effet Gulliver, libre après le bulletin municipal de Montjaux avril 2015)

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08/11/2014

Eoliens industriels prévu à Puech Guilhem Montjaux, Aveyron.

Le conseil municipal de Montjaux a décidé hier soir d'accorder son accord pour une étude de faisabilité pour mettre en place 6 éoliens sur le Puech Guilhem par l'entreprise VALECO. 8 votes pour, 1 contre et 1 abstention. Un élu n'a pas participé au débat et voté à cause de « conflit d'intérêt ». Il y a plusiers* mais ça c'est pour plus tard!

 

* morale, philosophique, économique, politique (démocratique) et individuel.

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25/12/2013

L'essence de la démocratie (VI) par Peter Pappenheim

Premier Billet: L'introduction

 Billet V La démocratie peut elle functionner

 

6. LES PROCÉDURES NE SONT QUE DES MOYENS POUR LE FONCTIONNEMENT D’UNE DÉMOCRATIE.

Une fois accepté le principe d’une démocratie, aussi bien que ses principes de justice, les principes moraux et les devoirs de l’État qui en procèdent directement, il faut établir les moyens, les procédures, nécessaires pour atteindre des accords sur toutes décisions à prendre, tout en assurant le respect des principes démocratiques. Le plus courant, c’est le vote, mais parfois d’autres moyens peuvent être plus appropriés, par exemple un tirage au sort. Pour respecter le critère de l’égalité subjective, les procédures doivent être indépendantes de tout intérêt propre et donc être fermement en clairement présentes dans un document de base, la Constitution. Une constitution ne doit comporter que le principe démocratique, les procédures de décision et quelques droits de base directement déduits de ce principe. Pas de référence à une identité christiano-juive, islamique ou autre, droit des animaux, etc. Renoncer à ces éléments additionnels est le premier sacrifice à faire pour permettre le minimum d’accord nécessaire à une démocratie en tant qu’association volontaire. Étant donné les ravages que l’introduction de ces éléments peut générer, un démocrate considérera leur suppression comme une bénédiction plutôt qu’un sacrifice. Les procédures peuvent être, et sont souvent, abusées. Pour prévenir les abus ou au moins les contenir dans des limites raisonnables, l’objectif des procédures doivent être suffisamment clair pour pouvoir servir de standard d’évaluation ; leur application doit être organisée et surveillée correctement, et objectif comme application doivent respecter, et être compatible avec, le principe démocratique.

 

Définir la démocratie par ses procédés est une erreur qui génère le paradoxe bien connu de la démocratie : si vous acceptez comme démocratiques toutes les décisions prises en accord avec ces procédures, vous ne disposerez d’aucune base d’argumentation à opposer à des lois basées sur la race, la religion, etc., si elles sont acceptées par une majorité légale. Les démocraties occidentales ont tendance à utiliser leurs propres procédures en tant que test limite pour une société démocratique et comme base pour les droits universels. De ce fait, ils imposent aux pays en développement des systèmes que ceux-ci ne sont pas encore prêts à appliquer. Cela sert aussi d’excuse pour éviter la responsabilité qui consisterait à aider effectivement ceux qui ont la volonté d’essayer (voir chapitre 7). Et c’est un prétexte pour déclarer qu’un libre marché capitaliste est un préalable nécessaire à toute démocratie, lui donnant ainsi une priorité imméritée par rapport à tous les autres droits et considérations dérivant du principe démocratique.


