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16/12/2010

L'Auberge de la confusion

Une reponse à Jean-Yves Bou (prof. histoire/geo dans un lycée en Millau) et Alain Marc (Député pour l'Aveyron-sud) après deux articles paru dans le Journal de Millau. Un peu de blabla locale de ma part, qui resemble beaucoup au blabla nationale et mondiale. ;-)

 

 

L’auberge de la confusion !

Une réponse à Jean-Yves Bou et Alain Marc.

 

Avec un titre qui oblige à réagir, Alain Marc, le pompier pyromane  Jean-Yves Bou  a créé une petite polémique locale. Sans porter de jugement, je comprends le sens de l’article. De son point de vue Jean-Yves Bou a pour une grande part raison. Mais cela nous aide-t-il  à rejoindre l’intérêt général ? C’est tout à fait une autre question.  Nous, les lecteurs de Journal de Millau, nous ne sommes pas déçu : Alain Marc a réagi la semaine dernière. Maître de la situation il réagit de façon plus neutre : Alain Marc répond à Jean-Yves Bou. Il explique son bilan politique  comme député et élu du Sud  d’Aveyron. Il essaie de faire le mieux possible et bien sûr il rassure les habitants de notre belle région et/ou ces électeurs potentiels. Cette façon de s’exprimer illustre l’état très malade de notre démocratie. Pour être claire ce n’est pas entièrement la faute d’Alain Marc, parce qu’on fait parti d’un système intégralement injuste. Alain Marc s’indigne à juste titre « que la confusion et l’amalgame n’ont jamais valu argumentation », sans savoir si Jean-Yves Bou a commis cette erreur capitale ? Pour cela du moins, nous avons besoin de comprendre l’esprit de l’article. Parfois, l’insinuation seule  suffit à convaincre quelques lecteurs du bon sens d’un article. Mais qu’importe si vous préférez l’article d’Alain Marc ou celui de Jean-Yves Bou.  Au total, ce qui est certain, c’est la confusion et probablement le faux amalgame qui règne. Mais qui a plus raison dans cette polémique? On a quand même besoin d’un vainqueur, de quelqu’un qui a plus raison que l’autre. Une citation de Martin Luther King (1929 –1968) comporte un début de réponse :

 

     Haïssez donc le système, au lieu de l’individu qui est piégé dedans.

 

Hypothèse : si nous sommes tous piégés  dans un système hiérarchique avec pour maxime: diviser pour régner, la communication ne va pas être facile et la confusion en sera la conséquence logique. Ainsi, comment vivre dans une République où s’applique le principe diviser pour régner, sans devenir complice/collabo ? Si nous sommes tous complices comment sortir de cette auberge où règne la division et le contrôle ? Ou, si nous sommes un peu philosophe, comment sortir de la caverne de Platon ? Est-ce que nous ne sommes pas tous obligés de créer une offre et une demande quelque part? Etre par exemple pompier/pyromane, est une question d’offre et de demande qui fait réfléchir. Si nous sommes pompier, sans être pyromane il y a moins de boulot, c’est compréhensible non ?

De même on peut se demander:

Est-ce que  l’industrie pharmaceutique a plus d’intérêt dans une société malade ou en bonne santé ?

Est-ce que les médias ont plus intérêt  dans des polémiques stériles  ou dans une analyse des faits ?

Est-ce que la politique aujourd’hui a vraiment intérêt à ce que les citoyens s’occupent  d’eux même et de la société en se respectant l’un  l’autre?

Est-ce que le monde juridique……… etc.

Bien sûr, même en faisant l’analyse nous -même, le système actuel nous oblige  d’être un pompier/pyromane ! De plus nous vivons des situations locales tant qu’internationales dans une confusion quasi complète.

Comment sortir de cette auberge de la confusion ? Ce peut être une bonne question à Jean-Yves Bou et à Alain Marc. Et bien sûr à nous tous !

 

Peter Hoopman

Vallée de la Muse

 

PS Toutes les liens avec les crises passées, actuelles et futures sont fruit d’un pur hasard. ;-)

16/09/2010

La caverne de la bureaucratie de Platon

 A lire aussi la corruption bureaucratique chronique.

