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01/12/2010

Montesquieu et la séparation des poivoirs


Affaire Karachi : obstruction à la justice ou séparation des pouvoirs ?
envoyé par LCP-AN. - L'actualité du moment en vidéo.

 

 

Nous vivons une période très troublant dans une absence presque totale de l'état, l'état de droit, gouvernement et nous même la démocratie.

Montesquieu un très grand penseur français et son héritage est violé chroniquement par notre petits intérêt personel en se cachent derière l'analyse de Montesquieu.

Mais qu'est qu'était l'espirit des pensées de montesquieu?

La même pour Adam Smith, son analyse pour 'la concurrence parfait' était dans la même sens que la séparations des pouvoirs selon Montesquieu. Adam Smith pour l'économie et Montequieu pour l'état.

Pourquoi nous sommes aujourd'hui dans un context ou l'abus de pouvoir est notre réaction primaire instinctive gui gère notre société dans presque toutes les domaines: Politique, Justice, Commerce, Science, Media  et Démocratie?

Comment sortir cette circle viscieux?!

Nous sommes prit en otage par notre propre fonctionnement un combinaison entre hiérarchisation et concurrence mutelle qui fait l'intégration impossible. L'idée derrière ces séparations des pouvoirs par Montesquieu et Adam Smith nous avons mis au poubelle.

Cette abus de pouvoir on trouve dans notre priorité principal de notre société. Si nous transformons cette priorité dans quelques chose que nous partageons tous, la changement constructive devient possible.

 Même sujet sur le forum de ce soir ou jamais plus accentué sur Adam Smith.

17/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. (5)

 Premier, deuxième, troissième et quatrième parti.

Le message ennuyeux serait que la pomme que nous avons apportée au marché n’est pas une pomme plus dix pour cent, par exemple, mais simplement cette pomme, ni plus ni moins. Cela signifie que, de bas en haut dans la hiérarchie, nous devons renoncer à la récompense bureaucratique, au levier arithmétique et à la corruption comptable dont nous sommes devenus tellement dépendants et qui ont entièrement dégradé nos communications mutuelles et qui, ce qui est plus grave encore, les ont rendu impossibles dans de nombreux cas. Cette situation a conditionné et technocratisé nos pensées et nos actes dans une large mesure, nous plaçant dans deux univers différents : un dans lequel nous savons pertinemment qu’une pomme est une pomme, mais également un autre dans lequel une pomme est une pomme plus ou moins dix pour cent, sous l’influence de ce que nous appelons le libre-échange. Quel que soit le temps que nous passions à analyser cette situation ou à en débattre, nous avons ainsi jeté de la poudre bureaucratique aux yeux des autres et à nos propres yeux et, au bout du compte, les arbres nous cachent désormais la forêt, à nous-mêmes, aux économistes et aux politiques. De ce fait, chacun défend une idée différente du monde et essaie d’en convaincre les autres, avec toutes les conséquences que cela implique. La crainte règne, divise et régit de haut en bas, créant une société fragmentée, sans liens mutuels.

Continuons-nous de détourner les yeux, lorsque nous donnons au système son pouvoir et que nous acceptons avec empressement son aumône bureaucratique en guise de remerciement ? Est-ce l’essence de l’être humain prenant conscience de lui-même au sein de l’ensemble ? L’être humain a aujourd’hui mis sa conscience en solde pour une grande part, parce que les mécanismes du pouvoir l’exigent de lui dans une très large mesure. Et en effet, il faut être très fort pour pouvoir y résister. Ce n’est pas ce que les pouvoirs publics encouragent particulièrement et nous voulons en définitive en être récompensés (c’est-à-dire rester dépendants !). La récompense bureaucratique que nous repoussons devant nous comme notre dette.

Je ne puis qu’espérer que la Cour suprême trouvera le courage juridique de donner à nouveau un contenu à la lettre de la loi7 en mettant en œuvre l’esprit de la loi8 dans son contenu et de manière juste, au service de la société.

L’esprit de la loi ne peut que très difficilement être mis en œuvre dans une société et une économie de concurrence mutuelle et exige d’incroyables efforts de la part des personnes impliquées pour pouvoir évoluer dans le sens d’un équilibre dynamique et juste. Les « gagnants » s’approprient consciemment ou non plus de droits que les « perdants » : ce n’est pas pour rien qu’ils ont gagné. Les gagnants protègeront ensuite leurs acquis (politiques, économiques, bureaucratiques et/ou juridiques) et les intentions du principe d’égalité sont ainsi liquidées de manière chronique et de fait rendues irréalisables.