Billet VII: Les taches de l'état dans un démocratie

13/12/2013

L'essence de la démocratie (IV) par Peter Pappenheim

 

« Les états n'ont pas d'éthique »

phrase donné entre nez et lièvre* par Alain Renaut pendant le colloque vivre ensemble organisé par CESE le 5 décembre 2013. En bref ça veut dire nous (la société aujourd'hui n'a pas un boussole intérieur et en conséquense on fait de n'importe quoi)

 

Premier billet  L'introduction

Troisième billet  Le principe démocratique

 

4- LA DÉMOCRATIE EST UNE CULTURE, INCLUS UNE ÉTHIQUE ET MORALE

Ce que nous faisons le mieux, c’est ce qui nous vient naturellement, sans y réfléchir, que ce soit par instinct ou à la suite d’apprentissages ou d’entraînements à tel ou tel comportement. Voilà ce qui dirige presque toutes nos activités. C’est seulement quand s’élève un doute sur ce qu’il faut faire, ou si la décision est suffisamment importante, que nous engageons l‘effort et le temps requis par un examen rationnel et qui rend un tel examen sans intérêt pour la routine quotidienne : marcher, se verser un verre d’eau ou dire bonjour, etc. Si nous devions penser et justifier tous nos comportements, notre vie sociale deviendrait impossible.

Et dan le cas ou nous y pensions, la société arriverait au mieux en seconde place. C’est la raison qui nous fait a fait choisir la démocratie et ses lois, mais pourtant les individus rationnels dans leur décisions quotidiennes sont ont tendance à choisir l’alternative qui promeut leur meilleur bénéfice net au lieu de ce qui serait rationnel pour l’ensemble de la communauté. Nous connaissons tous le phénomène du « free rider » (libre cavalier?) : s’il est possible de bénéficier d’un service public sans en payer les coûts ou de poursuivre une action profitable mais illégale sans risque de sanction, il semblerait rationnel de le faire si l’on peut s’en tirer à bon compte. Mais, si beaucoup s’en tirent impunément avec par exemple une évasion d’impôt, les autres devront affronter un impôt accru ou ne pourront financer autant de bénéfices sociaux. Pire, les violations fréquentes diminuent la perception de la légitimité et du risque de sanctions. Les deux phénomènes concourent à diminuer l’incitation à se conformer aux règles. Par conséquent, des sanctions sont nécessaires pour que le coût de la fraude excède les bénéfices du comportement déviant, tel qu’une évasion fiscale. Exposer et punir les coupables suppose sanctions, législateurs, police et prisons etc., toutes dispositions coûteuses pour la communauté. Si les citoyens fondent seulement leurs choix sur des calculs rationnels, le coût nécessaire à assurer l’application d’une seule norme sera assez élevé ; pour toute nos normes il sera tout à fait prohibitif. Une telle communauté serait difficile à vivre car fondée sur la peur.

L’expérience montre que dans toutes les sociétés saines, le peuple dans l’ensemble accepte les règles qu’il juge raisonnables. Une personne agissant uniquement pour son avantage personnel est un personnage fictif, amputé de tous les motifs de règle et de conduite innées ou acquises qui en font un être social et qui gouvernent toutes les interactions sociales : décence, morale et vertus. Ces règles doivent être intégrées dans notre processus d’information quotidien, devenir habitudes, une part de nous-mêmes (surtout par interactions sociales), bref, être ‘internalisées’, réduisant ainsi le besoin de sanctions. Une part essentielle de la culture qui rend ainsi viable notre vie sociale et, ce qui est important également, rend la démocratie enviable. La nécessité de cette intégration et de sa compatibilité avec d’autres aspects de l’organisation sociale, par exemple son économie, est un élément aussi majeur que négligé de nos sociétés capitalistes de l’Ouest.

 

 

* Expression Néerlandais littéralement traduit en Français. Parfois ça marche, parfois pas, mais en bref ça veut dire dans ce contexte que tout le monde sait que les états n'ont pas d'éthique, mais c'est comme ça, qu'est qu'on peut faire ? Qui montre bien quelque part notre impuissance face au réalité quotidienne. Et si nous étions conscience de cette réalité, les politiciens et juristes croient peut être une nouvelle loi pouvais changer tout cela! C'est qui montre bien notre écart chronique face à la réalité........... pour gagner du temps qui favorise nos acquis actuelles ? (PH) La fuite à l'avant chronique!