Service des contributions de Doetinchem De Hutte Holding                                                             
À l’attention de M. X.X Xxxxxxxxxx p/a Roquetaillade
Boîte postale 9024 12490 MONTJAUX
7000 HE  DOETINCHEM Pays-Bas France

 

                                                                        Roquetaillade, le 6 avril 2007

Votre référence : 64.57.602 (Ne s’agit-il pas plutôt de : 64.57.502 ?)
Votre courrier du : 26 mars 2007

Objet : Opposition concernant l’avis d'imposition numéro 64.57.502.V.70.0112

Cher Monsieur,

J’ai bien reçu cette semaine, le 3 avril, votre courrier du 26 mars dernier et je vous en remercie. Le problème évoqué dans l’opposition ne doit pas être sous-estimé ou comme vous l’écrivez : « Le problème que vous abordez est un problème qui dépasse le cadre de cette opposition. » Vous avez entièrement raison, dans un certain sens : ce problème ne devrait pas être déposé sur votre bureau. Il devrait plutôt être soumis à une cour constitutionnelle ou une autre instance juridique en charge de contrôler et d’examiner les questions relatives à la constitution.

Parallèlement, la problématique abordée dépasse le contexte néerlandais et même européen. Donc, tôt ou tard, la question se posera de savoir s’il existe une instance publique indépendante capable d’étudier objectivement s’il est juste de demander et de payer des intérêts, pour ne pas parler de légiférer sur cette question.

Car :

  1. Comment mettre quelque chose en discussion lorsque l’on en est soi-même dépendant et que l’on y est simultanément soumis ? Comment dénoncer quelque chose, lorsque l’instance qui doit juger la question en dépend elle-même pour sa survie financière ?

  2. Comment dénoncer quelque chose lorsque, d’un côté, cette chose entretient et nourrit des millions de familles, mais que, d’un autre côté, elle exclut et place en situation de dépendance des milliards d’autres personnes ?

  3. Pouvons-nous nous ouvrir nous-mêmes à la prise de conscience et à la responsabilité, ou ne pouvons-nous qu’accuser les autres ? Ce dernier point est par ailleurs logique, dans un monde qui croit à la concurrence mutuelle et au profit de papier.

  4. Comment pouvons-nous parler ouvertement et sur un plan d’égalité de la justice, alors que la foi dans la concurrence, le profit et la croissance sont devenus plus importants que le respect de l’être humain, de la société et de la planète sur laquelle nous vivons ?

  5. Comment mettre quelque chose en discussion alors que, inconsciemment, nous trouvons désormais normal de placer et de maintenir des personnes en état de dépendance, au sein de la politique, des relations commerciales, de la justice et de la religion ?

  6. Existe-t-il encore quelqu’un ou quelque chose, dans l’absolu, qui soit responsable au sein de la société néerlandaise et européenne, alors que nous estimons désormais économique d’être concurrents les uns des autres ? Qui est alors responsable de l’intérêt général ou commun et de l'indépendance individuelle ?

Dans votre courrier du 26 mars dernier, vous indiquez : « Si vous souhaitez modifier la loi ou, d’une manière plus générale, influencer les développements sociaux, vous devrez, dans notre système actuel, convaincre de vos points de vue une majorité parlementaire. »

« Modifier la loi » n’aurait que peu de sens : le défi serait bien plus grand de pouvoir et de parvenir à vivre « dans l’esprit de la loi » et donc de créer des conditions pratiques à cet effet. Nous créons aujourd’hui des centaines de règles et de lois pour que « tout le monde soit content » et pour tenter de rectifier ce qui est faux depuis le début.

Car quelle est l’origine de notre excès de lois et de règles ? Le « payeur d’intérêts » A (EURL Petit Château de Roquetaillade Aveyron) est moins bien protégé par la loi que le « demandeur d’intérêts » B (de Hutte Holding BV). Nous avons ainsi inconsciemment fait de la bureaucratisation de la société la priorité principale de l’économie. Ce faisant, nous avons enfermé l’économie (et la politique) dans un univers bidimensionnel de croissance et de profit de papier qui n’est pas capable de distinguer par lui-même les priorités sociales : le profit est le profit, quelle que soit son origine.