La concurrence mène au bout du compte à un apartheid économique, le Mur de Berlin
qui se trouve surtout dans notre psyché, qui assure la communication dans une hiérarchie surtout de haut en bas et souvent orientée de façon partiale vers l’exercice du pouvoir (domination, recherche du profit, etc.). La communication de bas en haut est de ce fait souvent ressentie comme fâcheuse et comme un frein à l’exercice du pouvoir et au profit potentiel. La concurrence barre la route à l’intégration sincère et à la participation des individus, elle crée en définitive une hiérarchie fermée, servile et sans différences, au lieu d’une hiérarchie ouverte et dynamique, apte à permettre l’épanouissement des individus.

Sommes-nous par exemple capables, au sein d’une hiérarchie basée sur la concurrence mutuelle, au moment décisif, de mettre en question notre propre fonctionnement ? C’est la question et le défi auxquels chacun est confronté au sein de la société, quelle que soit sa position. Une question et un défi dont le directeur général du fisc ne semble pas conscient, puisqu’il fait appel à la constatation de la Cour qui note que :
« dans les relations d’affaires, pour la mise à disposition de capital, des intérêts sont demandés et que ceci n’est contraire à aucune règle de droit nationale ou internationale ». Sans aucune remarque ni nuance. Est-ce la crainte de sanctions de ses supérieurs, enfermés dans la tour d’ivoire du pouvoir ? Est-ce une conscience asphyxiée par la carrière, sous le couvert de préceptes tels que : les choses sont ainsi, les ordres sont les ordres et nous ne nous posons pas de questions à ce sujet ? Sans doute n’y a-t-il jamais réfléchi en ce sens, inconsciemment, sans connaître la place et l’indépendance par rapport au système qu’une personne est capable et en droit de prendre. L’obéissance au système et le respect des mœurs dominantes sont plus confortables et entraînent moins de confrontation.

Dans une bureaucratie et une économie de la concurrence, c’est le pouvoir qui importe (l’avance), et non la responsabilité : nous la rejetons dans l’ensemble abstrait. Il est clair que les pouvoirs publics se sont ainsi placés dans une situation impossible, perdant de ce fait une grande part de l’autorité naturelle, au fil du temps. C’est l’élément central qui doit figurer dans le jugement et l’analyse de ce pourvoi en cassation : l’équilibre et la synthèse au sein d’une société entre le pouvoir et la responsabilité. Aujourd’hui elle est presque entièrement orientée sur le raisonnement aveugle en termes de pouvoir5. C’est une suite logique de la concurrence mutuelle : il faut survivre de manière individuelle. Prendre ses responsabilités dans ses propres actions par rapport à l’ensemble constitue souvent un poste de coûts et une confrontation difficiles que nous essayons d’éviter ou de dissimuler sous le tapis, afin de protéger le flux des profits ou de favoriser notre carrière.

Les défis sociaux s’accumulent de ce fait, entraînant une hausse9 astronomique de la dette collective, car plus personne n’est responsable ou coresponsable de la société dans son ensemble. Les pouvoirs publics se retrouvent assis entre deux chaises. Nous souhaitons bien entendu intervenir, mais neuf fois sur dix des mesures réelles iraient à l’encontre de l’influence ou des profits de quelqu’un ou de quelque chose. Nous nous chamaillons donc aussi longtemps que possible, jusqu’à ce que nous intervenions. Le slogan à la mode de croissance durable9 ne pourra pas non plus changer cette logique, tant que la concurrence mutuelle et la croissance resteront les principes économiques essentiels : vivre à la charge des autres. Dans un tel contexte, les pouvoirs publics doivent continuer ainsi car nous ne pouvons pas mettre en question le flux des profits dans une situation dans laquelle la recherche du profit constitue la principale activité économique. Mais en fait, nous jouons ici surtout à cache-cache en tant qu’être humains, en repoussant de manière chronique les réels défis sociaux. La simple création d’une société à responsabilité limitée illustre dans toute sa simplicité le compromis affreux et n’apportant aucune solution qui tente d’une part de promouvoir le profit et, d’autre part, de fuir10 la responsabilité.

 

Suite 6

08/10/2010

La résurrection de l’esprit de la loi,.. ou déclaré mort? (3)

La deuxième partie et le 'premier' le jugement.

Nous nous adaptons ou nous allons là où ceci serait encore possible dans une existence en autarchie. C’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés, également ailleurs dans la société. La question de savoir si quelque chose est juste ou non et la confrontation à notre conscience perdent de leur force et de leur teneur, car la pratique est récalcitrante. La mise en sûreté du soin de sa famille et de soi-même, au sein d’un monde basé sur la concurrence mutuelle, implique de se contenir par rapport aux idéaux comme à la morale. Nous sommes aujourd’hui tenus de jouer nous-mêmes et avec les autres : c’est ce jeu de chantage qui est mis en jugement dans ce pourvoi en cassation. C’est peut-être une chose amère à dire, mais les avocats et le secteur juridique prospèrent financièrement mieux dans une société injuste que dans une société équitable et encore mieux dans une société de concurrence mutuelle ! C’est une question de créer4 (inconsciemment / sans le savoir ?) l’offre et la demande.

