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04/11/2010

La corruption bureaucratique chronique

Ministère néerlandais des Affaires générales
À l’intention de Monsieur le Premier ministre
Mr. Dr. J.P. Balkenende
B.P. 20001
2500 EA  LA HAYE
PAYS-BAS

                                                                       Roquetaillade, le 9 juin 2006

Copie à : la Cour Suprème, la Chambre des députés des Pays-Bas, le service des contributions de Winterswijk et la Cour européenne

 

Objet :

Refus de collaborer davantage à une injustice fondamentale au sein de l’État de droit actuel néerlandais et européen, la corruption bureaucratique chronique.

- entre croyants -

Cher Monsieur Balkenende,

Je vous remercie de votre réponse par courrier du 22 mai dernier, que j’ai grandement appréciée. Il semble que ma lettre ait manqué de clarté. Peut-être est-ce logique, d’une certaine manière. Dans ma lettre du 2 mai, j’ai soumis à discussion quelque chose que nous nous sommes mis à considérer depuis cinq mille ans comme logique, juste et scientifique. Une chose qui a conditionné et programmé les individus et notre société dans son ensemble, il y a cinq mille ans, peut ne pas apparaître immédiatement dans toute sa clarté. Bien que je ne sois pas juriste, j’ai tenté de démontrer dans mon courrier l’injustice du système politico-économique actuel et son effet antidémocratique sur notre société. Les ingrédients politico-économiques indissociablement liés que sont la concurrence, le bénéfice et les intérêts ont conduit à un gouvernement qui emprisonne la société et s’emprisonne lui-même entre dette et récompense. Ceci engendre une société (gouvernement compris) mesquine, à la dérive et dépendante, créant deux univers économiques : l’un fait d’échanges réels de biens et de services, et l’autre qui n’est que le reflet bureaucratique de la circulation des biens et des services. En fait, ce second courant constitue l’aspect comptable de l’économie. Dans une société saine et ouverte, ces deux courants (économies) fonctionnent de manière entièrement synchrone, constituant un reflet parfait l’un de l’autre. Ce n’est pas le cas dans le système politico-économique actuel, dans lequel ils forment deux courants politico-économiques séparés. Bien entendu, il existe encore un chevauchement partiel (2 %) entre l’économie des biens et des services et l’ « économie » comptable, mais la situation a entièrement dégénéré au fil du temps et cela signifie que nous vivons désormais dans un casino financier mondial dans lequel la plus importante part de l’activité économique comptable n’a plus aucune racine dans la société, si ce n’est la conviction que l’argent a une valeur financière en lui-même, ou en d’autres termes que la comptabilité s’est vu attribuer une valeur en elle-même et représente ainsi aujourd’hui le principal pouvoir « politico-économique » en soi, aux dépens de … ! L’origine de l’attribution d’une valeur en soi à la comptabilité, celle-ci devenant de ce fait également un facteur de pouvoir politico-économique, a été retrouvée par les historiens, âgée de cinq mille ans, en Mésopotamie, l’Irak actuelle. Nous la connaissons aujourd’hui sous la forme d’un nombre infini de dérivés qui revêtent une valeur de variations sur le même thème comptable :  l’intérêt sur l’argent.

Je tenterai ici d’expliquer sous un angle un peu plus juridique pourquoi je ne réclame plus d’intérêts (De Hutte Holding BV) ni n’en paie (EURL Petit Château Roquetaillade – Aveyron) et donc ne souhaite plus payer d’impôts sur les intérêts de la société De Hutte Holding BV. En un mot, cela vient du fait que je refuse de soutenir un système/structure qui mine presque entièrement la démocratie et la justice au sein de notre société. En termes purement monétaires, ce travail de sape de l’État de droit, de la démocratie et de la sincérité dans les communications économiques représente quatre-vingt dix-huit pour cent de l’ensemble. En français courant, ce travail de sape signifie : des chimères bureaucratiques entièrement hors de contrôle, aux dépens de la société.