 

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02/04/2012

Requête devant le court des droits de l'homme (2)

 

 

  

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 « Tu m’as encore mis dans de beaux draps. »

The English version can be found here. 

 

II. EXPOSÉ DES FAITS

STATEMENT OF THE FACTS

WEERGAVE VAN DE FEITEN

 

14.

 

Le soussigné a tenté de dénoncer juridiquement la différence de pouvoir entre l’univers financier et le reste de la société. Cette différence de pouvoir se manifeste sous la forme d’intérêts qui sont réclamés sur l’argent prêté, en plus du remboursement. Ceci rend impossible tout échange économique équilibré entre les parties et diffuse un signal hiérarchique selon lequel on doit gagner plus que la contribution que l’on a apportée. En cas d’application de manière chronique, ceci conduit à des concentrations de pouvoir verticales, au lieu de communications économiques horizontales fondées sur l’ « égalité » entre les personnes selon le droit constitutionnel. La hiérarchie sociale, qu’elle soit publique ou privée, se formera et se stabilisera verticalement à partir de ces différences de pouvoir. En Inde, on appelle ceci le système de castes, en Afrique du Sud l’apartheid, aux États-Unis la ségrégation, en Allemagne le fascisme, au sein de la religion ceci s’appelle la foi et au sein de l’économie nous nommons cela la science.

 

Le soussigné a tenté d’aborder cette question de manière informelle, dans une tentative de dialogue avec les pouvoirs publics néerlandais en 2006. Cette correspondance n’ayant abouti à rien, le soussigné a présenté une réclamation contre un avis d'imposition provisoire relatif à l’impôt sur les sociétés.

 

L’observation la plus intéressante de toute la procédure a été formulée par l’inspecteur du service des contributions, le 26 mars 2007 :

 

Le problème que vous abordez dépasse le cadre de cette réclamation.

 

Ceci a continué de planer au-dessus de toute la procédure et aucune des instances juridiques néerlandaises n’a eu le courage d’aborder le contenu de la problématique soulevée, éludant la question de manière juridico-technique afin de ne pas être contraintes de l’aborder sur son contenu.

 

 

On vie aujourd'hui dans une société qui ce désintègre, nous avons besoin une intégration (synthèse) des grand penseurs comme Adam Smith, Karl Marx et Montesquieu.

Pour lire le document tout entier;

Requete_Cour_Européenne_des_Droits_de_l_Homme__15_maart_2...

 

 

12/11/2010

Quelques questions visant à approfondir le débat économico-juridico-démocratique

Quelques questions visant à approfondir le débat économico-juridico-démocratique.

Le droit (économique) du plus fort est-il constitutionnel ?

Dans un monde où la population est relativement réduite, les effets secondaires néfastes de la « concurrence » se font bien moins sentir. Dans un monde ne comptant qu’un demi-milliard d’habitants, il est tout à fait supposable que chacun pourra trouver une place au soleil. Par contre, dans un monde de plus en plus peuplé, les effets secondaires de la « concurrence mutuelle » seront clairement plus notables.

Il est donc peut-être important de soulever quelques questions :

Pour qui la concurrence mutuelle est-elle efficace ?

Pour ceux qui ont déjà une avance, pour les pouvoirs publics, les perdants, les vainqueurs ou l’économie en général ?

Que se passe-t-il avec la communication entre les pouvoirs publics et la population lorsque la « concurrence mutuelle », qui résulte en « profit et croissance », s’avère le plus important point de départ social ?

Quelles sont les répercutions de cela sur la faculté autorégulatrice des individus en relation mutuelle au sein d’une société ?

Les personnes (et les entreprises) ne deviennent-elles pas logiquement de ce fait plus dépendantes des pouvoirs publics ?

Quels sont les effets de la « concurrence mutuelle » sur la participation au sein d’une société, l’indépendance des individus distincts et la tolérance à l’égard des autres ?

Quelle est l’efficacité (économique) de la « concurrence mutuelle », partant du fait du profit et de la croissance au lieu de l’homme et la démocratisation ?