Prenons un exemple. Amateur de football, j’aime regarder parfois une rencontre, j’apprécie l’intensité de la compétition, le public afflue, le stade est comble, tout ceci est bon pour l’économie (pour son approche actuelle). Mais d’un point de vue d’économiste, il ne s’est rien passé : nous nous sommes amusés et voilà tout. Donc réduire l’économie à une priorité bidimensionnelle comporte en soi le risque que l’être humain s’éloigne de la réalité. Et c’est précisément ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons, le sentiment de n’avoir aucune prise sur notre existence et d’être impuissant à changer quoi que ce soit de manière positive.

Vous écrivez que je dois m’adresser au parlement, mais ils me répondront : « Nous sommes un petit pays et nous n’avons pas voix au chapitre, sur ce point ». Si nous nous adressons au niveau européen, la réponse sera la même : « Ceci nous dépasse et ne peut être examiné qu’à l’échelle mondiale. » L’Organisation des Nations Unies ? Un espoir de solution ? Non, car nous sommes des concurrents (potentiels) donc nous continuerons de lutter pour notre propre survie individuelle, c’est-à-dire dans une réaction de crainte. Est-il possible qu’un développement constructif perce d’une telle situation ?

Non, car lorsque nous sommes des concurrents, aucun dialogue franc et équilibré ne saurait jamais avoir lieu, et la confiance mutuelle disparaît entièrement, lentement mais sûrement. Le mécanisme qui se trouve à la base de cette situation est notre foi dans le profit. Cela signifie que nous créons aussi automatiquement des perdants. Efficacité humaine et économique ?


La caverne de la bureaucratie de Platon

 caverne platon.jpg

 

 

 

 

 

A travaille, entreprend et emprunte pour obtenir son argent, B reçoit de l’argent sous la protection de la loi (ce qui signifie en pratique que la loi elle-même produit de l’argent, est-ce un miracle ?).
Dans cette situation, A et B se maintiennent eux-mêmes et mutuellement prisonniers, la sortie C ne pouvant plus être trouvée, même si nous le voulions vraiment.

Peut-on parler d’égalité des chances, de justice et d’économie viable ou plutôt de vulgaire abus de pouvoir bureaucratique institutionnalisé ?

Les pouvoirs publics, au lieu de veiller à l’intérêt général, sont inconsciemment devenus des « chefs de maffia », mettant en jeu de manière chronique la sécurité et la confiance mutuelle dans la société, protégeant la bureaucratie insensée contre une démocratie à fonctionnement indépendant au quotidien, un État de droit responsable et un cadre de vie plus sain.

!!!!!!!!!

L’avis d'imposition est fondé sur un bénéfice trop élevé, se constituant d’une illusion bureaucratique, d’un levier arithmétique : intérêts, profit, dividende, etc. L’illusion qui nous a éloignés de la réalité. C’est une situation face à laquelle nous ne pouvons pas nous réfugier derrière une majorité parlementaire ou des centaines de lois et de règles en compensation après-coup. Car la loi n’est pas respectée actuellement, notamment l’article 1 de la constitution néerlandaise.

Article 1
Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de façon égale. Nulle discrimination n'est permise, qu'elle se fonde sur la religion, les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif.
 
La discrimination et l’apartheid économiques constituent les moteurs du système politico-économique actuel, avec soi-disant les pouvoirs publics comme décideur politique impartial et le système juridique comme arbitre indépendant. Mais en choisissant la concurrence mutuelle, les pouvoirs publics choisissent inconsciemment les vainqueurs. Plus d’impartialité, plus d’indépendance, plus de responsabilité individuelle et collective. Ne sommes-nous que des gardiens du système ou tentons-nous de manière libre et autonome, depuis la fonction que nous remplissons, de contribuer à l’assainissement d’une société qui s’efforce d’installer la justice ? Car, quelle que soit notre position, modeste manœuvre-balai, fonctionnaire ou premier ministre, c’est là que commence la démocratie et nulle part ailleurs, quoi que veuillent nous raconter et se raconter ces messieurs-dames de la politique.