Dans cette optique, la pensée et l’action politico-économiques actuelles minent presque entièrement l’article premier de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de
façon égale. Nulle discrimination n’est permise, qu’elle se fonde sur la religion,
les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.

 

Si la « concurrence réciproque » est réellement si bénéfique pour une société, il me semble alors préférable de supprimer immédiatement l’article premier de notre constitution. Stimuler et promouvoir la concurrence mutuelle ne signifie rien d’autre qu’institutionnaliser la « loi du plus fort » au bout du compte, ce qui entraîne automatiquement la discrimination économique. Pour notre démocratie, cela signifie que les « vainqueurs » ont davantage de droits que les « perdants ». Est-ce cela que nous entendons par « démocratie » ? Dans ce cas, il n’est plus nécessaire de changer quoi que ce soit aujourd’hui : cela se «  règlera par soi-même » et il y aura toujours bien un vainqueur qui émergera. Dans ce genre de situation, le gouvernement court relativement peu de risques, il se trouve toujours un vainqueur qui cède ensuite une part du bénéfice avec laquelle les perdants peuvent être partiellement dédommagés. Un dédommagement intégral est naturellement impossible car le courant du profit se tarirait alors rapidement. Sur le plan politique, juridique et pratique, le gouvernement s’est ainsi placé dans une situation impossible. Qu’il le reconnaisse ou non, il est intéressé dans cette situation, étant dépendant des « vainqueurs » financiers. En choisissant la concurrence mutuelle au sein de la société, le gouvernement a mis de côté l’impartialité qui lui est tellement indispensable et il a ainsi perdu tout fondement moral permettant de conduire la société de manière crédible et juste.

Mais partons donc du principe que la concurrence mutuelle soit capable de fournir une base saine pour une société ouverte et une démocratie autorégulatrice. Ceci signifie que le gouvernement doit créer les conditions de base permettant une concurrence loyale. La concurrence loyale signifie que chacun a les mêmes chances d’obtenir une petite place sur le marché local et/ou mondial. Est-ce réalisable, en théorie comme en pratique ? Est-il possible pour un tribunal ou un gouvernement de déterminer ici une limite crédible entre l’égalité et l’inégalité ? Le résultat serait une avalanche d’arguments dans laquelle chacun tenterait de mettre en avant sa (propre) conception de l’égalité et de la défendre comme étant « équitable », une conséquence naturelle de notre foi dans la concurrence mutuelle.
L’expérience centrale et tellement indispensable de l’équité, qui doit constituer le ciment de la confiance mutuelle dans une société ouverte et saine, est dans ce contexte une utopie absolument inaccessible tant pour l’individu et l’État de droit que pour la société dans son ensemble. Chacun pour soi et le gouvernement un tout petit peu pour nous tous, la faillite absolue du fonctionnement actuel des pouvoirs publics.

Ce point de vue tente de souligner l’erreur chronique de notre système politico-économique actuel. Mais cela n’explique pas encore pourquoi ce système, paradoxalement, a connu un tel succès social jusqu’ici. Un système qui subsiste avec succès depuis cinq mille ans, cela doit bien avoir une explication logique. Nous ne sommes tout de même pas assez stupides pour maintenir en place depuis cinq mille ans quelque chose qui ne fonctionne pas ? Tout l’art consiste à définir correctement ce paradoxe qui semble délicat au premier abord, de manière à faire remonter à la surface certains aspects enfouis plus profondément.

Le succès du système politico-économique actuel s’explique très facilement : il y a une perspective et une possibilité de récompense pour « ceux qui font de leur mieux ». Qui ne souhaiterait pas être récompensé pour ses efforts ? Le système économique actuel répond parfaitement à ce besoin/désir et cela explique le grand succès de la pensée et de l’action politico-économique actuelles.

Mais qu’advient-il des enfants, des adultes, de l’État de droit et donc de l’ensemble de la société, lorsque nous nous orientons individuellement vers la récompense (le bénéfice, en termes économiques) en combinaison avec la concurrence mutuelle ?