Quel est le niveau de démocratie de notre société lorsque les « vainqueurs » disposent de plus de droits que les « perdants » ?

Quelle crédibilité accorder aux pouvoirs publics et à l’état de droit, lorsque vaincre est un point de départ (économique) social plus important que celui de vivre ensemble ?

Quels sont les éléments qui favorisent l’indépendance d’un individu au sein d’une société ?

Se concurrencer mutuellement ou créer des conditions permettant aux individus de relever eux-mêmes et ensemble les défis au sein de la société, les partager par la participation et par l’apprentissage de la coopération ?

Où s’arrête la concurrence et où commencent le crime, le terrorisme et la guerre, et quels rôles y jouent la politique, le système juridique et l’individu ?

J’espère que ces questions et perspectives sauront soulever votre intérêt en tant que lecteur et surtout, en tant semblable.

 

 

25/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. (7 -fin-)

Premier, deuxième, troissième, quatrième, cinquième parti et sixième parti.

La Cour suprême a un choix à la fois simple et très difficile à faire, entre d’une part le pouvoir et le système et le conditionnement qui en découlent, et d’autre part l’être humain qui, avec des hauts et des bas, prend conscience du monde dans lequel il vit. Non pas aux dépens de la vie, mais en faisant partie intégrante de la vie. En avançant prudemment, sur le plan juridique, mais avec détermination sur la voie de la résurrection de l’esprit de la loi dans la lettre de la loi. Si nous nous en laissons convaincre, il sera alors quasiment inévitable de ressentir un sentiment d’anarchie et de rébellion. Cela est nécessaire pour permettre le changement, c’est une contribution issue du sein de la société, l’origine de la démocratie, l’être humain lui-même. Mais l’anarchie doit également être tenue en bride, surtout du fait de l’immense frustration et donc de l’énergie contenues dans la société et qui cherchent à s’échapper. Cette frustration contenue doit être transformée de manière constructive pour la construction et la reconstruction de la société, et non pour sa destruction. C’est la raison pour laquelle il importe tant que nous changions le système depuis l’intérieur, par les personnes elles-mêmes et sans y être contraints depuis l’extérieur, avec tous les chaos sociaux et les catastrophes encore plus graves que cela impliquerait. L’ancien système fondé sur le pouvoir aveugle et l’angoisse est agonisant, même indépendamment de ce pourvoi en cassation : il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles pour ressentir l’amertume et la frustration qui agitent notre société. Une société fondée sur l’initiative personnelle, la coopération, la créativité et la solidarité est naturellement déjà pleinement présente dans la société, mais également vulnérable et fragile. Créant peu à peu de l’espace à cet effet, la liberté individuelle et la responsabilité individuelle allant de pair. C’est le nouveau fondement et le nouveau cadre de la société que nous devons instaurer et mettre en œuvre au cours des prochains cinq à quinze ans, afin d’assurer l’avenir des Pays-Bas, de l’Europe, de la terre et de l’être humain. Pour cela, nous avons grandement besoin les uns des autres dans toute notre diversité, notre créativité, notre capacité et notre courage.

 