Votre intention de rejeter mon opposition est humainement compréhensible, mais elle illustre bien la prison sociale que nous avons créée, dans laquelle le système prend les décisions pour l’être humain qui ne peut que surveiller le système et ainsi méconnaître ses propres possibilités de contribution, abandonnant derrière lui à tout jamais la démocratie et l’État de droit. Bien entendu, le problème soulevé par cette opposition doit en définitive être évoqué au parlement également, mais lorsque les personnes ordinaires déplacent les responsabilités vers la démocratie institutionnelle, cela signifie que les racines de la démocratie au quotidien, celle des personnes, pour les personnes et par elles, sont au plus mal.

Cette opposition a pour but de démocratiser l’économie, de la libérer de sa prison bureaucratique bidimensionnelle. Elle ne cherche donc pas à modifier la loi, mais aspire à ce que nous la prenions au sérieux. Que les choses soient claires : je ne suis pas d’accord avec votre intention de rejeter mon opposition, protégeant la bureaucratie aux dépens de l’esprit d’entreprise libre et intégral au service de la société. On pourra bien en rire, et surtout rire de nous-mêmes et de notre jeu de cache-cache bureaucratique.

Cordialement,

De Hutte Holding BV
Peter Hoopman

 

 

19/06/2010

Plato's bureaucracy cave (english)

 La version Française va paraître en septembre 2010

An integral overview of the consultation with the dutch State of Law

_______________________________________________________________

Doetinchem Tax and Customs Administration De Hutte Holding

Attn. Mr X.X Xxxxxxxxxx c/o Roquetaillade
Postbus 9024 12490 MONTJAUX
7000 HE DOETINCHEM France

The Netherlands

6 April 2007

Your reference: 64.57.602 (should this not be 64.57.502?)
Your letter dated: 26 March 2007

Re.: Notice of objection to assessment 64.57.502.V.70.0112

Dear Sir,

I would like to thank you for your letter dated 26 March, which I received this week on 3 April. The issue raised in the notice of objection should not be underestimated, or as you put it, “The issue that you bring up is an issue that goes beyond this notice of objection”. To a certain degree you are completely right and it should not be lying on your desk. It is more a matter for a constitutional court or other legal body that checks and reviews constitutional matters.

At the same time, the issue raised goes beyond a Dutch or even a European context. Thus, sooner or later the question will arise whether there is an independent body at all that can objectively look at the issue of the justification for requesting and paying interest, let alone administer justice on it, because:

  1. How can you question something when you are simultaneously dependent on and subject to it? How do you file a complaint against something, when the body that has to judge it is dependent on it for its own financial survival?

  2. How do you lodge a complaint against something that feeds millions of families, on the one hand, but excludes billions of people and/or makes them dependent, on the other?

  3. Can we raise our own consciousness and call ourselves to account or can we only condemn others? Incidentally, the latter is logical in a world that believes in competition between people and paper profit.

  4. How can we communicate openly and fairly about justice when the belief in competition, growth and profit has become more important than respect for humanity, society and the planet we live on?

  5. How do you question something when in politics, commerce, justice and religion we have unintentionally made it common practice to make and keep people dependent?

  6. Is there anything or anyone responsible at all in Dutch or European society, where we now consider it economic to be competitors? Who is responsible for the public and social interests and individual independence?

In your letter dated 26 March you say, “If you want to change the law, or, more generally, if you want to influence developments within society, you will have to convince a parliamentary majority within the current establishment of your point of view”.

There is no point in trying “to change the law”; rather, the challenge is "being able and permitted to live in the spirit of the law" and creating the practical conditions required for it. We are currently formulating hundreds of rules and laws to “keep everyone satisfied” and try to fix something that was broken from the start.