C’est une question importante que notre État de droit se doit d’analyser pour y apporter une réponse, rapidement et avec attention. Il n’est pas très difficile d’analyser la raison pour laquelle nous nous sommes mis à croire en la concurrence mutuelle. La concurrence permet le bénéfice, nous lui avons donné une traduction bureaucratique, grâce à quoi le bénéfice peut être transformé en moyens financiers et nous avons notre récompense bien méritée pour nos efforts. Notre foi dans le bénéfice est très importante, dans la société : elle se retrouve dans les sports, la politique et la vie économique. Dans la science économique également, le bénéfice constitue le principe le plus important en combinaison avec la croissance. Il est essentiel pour la survie individuelle d’une entreprise et constitue en outre la base sur laquelle s’appuie presque entièrement le fonctionnement actuel du gouvernement, de par la lourde imposition des bénéfices. En fait, notre croyance dans le bénéfice a entraîné la division de l’économie (devenue schizophrène).

D’un côté l’économie des biens et des services, de l’autre l’économie bureaucratique. La bureaucratie politico-économique dépend entièrement de la plus-value. Cette plus-value est une technique comptable, un levier arithmétique permettant de traduire sur papier la plus-value, le bénéfice, la valeur ajoutée ou quelque autre nom qu’on veuille lui donner. Ceci signifie qu’une poire peut se transformer en une poire plus cinq, dix ou vingt pour cent. La comptabilité a ainsi acquis une valeur en elle-même et comme elle a acquis une valeur en elle-même, elle représente également un facteur de pouvoir politico-économique très important. Mais en réalité l’économie s’est divisée, d’un côté en biens et services qui nous sont nécessaires pour vivre chaque jour, et de l’autre en économie comptable, bureaucratique, qui s’est mise à suivre son propre chemin, distinct des biens et services. La division a lieu précisément au moment comptable où la poire devient une poire plus x pour cent. Cette technique comptable peut être mise en œuvre parce qu’elle est une dérivée de notre acceptation, vieille de cinq mille ans, du fait que l’argent vaut de l’argent en lui-même. Mais ceci n’est vrai que lorsque l’on trouve quelqu’un qui y croit parce qu’il travaille pour cela. Car, aussi longtemps qu’on veuille y réfléchir, l’argent ne peut jamais avoir une valeur en lui-même. Cela signifierait que si nous pouvions vraiment vivre de l’argent, personne n’aurait plus jamais besoin de travailler. Non, l’argent a besoin de personnes qui croient que l’argent a une valeur en lui-même. L’argent représente un outil essentiel et d’une importance incroyable dans notre communication économique. Mais au fil du temps, l’argent a cessé d’être un outil efficace pour devenir toujours davantage un objectif en lui-même, la comptabilité des biens et des services ayant acquis une valeur en elle-même. Nous sommes ainsi devenus, en tant que société, gouvernement et vie économique, toujours plus dépendants (prisonniers) de la récompense (bénéfice, plus-value, bureaucratie, etc.) et de la dette de contrepartie. De ce fait, au fil des siècles, nous avons peu à peu perdu de vue la réalité quotidienne de l’échange des biens et des services, en nous concentrant trop sur une technique comptable, en fait un levier arithmétique (intérêts, bénéfices, etc.), à laquelle nous nous sommes mis à croire et par laquelle tout un monde en soi s’est logiquement créé, avec les conformités aux lois correspondantes auxquelles nous sommes aujourd’hui soumis, en tant que société et gouvernement. En fait, notre système politico-économique actuel est fondé sur un grand scandale comptable qui contamine tout. Ceci explique en grande partie pourquoi, aujourd’hui, deux pour cent seulement de notre circulation d’argent quotidienne représentent encore des biens et des services, le reste étant de la spéculation dans le vide. Mais nous devons nous convaincre du fait douloureux que l’origine de tout ceci est un simple levier arithmétique que nous nous sommes mis à considérer comme une vérité, sur le papier et dans notre psyché. Qui ne souhaiterait pas avoir à sa disposition une méthode qui lui permette, par une technique arithmétique, de multiplier une seule poire en une poire virgule deux ? Car telle est bien la conséquence de notre très séduisante foi qui nous pousse à croire que l’argent, l’arithmétique, la comptabilité, la bureaucratie, etc., ont une valeur en eux-mêmes. Il n’y a là rien de scientifique, c’est simplement une hypothèse, une acceptation à laquelle on peut croire ou ne pas croire. Si nous y croyons, cela créera un monde que nous acceptons, conforme à ses lois inhérentes. Si cette acceptation favorise la justice et la démocratisation (tolérance, sincérité et coopération), on ne peut rien lui reprocher. Mais le fait est que cette acceptation vieille de cinq mille ans enrichit les riches et laisse toujours moins de place aux couches inférieures de la société, tout ceci étant encouragé et favorisé par notre État de droit. Les pouvoirs publics évoluent en outre dans des proportions totalitaires car ils tentent chaque jour de redresser une situation qui est faussée dès le départ. De par sa croyance dans la concurrence (valorisation), le gouvernement a vu sa légitimité s’affaiblir progressivement et il ne peut plus parler au nom de toute la société. Nous sommes devenus des complices au service de la caste des privilégiés que l’on peut résumer par « le monde de la finance et les bureaucrates ». C’est ce que nous sommes tous plus ou moins par la croyance que nous attachons à la bulle d’air financière que nous avons créée nous-mêmes, qui n’existe que sur le papier et qui a en définitive empoisonné notre psyché. Que nous soyons riches ou pauvres, nous sommes les croyants d’un système politico-économique et financier qui impose ses modèles de lois injustes aux pouvoirs publics, à la vie économique et à la société. Ce n’est pourtant que ce que nous avons semé, entretenu et récolté nous-mêmes : une bureaucratie toujours plus asphyxiante.