Dans le cadre de ce pourvoi en cassation, il ne s’agit pas pour moi de gagner ou de perdre, car c’est exactement ce que je tente de mettre en question et d’analyser. La concurrence vit aux dépens de la raison, de la saine réflexion, de l’objectivisation de la réalité et de l’expérience de la vérité. Non, il s’agit pour moi de créer de l’espace afin de révéler de manière juridique le problème soulevé. Que nous rassemblions tout notre courage pour l’analyser, pour apprendre à observer les mécanismes et les conditionnements sociaux qui en découlent et à comprendre dans quelle mesure ils influent sur notre propre fonctionnement au sein de la société. Que nous ne pouvons ressentir l’esprit de la loi qu’avec peine et que nous nous sentons de ce fait isolés, impuissants à apporter une contribution constructive au changement. La constitution et la Convention européenne ont l’intention de placer ceci dans un cadre afin de permettre aux personnes de se sentir davantage en sécurité. Mais cela ne peut se réaliser que si un contenu pratique est donné. Les institutions peuvent y veiller dans une certaine mesure, mais sans application pratique et du contenu par les personnes, la constitution ou la Convention européenne des droits de l'homme restent lettres mortes. Pour franchir un premier pas, la Cour suprême et le législateur doivent étudier le contexte juridique de l’hypothèse de l’argent valant de l’argent sous la forme d’intérêts. Cette hypothèse n’a jamais été formellement définie ou contrôlée quant à son contenu au sens juridique, que je sache. Il semblerait qu’Aristote ait écrit dans l’Éthique (selon la traduction) : « l’argent n’existe pas par nature, mais par loi ». Cette loi (non écrite) est-elle au service du pouvoir ou au service de l’être humain, luttant pour parvenir à un équilibre dynamique et juste, l’esprit de la loi ?

 

Ce choix se présente à nous aujourd’hui et il ne se présente pas tous les jours. L’esprit de la loi est potentiellement présent en chaque personne. Il n'est décrit dans aucun code et ne peut naître que grâce à des personnes qui respectent les règles de la loi et tentent de leur donner un contenu. Manipuler avec précautions ! L’esprit de la loi est incroyablement fragile, mais il doit être renforcé intérieurement en créant peu à peu de l’espace grâce à une union durable de la liberté et de la responsabilité, ce qui constitue et constituera l’embryon de la prise de conscience et de la civilisation11.

 

La reconnaissance par la Cour suprême du fait qu’il s’agit ici d’un problème juridique et social fondamental sera un premier pas sur la voie d’un rétablissement véritable de la confiance dans l’État de droit, les pouvoirs publics, la démocratie et ainsi dans notre propre fonctionnement au sein de la société.

 

Je suis à votre disposition pour répondre à toute question éventuelle de la part de la Cour suprême des Pays-Bas, dans cette procédure difficile mais également intéressante, bien que je ne possède bien entendu pas nécessairement une réponse judicieuse à chaque question.

 

Cordialement,

 

De Hutte Holding BV

 

 

 

 

 

 

1 Avant le début du premier procès, j’ai sollicité l’opinion d’un avocat. Après avoir lu les dossiers, il m’a dit par téléphone : « Monsieur Hoopman, ceci est très intéressant mais vous avez moins de moins trente pour cent de chances de réussite, votre affaire sera rangée dans un classeur et, quand le moment sera venu, elle sera tout simplement ignorée. »

2 C’est amusant, dans ce cas je me sens effectivement requérant, ce qui montre bien que les contextes intérieurs peuvent changer.

3 Mais aussi les journalistes, les fonctionnaires, les scientifiques, les hommes d’affaires et les enseignants : tout le monde – moi-même y compris – vit aujourd’hui en fait aux dépens de la démocratie et de l’État de droit.

4 J’ai lu dans le titre local Journal de Millau que 37 000 nouveaux décrets, règles et lois paraissent chaque année en France. L’article ajoutait : La Chambre de commerce de l’Aveyron a créé une plate-forme composée de cinquante spécialistes juridiques, afin d’assurer une assistance aux entrepreneurs qui le désirent. Est-ce une prophétie d’autosatisfaction ? Je suppose qu’un pays plus pragmatique comme les Pays-Bas agit de manière moins directe dans ce domaine, mais que les prestations nécessaires en la matière sont assurées.