 

Nous devons donc nous demander, dans ce pourvoi en cassation, si nous ne sommes pas tous en train de compromettre la justice à court terme et de manière chronique, par nos incertitudes relatives à notre propre existence, tout ceci aux dépens de la démocratie et de l’État de droit.

Il me semble nécessaire d’établir des fondements de ce qui suit dans le cadre de ce pourvoi, suite à la courte défense du directeur général :

Une hiérarchie du pouvoir isolée et obtenue par la concurrence mutuelle :

  1. créera une confusion chronique ;

  2. évitera la responsabilité individuelle et collective ;

  3. s’orientera sur le maintien et le renforcement de la position de pouvoir (centralisation), ne se mettant presque pas en question, et ne créera donc que peu de capacité d’auto-redressement et d’autocorrection au sein du système ; 

  4. fera obstacle à l’intégration, à la participation, à la démocratisation et à la communication directe ; 

  5. favorisera les gagnants, aux dépens de l’intérêt général ;

  6. combattra l’identité, l’autonomie, l’authenticité et l’indépendance des individus ;

  7. conduira à une politique à la dérive, se dissimulant derrière une montagne de lois et de règles impuissantes et une bureaucratisation toujours plus asphyxiante ;

  8. conduira à l’institutionnalisation / centralisation des intérêts établis, publics comme des affaires, dissimulant et niant la conscience ;

  9. découragera la diversité, la créativité et l’individualité ;

  10. créera peu d’espace pour la raison, la justice et l’objectivisation de la réalité ;

  11. sera une continuité d’un affreux compromis entre d’une part la protection du profit et d’autre part la prise de responsabilité, le gagnant du compromis étant déterminé d’avance dès aujourd’hui.

Je parle ici d’une hiérarchie du pouvoir isolée. Les Pays-Bas et l’Occident sont bien une hiérarchie du pouvoir obtenue par la concurrence mutuelle, mais heureusement non entièrement isolée. Il existe un système juridique fonctionnant correctement dans le sens technique du terme et une démocratie fonctionnant également correctement dans un sens technique. Il s’agit d’acquis que nous devons conserver chèrement, pour lesquels de nombreuses personnes ont lutté et luttent encore. J’ai eu, tant durant l’audience au tribunal qu’auprès de la cour, toute latitude pour exprimer ce que je voulais dire et j’ai même cru sentir à certains moments un certain intérêt. Cela a permis une sorte de dialogue entre les personnes, des personnes de responsabilités et de milieux différents, mais il y a eu échange. Ceci n’est possible qu’en cas de respect mutuel et cela m’a touché, car je m’étais préparé à affronter de froids technocrates qui se contentent de faire leur travail parce qu’ils sont payés pour le faire. Le jugement montre cependant bien que le sujet en question est trop brûlant : Vous ne pensez tout de même pas que nous allons mettre ici en question le système financier ? Dans le jugement du 28 juillet 2009, également : La cour laisse formellement de côté la question de savoir si une interdiction de réclamer des intérêts est souhaitable, ainsi que l’affirme l’intéressé. La question abordée par le soussigné n’est pas traitée sur son contenu, sous prétexte que même la Cour européenne impose aux parties l’obligation de payer des intérêts sur les paiements réclamés par la Cour européenne, s’ils sont réglés après échéance des délais de paiement prévus par la Cour… Cette question trop brûlante est ainsi mise de côté ou tout simplement ignorée. Le fait que nous ayons désigné d’avance comme gagnant une seule partie de la société, à savoir le monde financier avec pour complice actuel les pouvoirs publics qui, sur ce point fondamental, se retranchent de manière inconsciente et inaccessible5 au-dessus des lois, ne peut ou n’est visiblement pas autorisé à ce jour à parvenir jusqu'aux représentants de l’État de droit néerlandais.

La Cour suprême pourrait au moins constater que nous nous trouvons ici dans un
no man's land juridique. Encore que j’estime personnellement que ce n’est même pas le cas, étant donné les droits fondamentaux et les droits de l’homme. Le système juridique a accepté la tâche difficile de se charger entre autres de la surveillance de l’équilibre social. J’ai tenté d’indiquer que l’hypothèse de l’argent valant de l’argent en lui-même a créé au fil du temps une hiérarchie centralisée du pouvoir, aux dépens de l’être humain et de la société. Ceci est comparable à lavènement et à l’institutionnalisation de la foi catholique. Il est d’ailleurs amusant de noter que le mot « crédit » est de la famille du latin « credo », « croire ». Bien entendu, nous avons besoin de foi (d’espoir) et de confiance au sein d’une société, mais ce n’est que si nous rétablissons la foi en nous-mêmes en tant qu’humanité que nous pourrons construire une société plus juste. Jusque là, nous serons abandonnés à l’arbitraire, dans une large mesure.

 

Suite 4