Comment le gouvernement peut-il conduire une société, alors qu’il a abandonné sa propre souveraineté au culte, à la vénération (récompense) du vainqueur ?

Et nous constatons que la frontière entre les affaires publiques et une organisation maffieuse est malheureusement infime.

Le terme « maffioso » remonte à la fin du siècle dernier…. C’est l’apologie du
pouvoir de l’individu… qui ne tolère pas que d’autres aient le pouvoir. Il se
place au-dessus des lois.

Commissaire Corrado Cattani, dans la série télévisée  « La pieuvre »

 




La
société (y compris l’État de droit) se trouve face à un choix essentiel : rester un enfant dépendant ou devenir un adulte indépendant, au service de la société !

Dans un système qui s’appuie sur le principe de la concurrence mutuelle, le vainqueur a plus de droits que le perdant. Est-ce cela que nous entendons par l’interprétation pratique et/ou théorique de la démocratie et de l’État de droit ? N’est-il pas essentiel dans une démocratie que la majorité (ou vainqueurs politiques) soit responsable et agisse de manière équitable envers les perdants (ou minorité) ? N’est-ce pas là précisément la frontière entre crédibilité et non-crédibilité pour un État de droit ? La différence entre survie à court terme des différents groupements d’intérêts et la survie durable à court et long termes de l’ensemble ?

Si nous accordons trop de valeur à une chose superficielle, nous ne pourrons jamais percer les mystères plus profonds de la vie elle-même auxquels nous sommes tous indissociablement liés. Le fait que nous ayons tous la même origine, la vie elle-même, pourra peut-être nous donner la force, la volonté et le courage de triompher de la méfiance réciproque que la concurrence mutuelle a semée durant des siècles dans la psyché de la nature humaine. Oserons-nous briser les chaînes de nos instincts animaux ? Pouvons-nous par exemple posséder véritablement le monde ? Ou pouvons-nous uniquement, en toute modestie et en toute justice, partager ce que la vie nous a donné ?