5 Voir également les annexes I & II : Quelques questions… & La porte close du pouvoir…

6 C’est économique considéré du point de vue du pouvoir, mais non-économique du point de vue de l’intérêt général.

7Le cadre juridique de la société et de l’État de droit.
8
L’être humain se développant au sein de ce cadre.
9
Combien de milliards seraient nécessaires pour rembourser nos dettes ou pour permettre une économie durable ? Ce que nous oublions probablement ici, c’est que seul l’être humain lui-même peut tenter d’agir de manière plus durable, mais comme nous voulons en tirer une récompense, nous continuons de jouer le jeu du chantage, envers nous-mêmes et les uns envers les autres. La « récompense » (c’est-à-dire la réalité) est l’acte que nous accomplissons ou non, il n’est pas possible de le récompenser de manière supplémentaire, car ce faisant nous nous jouons les uns des autres et de nous-mêmes, dépendants et prisonniers d’une matrice bureaucratique qui se chargera de tout pour nous. Une matrice qui en définitive ne peut rien, réellement rien régler sur le contenu. Nous nous refusons ainsi la force (ou le pouvoir) d’être entièrement coresponsables du monde dans lequel nous vivons.

10 L’idée de l’année par Juriaan Kamp : http://nl.odemagazine.com/doc/0073/Het-idee-van-het-jaar/
11 Hans van Mierlo, homme politique néerlandais, fournit une définition juste de la civilisation : Le souci du sort de l’autre.

 


Annexe I : Quelques questions pour approfondir l’esprit de la loi, le débat économique, démocratique et juridique.

Annexe II : La porte close du pouvoir…

Annexe III : Sans les intérêts, qu’est-ce qui changerait dans une société ?

Annexe IV : Sur la voie d’un marché libre des personnes, pour elles et par elles

Annexe V : Copie de la défense du directeur général des contributions néerlandaises du 4 mars dernier.

11/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. ou déclaré mort? (4)

 La premier, deuxième et troisième parti.

Lorsque nous abandonnons le pouvoir de manière collective au profit d’une hypothèse, une hiérarchie du pouvoir finit par naître des conformités aux lois de cette hypothèse. Que nous le voulions ou non, un monopole de pouvoir en résultera, en l’absence d’une correction par les personnes elles-mêmes ou par le système juridique. Quelle que soit la forme de l’hypothèse d’origine, le danger est que le pouvoir se centralise aux dépens de la diversité et de l’indépendance (autonomie) de l’individu au sein de l’ensemble.

Le pouvoir doit donc être vécu de manière décentralisée par chaque personne, de la manière la plus large possible dans la société. Ceci n’est possible que si les personnes peuvent se retrouver dans une base commune. Cette base commune ne pourra jamais naître de la concurrence mutuelle, dans laquelle on nous demande de vivre aux dépens de l'autre dans un monde se remplissant toujours davantage. Le profit est ensuite écrémé, afin soi-disant de rétablir l’équilibre. Ceci ne pourra jamais créer un lien commun entre les personnes et nous sommes devenus les jouets des conditionnements et des structures du pouvoir. Le pouvoir institutionnalisé du monde financier et la servilité des pouvoirs publics et de la société qui en découle figurent donc bel et bien dans ce pourvoi en cassation pour y être débattus et jugés.

Pourquoi notre démocratie fonctionne-t-elle si péniblement ? S’il est réellement si économique6 de se faire une concurrence mutuelle, c’est peut-être la plus grande bêtise que puisse faire un être humain que de déléguer son pouvoir à quelque chose qui prétend le représenter. Nous savons alors, d’avance, que nous en serons pour nos frais. Je ne suis pas opposé à une démocratie déléguée, mais elle doit pouvoir fonctionner dans l’intérêt de la société. La démocratie déléguée est également elle-même prisonnière, par exemple d’une obligation de remporter des élections, de gagner un débat ou de vendre un message sous une autre forme dans l’espoir que l’électeur jugera cette nouvelle forme plus attrayante, plus sympathique ou simplement meilleure. Mais ce faisant, nous nions continuellement la base, en termes juridiques la constitution, dans laquelle tous les hommes sont égaux et mutuellement responsables. Cette « obligation de réussite » dans le contexte actuel est et demeure une illusion. La vente ou la préservation d’une illusion bureaucratique, résultant en un leurre socio-libéral dans lequel les socialistes veulent que l’illusion bureaucratique fasse le bien pour tous et les libéraux estiment que cette illusion est bénéfique à l’individu qui a créé l’illusion bureaucratique. Ils tournent ainsi indéfiniment autour du pot, sabotant l’opinion de l’autre au lieu de rechercher un consensus, la mise en pratique de la base commune, c’est-à-dire en termes juridiques la constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tant que nous ne les mettrons pas en pratique, nous aurons besoin de toujours davantage de lois et de règles nouvelles en compensation, mais en définitive rien ne change4.