Because what is the origin of our mountain of laws and regulations? Party A (EURL Petit Château de Roquetaillade Aveyron), the one paying interest is not as well protected as Party B (de Hutte Holding BV), the one demanding the interest. As a result, we have unintentionally managed to make the bureaucratisation of society the most important priority for the economy. We have, therefore, imprisoned the economy (and politics) in a two-dimensional world of growth and paper profit that is not capable of differentiating between social priorities. After all, profit is profit no matter where it comes from.

For example, as a football lover I occasionally watch a game; the competition is exciting, the spectators come flocking in, the stadium is full, which is good for the (current approach of the) economy. Economically speaking, though, nothing has happened; we were entertained and
that’s it. Reducing the economy to a two-dimensional priority conceals the danger of humanity alienating itself from reality. And that is what we experience in today’s world: having our lives lived for us, powerless to change something for the better.

You write that I should address parliament, but they will say, “We are a small country and at this point we do not have much to say on the matter”. If we were to go to Europe, we would hear the same, “This goes beyond our responsibility and should only be examined at a global level”. The UN? Solution in sight? No, because we are (potential) competitors, so we will continue to fight for our own individual survival. So we allow fear to reign! Can a constructive breakthrough be made in such a situation?

No, because as long as we are competitors, an open and balanced dialogue will never come about and mutual trust will slowly but surely disappear completely. The mechanism at the basis for all of this is our belief in profit. This means that we automatically also create losers. Humanly efficient and economical?

Plato’s bureaucracy cave

 caverne platon.jpg

 

 

 

 

Party A works, does business and borrows money. Party B receives money under the protection of the law (In practice, this means that the law itself produces money – a miracle?). That way A and B keep themselves and each other captive, leaving them unable to find C, the exit, even if we would like to.

Equal opportunities, just and economic, or simply a mundane institutionalised bureaucratic abuse of power?

Instead of being the guardian of public interest, the government has unintentionally become the “mafia boss”, chronically hazarding safety and mutual trust in society and protecting the out-of-control bureaucratisation against an everyday, independently functioning democracy, a responsible constitutional state and a healthier living environment.

!!!!!!!!!

The assessment is based on profit that is too high, as it consists of a bureaucratic illusion, an arithmetical leverage at interest, profit, dividend, etc. The illusion that has alienated us from reality. In this situation we cannot hide behind a parliamentary majority or hundreds of laws and regulations for subsequent compensation, given that the law and article 1 in particular are not currently being complied with.

Article 1
All persons in the Netherlands shall be treated equally in equal circumstances. Discrimination on the grounds of religion, belief, political opinion, race or sex or on any other grounds whatsoever shall not be permitted.
 
Economic apartheid and discrimination are the drivers of the current politico-economic system with the government as the so-called impartial policymaker and the legal system as independent referee. But, by opting for mutual competition, the government unintentionally opts for the winners. Gone are impartiality, independence, individual and collective responsibility. Are we simply system guards or are we, from the office we hold, trying to independently make a contribution to healing a society striving for justice? Because it is there, no matter how modest, as a gopher or gasbag, as a civil servant or prime minister, that democracy begins and nowhere else, no matter what the ladies and gentlemen in politics try to tell us and them.

Your intention to dismiss the notice of objection is humanly understandable, but it illustrates the social prison that we have created, in which the system decides for the people, who are only capable of guarding the system, thereby denying their own possible contribution and leaving democracy and the constitution irretrievably behind. Of course, the issues raised in this notice of objection should ultimately be discussed in parliament, but when ordinary people saddle institutional democracy with their responsibilities, the very basis of everyday democracy of, for and by the people is on its deathbed.

This notice of objection seeks to democratise the economy, to free it from its two-dimensional bureaucratic prison. This notice of objection, then, does not intend to change the law, but to take it seriously. For the sake of clarity, I do not agree with your intention to dismiss this notice of objection, protecting bureaucracy at the expense of free and integrated entrepreneurship that benefits society. We can certainly laugh at that, especially at ourselves and our game of bureaucratic hide-and seek.

Kind regards,


Peter Hoopman

De Hutte Holding BV