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ».

Jean-Jacques Rousseau

La liberté, l’égalité et la fraternité sont aujourd’hui bureaucratisées, enlevées à l’être humain et à la société. Il me semble que l’être humain ne peut être heureux que s’il peut vivre en harmonie avec son environnement, s’il peut agir de manière indépendante et ainsi apporter une contribution qui serve la société. C’est à mon sens la seule charge morale (mesure fiscale) qui soit valide. Ceci n’est possible que si l’être humain prend conscience de lui-même et de sa place dans la société. La liberté de l’un sera alors la liberté de l’autre, contrairement à ce qui est le plus souvent le cas aujourd’hui dans notre pensée et notre action politico-économiques, c’est-à-dire l’art d’exploiter l’autre, de le rendre dépendant politiquement et économiquement. La foi dans la concurrence crée un apartheid social et économique (discrimination économique) au sein d’une société, qui est malheureusement aujourd’hui institutionnalisé par l’État (tant sur le plan législatif, exécutif que celui du contrôle), la démocratie et l’État de droit étant presque entièrement abandonnés à leur sort. Dans la pratique, cela signifie pour la démocratie que le vainqueur a plus de droits que le perdant, les vainqueurs/perdants étant ensuite partiellement protégés/dédommagés par le gouvernement. Dans cette logique, nous ne sommes que partiellement protégés par l’État de droit, les vainqueurs comme les perdants se sentent lésés dans ce contexte et une indifférence, une intolérance et une méfiance croissantes ainsi qu’un sentiment général de frustration et d’injustice, dominent de plus en plus les rapports sociaux.

Quel est par exemple le signal que nous communiquons en réclamant « la T.V.A., les impôts sur les salaires et sur les sociétés » ? Vous pouvez participer, l’entreprise peut réaliser des bénéfices (sur le papier), mais il faut passer à la caisse. Grâce à l’argent ainsi récupéré, pouvons-nous servir les affaires publiques ? Mais cela signifie en fait que nous ne nous jugeons pas capables (individu et société) de prendre des décisions individuelles et collectives (en dehors de toute question d’argent) et nous indiquons ce faisant ne pas croire véritablement en une société de personnes, par des personnes et pour des personnes (démocratie). La liberté naturelle, la solidarité et le sentiment de justice sont annihilés chez l’être humain pour être remplacés par une machine juridique bureaucratique. Cela signifie malheureusement, dans la pratique, que nos règles du jeu économique sont fondées sur le chantage réciproque et l’hypocrisie et que nous avons ainsi réduit la démocratie aujourd’hui à une façade sans plus aucun contenu, un idéal sans racines économiques dans la société, corrompu par notre foi dans le bénéfice sur le papier.

Monsieur Balkenende, vous m’avez indiqué ne pas être parvenu à déterminer clairement le contenu concret de la requête que je vous ai adressée par mon courrier du 2 mai dernier. La requête que je vous adresse, ainsi qu’à la Cour de Cassation??, à la Chambre des députés et au service des contributions, par la présente, est la suivante :

Existe-t-il, dans notre État de droit, un endroit où l’injustice sociale fondamentale et chronique que j’ai constatée peut être présentée devant les tribunaux, sans que l’on risque aussitôt d’avoir le cou tordu par la machine juridique et bureaucratique ?

Il ne s’agit pas de l’argent (des impôts) ni en ce qui me concerne d’une bagatelle ordinaire entre une entreprise et un service des contributions, mais plutôt du fonctionnement fondamental de notre communication économique, des fondements de notre État de droit et de notre démocratie, qui peuvent être considérés aujourd’hui comme maffieux, kafkaïens, chroniquement injustes et antidémocratiques. Monsieur Balkenende, votre gouvernement aura sans doute de nombreux arguments pour « mettre de côté » ce problème. Je peux le concevoir, psychologiquement parlant, mais cela demeure une question douloureuse que nous devrons finir par régler, tôt ou tard, en tant que société, individuellement et collectivement. Aujourd’hui, nous sommes tous lâches, croyant en un levier juridiquement et bureaucratiquement préservé, une bulle d’air politico-économique sans racines dans la société, aux dépens de notre environnement, de notre démocratie, de notre État de droit et des plus démunis de la société.