C’est la tâche de la politique que de formuler des lois, des règles et des cadres clairs, la constitution étant à mes yeux l’élément le plus important. Mais ceux-ci doivent être mis en pratique par les personnes, quelle que soit leur place dans la société. L’union des personnes et l’expérience de la responsabilité individuelle et collective constituent la tâche la plus essentielle des pouvoirs publics. Ceci n’est possible que si le pouvoir délégué des citoyens aux pouvoirs publics revient à la société pour y être mis en exécution par les personnes (y compris les pouvoirs publics !), afin de créer des conditions préalables pour la société. Ce n’est que de cette manière qu’il sera possible de combler le fossé séparant les citoyens et la politique.

 

L’institutionnalisation du pouvoir constitue le principal danger pour le respect de la constitution. Dans son livre The wisdom of crowds (que l’on pourrait traduire par « la sagesse des foules »), James Surowiecki détermine d’une manière originale les conditions nécessaires à l’avènement d’une démocratie :

Facteurs nécessaires à la sagesse des masses : diversité, indépendance, décentralisation et agrégation (coordination, un système transformant les décisions individuelles en une décision collective.)

En tant que phénomène autonome, le pouvoir ne veut pas en entendre parler. Considérés depuis l’œil du pouvoir, la démocratisation et l’État de droit ne sont rien d’autre qu’une forme d’anarchie qu’il faut immédiatement étouffer dans l'œuf. Ce pourvoi en cassation a pour objectif et défi de mettre en accord la hiérarchie (une chose normale dans une société), et donc également le pouvoir, avec la justice et la démocratisation. L’autorité naturelle des pouvoirs publics pourrait ainsi se rétablir.

Il n’est certes pas toujours facile d’être à ma propre place dans cette procédure, mais je n’aurais certainement pas trouvé plus facile de siéger à la Cour pour prononcer un jugement juste sur le problème que j’ai soulevé. Détourner les yeux ne serait pas la solution pour moi, mais plutôt formuler un jugement dans lequel la justice l’emporte et simultanément crée de l’espace, de telle sorte que les personnes sentent qu’elles sont importantes et qu’elles peuvent de nouveau prendre les rênes grâce à la collaboration locale et internationale et de nouveau avoir prise sur leur existence en relation avec les autres. J’ignore si un tel jugement peut exister, qui tienne compte de chaque citoyen dans la société néerlandaise, sans que la crainte ne l’emporte sur l’espoir. Sans que la frustration et la haine ne l’emportent sur le réalisme et la créativité. C’est pourtant bien ce que j’ai demandé à la Cour : qu’elle prononce un tel jugement. Dans une société déjà abandonnée comme la nôtre, nombreux sont ceux qui ressentiraient ceci comme une sorte de double trahison et se sentiraient encore plus abandonnés qu’à présent. C’est la haie exigeante et le paradoxe apparent que nous sommes contraints de vaincre, du moins si nous croyons encore en la démocratisation et l’État de droit.

 

 

La jugement de la Cour Suprème Néerlandais (1)

 

Suite 5

01/10/2010

Communiqué de Presse

 

- Communiqué de presse -

 

Il y a quatre ans (en 2006), j’ai ouvert un dialogue avec les pouvoirs publics (et l’État de droit). Le jugement rendu par la Cour suprême des Pays-Bas a officiellement mis fin à ce dialogue.