 

Cordialement,

De Hutte Holding BV                                      EURL Petit Château Roquetaillade - Aveyron


www.solution-simple.com

 

Une copie de « Fin de l’apartheid économique » du 2 mai 2006 est également envoyée à la Cour Suprème et à la Chambre des députés des Pays-Bas.

 

A lire aussi: La caverne de la bureaucratie de Platon

(Cette lettre est une traduction par Language Unlimited BV)

 

 

09/02/2010

L'économie est communication

babel1.jpgL’économie est en sorte la science de la communication d’une société et on souhaite toute façon parler, que cette communication est plus ou moins républicain. Ce quoi la communication républicaine ?

 

Utiliser le pouvoir individuel, politique, juridique, commercial pour prendre ce qui est ton droit et le devoir de prendre/recevoir ?

 

Si c’est ça je pense la devise républicaine : égalité, liberté et fraternité sont bien mis en pratique aujourd’hui. Mais on sent quand même l’équilibre d’une société est mis en danger chronique et qui crée les conditions ou on ne peut pas changer la donnée. Et on continue le chemin déséquilibré prise ou rien ne peut changer parce qu’on a besoin de sauver ce chemin pris.

 

Ce malheureux ce q’on vie comme société actuelle, mais c'est aussi trop facile de dire c’est eux, les autres. Parce que si on remplace les dirigeants par autres dirigeants sans changer les conditions qu’est qu’ils pouvaient changer ?

 

Rien !!!!!!!!

 

Qu’est q’on fait dans notre communication de société qui fait q’on n’arrive pas de changer le chemin prise ? Le but de l’économie et politique c’est aujourd’hui c’est gagner, faire du profit, alors notre communication conscient et inconscient est surtout basé sur cette donné. Mais on ne peut pas gagner tout et ça crée la collaboration entre les gagnants et comme ça on crée les couches (castes) des gagnants hiérarchisés qui bien sur se protège leurs acquis. Si tu veut rentrer et monter dans cette hiérarchie des gagnants, tu es obliger d’accepter les mœurs de cette logique.

 

Qu’est que tu fait avec ta conscience dans ce cas là ?

 

Tu fait taire !!!!!!!

 

Qu’est que fait une politicien dans cette logique ?

Qu’est que fait un journaliste dans cette logique ?

Qu’est que fait une scientiste dans cette logique ?

Qu’est que fait un employé dans cette logique ?

Qu’est que fait un juriste dans cette logique ?

Qu’est que fait un chômeur dans cette logique ?

 

Personne ou fond est d’accord, parce qu’on sait tout l’injustice est là !!!!

 

Mais pourquoi on n’arrive pas de changer cette injustice de base et chronique ?

 

Personnellement et oui j’essaie de temps en temps de regarder dans le miroir, on se nourrit par cette injustice pour ne pas bouger nous même.

 

Et comme ça on protège surtout par inconscience la système d’injustice, notre contrat social d’aujourd’hui. Comment sortir ? Peut être par voir notre propre rôle dans l’ensemble et d’être sincère et honnête dans notre communication. Imagine-toi dans n’importe quel rôle dans la société et tu essaie d’être sincère dans ta communication, les gens autour de toi vont dire tu est devenu folle par exemple par dire ‘la société ne marche pas comme ça’ ? Alors la société marche par notre hypocrisie ? Ce n’est pas facile de devenir petit à petit sincère et ça demande beaucoup de courage.

 

Pauvre société, pauvre démocratie, pauvre état de droît : un petit cadeau pour sauver l'injustice, la soi disant politique et media.