L’essence de ce que j’ai tenté d’avancer est que, avec la concurrence réciproque, les pouvoirs publics ont choisi :

les vainqueurs

Ce faisant, les pouvoirs publics ont perdu toute liberté d’expression et d’action au nom de l’ensemble. En acceptant comme principe que l’argent vaut de l’argent en soi, sous la forme d'intérêts, les pouvoirs publics ont même désigné d’avance le vainqueur :

le monde financier,
l’origine de la bureaucratie devenue incontrôlable.

De ce fait, l’économie, la démocratie, l’État de droit, la raison et l’intégration se sont en définitive subordonnés à la conformité aux lois bureaucratiques que nous avons nous-mêmes institutionnalisées. Au fil du temps, cette conformité aux lois a dressé un mur d’apartheid dans la psyché de l’être humain, plus solide que le Mur de Berlin. Ce mur nous a de plus en plus éloignés de la base commune, en termes juridiques la constitution, et en termes politiques l’intérêt général, nous coupant de « l’autre » et ainsi de nous-mêmes.

Si nous osions regarder cette situation en face, ce mur de notre psyché fondrait comme neige au soleil.

À suivre

De Hutte Holding BV, Peter Hoopman, le 27 septembre 2010

 

Un survol de cette procedure vous trouverai ici.

 

Comment vous voyez, cette procedure? Courageux, ridicule, intéressant, ça demande réflection, à débattre, je ne comprends pas, etc.

 

 

25/05/2009

Alors, comment faire?

Annexe II (lettre au tribunal décembre 2008) relative au pourvoi en appel de De Hutte Holding BV contre le service des contributions néerlandais procédure numéro 07 / 2920 XXX XX

 

Comment faire ?

 

 

Vers une économie intégrale (intégrée)

Nous traversons aujourd’hui plusieurs crises simultanées, des crises qui sont liées les unes aux autres sous la surface et qui posent en fait chaque fois une seule et même question de synthèse : Comment vivre ensemble ? S’il est assez simple de répondre en théorie à cette question, une réponse pratique est nettement plus difficile à apporter, et il faut pour cela coopérer les uns avec les autres. ;-)

A. Le fondement de la société
Pour créer un fondement sain et solide pour la société, certaines conditions préalables sont nécessaires, favorisant la vie et la survie. Plus ces conditions seront simples, plus elles seront claires et donc efficaces. Quels besoins a chaque être humain ? Le besoin d’eau potable, de nourriture, d’habillement, de logement, d’enseignement et de santé. L’État de droit est responsable des conditions et du maintien de ce fondement de la société, et, en notre qualité d’êtres humains, nous sommes responsables de la concrétisation pratique de ce fondement en coopérant les uns avec les autres. En termes politiques, ceci s’appelle la solidarité et la capacité de partage de ce qui existe et de ce qui est nécessaire.

B. L’absolue nécessité d’une individualisation intégrée
Sans individualisation intégrée, le fondement de la société est condamné. Lorsque vous comprenez cette interaction, vous avez les germes de la concrétisation pragmatique d’une société plus équitable à portée de la main. Aucun parti politique, social, financier, commercial (marché), de la majorité ou de la minorité, ne peut réclamer l’exclusivité du fondement de la société. Le fondement de la société est l’humanité dans son intégralité et il ne tolère aucune exclusivité de quiconque. Une fois que les conditions essentielles du fondement de la société sont réunies, une terre nourricière naît spontanément pour l’individualisme intégré, qui n’est rien d’autre que la complète liberté de s'épanouir en tant qu’individu. Naturellement, cet épanouissement de l’individu ne doit pas avoir lieu aux dépens du fondement de la société. En terminologie politique, nous pouvons l’appeler l’individualisme intégré, le libéralisme intégré. La synthèse entre le fondement de la société et l’individualisme intégré peut être ensuite mise en pratique et nommée économie intégrale.

Ceci peut se résumer comme suit : chacun est un entrepreneur, qui améliore peu à peu les conditions de vie pour l’individu et pour l’ensemble, par la coordination, la communication, l’action pratique et la rétroaction.

 

Suite: Comment faire II